Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Faut-il chercher l´origine des injustices dans la nature de l´Homme ? (argumenté si possible)
Non, il faut la chercher dans Google.
Pardon, je ne sait plus ce que j´écrit, je suis fatigué, je croit que je vait aller me coucher.

En philosophie, il existe d´une part les notions et d´autre part les repères.
Les repères sont des couples de notions, soit qui s´opposent, soit qui se complètent, dont l´emploi permet de spécifier et de préciser nos réflexions sur les notions.
Il existe le repère suivant : Origine/Fondement.
Couramment, les deux termes sont confondus alors même qu´ils n´ont pas exactement le même sens. Certes les deux peuvent désigner le commencement, la source de quelque chose, mais avec une distinction de nuance.
Qu´est-ce que l´origine ? Le point de départ chronologique.
Qu´est-ce que le fondement ? Le point de départ logique.
En d´autres termes, l´origine d´une statue, qui constitue le phénomène initial qui permet sa création, c´est la pierre. Ce qui fait le fondement de la statue, c´est le sculpteur, sujet manifestant créativité, donc imagination et volonté.
Donc, il convient de savoir si dans ton sujet il s´agit de "l´origine" ou du "fondement" des injustices.
Cela revient à se demander si oui ou non le juste et l´injuste sont des conventions, c´est-à-dire purement artificielles, parce que culturelles - au sens anthropologique -.
Doute : dire que l´injustice proviendrait de "la nature de l´homme", c´est plutôt vague et passe-partout comme expression. Car encore, il faut définir ce qu´est la nature de l´homme, et plus globalement, la nature de toute chose.
Il ne faut évidemment pas confondre la nature sauvage (végétation, animaux, etc...) et la nature des lois de la nature (distinction scientifique). Il ne faut pas non plus confondre ces sens de nature avec la nature de la chose, où l´on est ici renvoyé à la notion d´essence. L´essence, c´est ce qui définit de façon permanente la chose. C´est ce qu´essaye de déterminer le philosophe.
Donc, quelle est l´essence de l´homme ? Proposons une réponse immédiate : la pensée. Qu´est-ce qu´implique la pensée ? Intellect et sensibilité : conscience de l´existence, du temps, de la mort, raison, d´où découle les notions de vérité, démonstration, interprétation, réflexion sur la matière..., mais aussi désir, haine, peur, amour, colère, recherche du bonheur.... Puis dans un second niveau, les pratiques culturelles - au sens anthropologique au sens large, au sens restreint ensuite -. Mais ce n´est qu´une indication pour l´instant.
Ce qui nous intéresse pour le sujet, au premier abord, ce sont les facultés qui sont les produits de l´intellect et de la sensibilité (distinction qui peut paraître schématique et contestable mais qui aidera dans l´approche du sujet).
L´homme désire. A besoin d´autrui pour survivre. L´homme désire autrui, à différents niveaux. Mais l´homme ne se réalise (en suivant Hegel) que dans la confrontation avec autrui, voire "la lutte à mort". Le désir, et toute autre forme de "passion" (au sens global du terme, et non au sens restreint donné par les sentimentaux), peut conduire l´homme à être DERAISONNABLE. Il sera tenté par la loi du Talion : oeil pour oeil, dent pour dent, face au mal qu´on lui aura fait. Donc, frustré dans un domaine ou un autre, il exprimera ce désir, humainement compréhensible, de se venger.
Que faire pour limiter la barbarie naturelle de l´homme ? Le civiliser. Qui accomplira cette tâche ? L´homme lui-même. Comment se civiliser ? S´organiser en communauté, se donner des lois - librement -. Les lois forment la justice, qui n´est pas la forme sociale - soit organisée - de la vengeance. La justice devient un tiers entre le mal commis sur un sujet et celui qui l´a commis.
Problème : ce n´est pas aussi simple que cela. Parfois, des innocents parce que mal défendus par exemple, mais pourtant accusés, sont condamnés. La Justice, institution dans laquelle l´homme veut avoir confiance, serait-elle si peu fiable ? N´exagérons pas, il y a des marges d´erreur, et on ne peut le nier, c´est très regrettable. Mais globalement la Justice fait de son mieux - après tout c´est l´homme et ses défauts qui juge l´homme et ses défauts, même si l´on forme les juristes à examiner les faits avec "objectivité -. La Justice fait de son mieux pour établir l´équité. Non pas l´égalité - ce qui signifierait par exemple que deux femmes venant se plaindre à la loi pour une querelle les confrontant selon laquelle les deux sont la mère d´un bébé verraient le bébé coupé en deux pour que chacune ait sa part et qu´on n´en parle plus -. Donc non pas l´égalité, mais l´équité, ce qui est JUSTE.
