Sartre ou Epictète pronaient cette liberté, oui (j´aime leurs théories).
La contrainte du langage, c´est la problématique de "1984", non ? (l´absence de certains mots rendant impossible l´expression de certaines idées)
Je pense que l´on peut orienter la pensée dans une certaine mesure, bien évidemment, car effectivement nous vivons en interaction avec l´extérieur (la pensée n´est pas hermétique, repliée sur elle-même).
Mais si l´extérieur peut tenter d´orienter la pensée, il ne peut la contraindre, et c´est en ce sens que nous restons libres quoi qu´il arrive.
[Libres de créer nos propres concepts, s´il le faut, même.]
C´est l´exemple d´Epictète qui se fait briser la jambe par son maître, mais qui ne cède pas (il se contente de dire "attention, si tu continues, tu vas la casser", et "tu vois, je te l´avais dit")...
La liberté a un prix, certes, mais on ne peut nous l´ôter, sauf à nous supprimer (mais l´on ne supprime pas la liberté, on supprime la vie, ce qui n´est pas tout à fait la même chose (= on s´attaque à un élément extérieur à la liberté, car on ne peut porter atteinte directement à cette dernière (= condamné à être libre)))...