Faut-il être fou pour risquer l´impossible ? Faut-il se libérer de la raison pour oser désirer l´indésirable, l´interdit, le très fort improbable, l´inexistant, l´inaccessible ?
Faut-il être fou pour être heureux ? Faut-il être fou pour aimer ? Faut-il être fou pour comprendre les fous ? Faut-il comprendre un fou ? Sommes-nous si peu enclins à la folie ? Pourquoi devient-on fou ? Vous jugez-vous fou par certains aspects de votre vie quotidienne ? Qu´est-ce qui mérite d´être jugé comme insensé et comme raisonné ? En vertu de quels principes et de quelles valeurs ? Le fou est-il nécessairement amoral, ou est-il immoral ? Doit-on opposer la morale à la folie ? Si oui, le doit-on nécessairement ? Si non, à quoi doit-on l´opposer spécifiquement ? Faut-il être fou pour vivre ? Y a-t-il des folies positives et des folies négatives ? Si oui, lesquelles, et lesquelles ? La folie serait-elle un mal objectif ? En vertu de quel principe ? Le progrès humain, donc progrès global de l´humanité ? Ou progrès individuel ? Progrès mental ? Pourquoi marginaliser le fou ?
Si vous êtes assez fou pour avoir assimilé toutes ces questions, je vous suis follement reconnaissant d´être suffisamment fou pour philosopher.