Mais qu´est-ce que le juste ? Car oui, l´homme a créé une institution pour réguler les conflits qui dérogent aux lois établies. Mais lois culturelles donc, lois de la société. Il semble qu´on peut toutefois, en outre, parler de lois humaines, de lois inhérentes à la personne humaine. Exemple : un enfant qui vient de gagner un sac de billes, grâce au jeu, qui se fait cogner par trois camarades, pour que ceux-ci lui prennent ses billes : est-ce qu´un événement ce genre, injuste, sera sanctionné par la Justice ? Non. Car des textes de loi déterminent la nature des fautes à sanctionner.
Question, pour en revenir franchement à ton sujet : l´homme est-il donc incapable, par lui-même, de ne pas commettre le mal injuste, non conforme à la légitimité du respect que la présence d´autrui devrait peut-être lui inspirer ?
Et les fatalistes de répondre : on ne changera pas la nature de l´homme, qui est voué à faire le mal à autrui - mais ne pensons pas unilatéralement et de manière manichéiste, l´homme peut se bonifier. Son aptitude à établir la justice, le triomphe de ce qui est juste, dépend d´une réflexion sur la vérité, le témoignage, le jugement, la démonstration, l´interprétation, soit l´exercice de la raison.
Donc on peut trouver dans la nature de l´homme le fondement de ce qui donnera lieu à l´injustice - terme culturel, issu d´un jugement extérieur sur un acte, un événement considéré comme "mal" -, mais on peut aussi trouver dans l´homme la capacité, par l´exercice de sa raison, à diminuer les risques de ne commettre que des erreurs, devenant immédiatement injustices.
On pourrait alors parler de la nécessité d´user de sa volonté, pour se fixer un projet : tenter de comprendre le faux et le vrai, chercher à l´atteindre - sans pouvoir jamais l´atteindre complètement.
manichéenne *
Top top tu vas trop vite
y´a tout un paragraphe à faire sur l´inégalité dans la nature.
Oui tous y convienne, la nature nous fournit avec des instruments inégaux (au sens de pas pareils, pas forcément de classement ici) puisqu´on est tous simplemement unique. Certaines girafes sont plus grande que d´autres et peuvent manger donc plus (par exemple ^^) Personne n´est égal à l´autre à l´état naturel (et pas de nature).
L´injustice trouve son fondement et son origine dans la nature.
Par contre, et pour arriver à ce que tu dis, l´homme recrée un monde naturel : la culture (la societé quoi) avec une nouvelle hierarchie etc... et un fonctionnement qui est censé (du moins dans la notre) faire que tout le monde soit l´égal de son voisin. Or c´est faux, la societé crée de nouvelles inégalités (géographiques, culturelles etc etc... on peut développer sur le sort des balieues qu´on bluffe depuis des années
)
Dire que c´est bien ou mal ca nous rapporte forcément à un fondement culturel. Mais l´injuste n´est pas forcément le bien ou le mal ^^ c´est ce qui n´est pas juste, égal.
Ca ne me contredit pas et ça complète avec justesse. Mais déjà tu vois préciser la distinction origine et fondement est, pour ce type de question, ... fondamentale !
Ok il y a quelques idées pas mal dans tout ça je ne pensai pa ke les forumeur dici serai si ...philosophes
Disons que c´est rare et le terme philosophie pour la plupart - sans aucune condescendance - me paraît abusif.
En plus, il y a quelque chose qui ne va pas. Tu parles "d´injustice dans la nature même", donc tu confonds nature de l´homme et nature sauvage. Or, l´injustice dépend du point de vue d´un observateur. Y a-t-il une loi transcendante qui JUGE qui ESTIME qu´il y a des injustices dans la nature?
Je l´ai dit, la justice n´est pas l´égalité mais l´équité. Elle est nécessairement liée à l´idée de mal. Selon toi, c´est un mal que les girafes aient de plus grands cous que d´autres animaux. Ce n´est pas une injustice naturelle. La notion d´injustice est déterminée culturellement.
Tes remarques sont plus d´ordre sociologique que philosophique, au final.
c´est possible
(mais j´essayais pas de te contredire hein^^)
Ca n´est pas un mal que les girafes aient un plus grand cou, mais elles sont inégales devant une situation donnée (elles sont pas pareil, et oui finalement il y´en a qui sont avantagées)
Devant un arbre, il y´aura la foule des petites girafes qui vont se massacrer pour quelques feuillages (a moitié dévorés par un autre troupeau d´ailleurs) et il y´aura des girafes qui mangeront les feuilles grasses et vertes que personne aura touché. Parce qu´elles auront un plus grand cou.
Maintenant c´est vrai qu´on peut imaginer une situation ou les petites sont avantagées
(là c´est pas de la socio, c´est du darwinisme modifié pour moi ^^)
"Y a-t-il une loi transcendante qui JUGE qui ESTIME qu´il y a des injustices dans la nature?"
Celle de la survie donc (si je veux rester logique) les meilleurs finalement sont ceux qui résistent donc qui sont plus adaptés et plus forts (résistants grands rapides petit on s´en fout de la caractéristique qui leur permet d´etre meilleurs)
L´injustice c´est aussi le préjudice. N´y a-t´il pas de pire préjudice que la mort ?
Mais finalement le sujet pose pas la question du jugement, de la subjectivité du juste et de l´injuste. Il le pose comme universel (même si il faudra s´interroger dessus, histoire de dire que l´injustice est un concept humain, que donc son fondement est en l´homme et l´origine dans la nature)
Après oui je considère qu´il y´a une injustice dans la nature; au sens d´inégalité. De même que la culture aussi produit des inégalités et donc finalement des injustices. Parce que la justice comme tu le dit c´est l´équité. C´est à dire donner à chacun le même. Personne n´est le même l´inégalité est partout (dans la nature nottament
Si la justice c´est l´équité, pourquoi l´injustice serait l´inégalité ?
De fait, pourquoi juger qu´il y a injustice dans la nature ? Oo
Parce que tout est injuste dans la nature
et que chacun est inégal dans ses capacités qui sont susceptible de servir dans la nature.
Exemple, met un lion lambda en face d´un homme lambda, je connais celui qui finit en morceau. Même parmis l´homme certains courront plus vite, y verront mieux (la baisse de la vue etc...)
La societé se base sur d´autres critères, mais est tout aussi inégale
Ensuite l´équité c´est l´égalité.(Equité==>latin Aequitas: "égalité"=> donner à chacun le même) Et la justice primaire c´est de donner la même chose à chacun. =>Inégalité=Inéquité=Injustice
L´inégalité n´est pas l´injustice. Il est juste que les situations d´un criminel et d´une victime, situations conséquentes à un châtiment, soient inégales. L´équité PEUT impliquer l´inégalité.
Définir l´injustice comme l´inégalité, c´est réducteur, et peut-être un peu naïf.
L´équité, n´est PAS l´égalité. L´équité est la juste répartition qualitative. L´égalité est la simple répartition quantitative.
L´inégalité n´est donc PAS l´injustice.
oué pas mal j´admet ^^
J´aurais pas du dire égal, mais c´est une des définitions de la justice. Rendre chacun égal (je varie ^^) naive peut être, simple sans aucun doutes, mais c´est à l´image de la nature
Que fait salomon, il coupe en deux un gosse parce qu´il est équitable, si c´est injuste pour celle qui a mis à bas l´enfant, c´est de la justice. C´est partager le bien équitablement (d´ailleurs c´est pas une théorie économique ca ?)
Non pas (peut etre) en donnant à chacun le même, mais en donnant à chacun son dû et le nécessaire.
De certaines inégalités peut découler une injustice.
Mais l´égalité n´a rien à voir avec la justice.
L´équité est une notion juridique qui renvoie à plusieurs facteurs : moraux, sensibles, existentiels, etc...
"Mais l´égalité n´a rien à voir avec la justice. "
Mais si justement, la justice a pour but l´égalité des hommes (elle pallie à la nature finalement, tout comme la culture)
Non, parce que tu continues de confondre égalité et équité.
Plus précisément tu confonds le juste comme jugement issu d´une convention culturelle, et le juste comme le juste à laquelle aspire la pratique de la Justice, celle de l´institution.
Ce qui est différent. C´est une opinion que de dire : puisque celui-ci a trois chevaux et que celui-là en a deux, la situation n´est pas juste parce que non égale.
L´égalité renvoie à l´analogie, l´identité.
L´équité, notion juridique, renvoie à la juste part des choses, en fonction de plusieurs facteurs.