Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Bien bien bien, je demande pas tellement d´aide mais bon, si vous voulez vous amuser en même temps que moi (youpii) j´ai un sujet de dissert de philo pour eeuh après les vacances je crois
C´est une citation d´Octave Mirbau, poète/philosophe à ses heures perdues, et totalement inconnu (enfin pour l´instant) qui souffrait (pour la petite histoire) d´aphasie.
L´aphasie c´est une maladie qui te condamne à pas pouvoir parler, ou presque.
C´est donc l´une de ses seules phrases journalières qu´on à la en prenant dégustant une tartine à la confiture un matin et sans doute dans un immense effort Octave Mirbau lanca :
"Bonjour les choses d´ici bas"
Je répète
Bonjour les choses d´ici bas d´Octave Mirbau célèbre inconnu.
Je vous souhaite bien du plaisir ![]()
gijoe
des que j´ai repris mes forces j´y reflechis
Enfait c´est pas un inconnu.......... c´était un dandy (je les hais mdr)
Mais bon c´est un sujet fourre, tout, une manière d´exister (des stoiciens) etc etc etc ...
Bref si je passe sur un sujet comme ca en colle, je vais bien me marrer ^^
C´est quoi le rapport entre les stoïciens et la phrase d´octave mirbau ??
On rentre dans un trotskisme superficiel.
le rapport c´est que c´est une certaine philosophie de vie, m´enfin je sais plus lol y´avais un truc qui me convenait là dedans...
C´est un sujet à la con, histoire de faire genre :"Vous êtes plus en terminale... on réfléchit maintenant"
C´est beau ce que tu dis couda ![]()
Lolli j´attend toujours ![]()
je suis dans la merde.... ![]()
Il s´est adressé aux choses. Si il les désigne comme "ici-bas" c´est qu´il suppose un "là haut". C´est une formulation de salutation générale, impersonnelle, comme si il connaissait pas ceux à qui il s´adresse.
conclusion probable: Octave Mirbeau est un extra-terrestre

lol gijoe, je regarderais ça ce soir, c´est drole, mais ça m´etait sorti de la tete... ![]()
ms j´ai rien prmois moi hein! enfin j´espere.. lol
En fait c´est valery larbaud (mais bon c´est encore pire ^^ c´est un poète qui n´a rien laissé de majeur donc bon..)
Pour le la haut oué j´y ai pensé ![]()
Et bonjour c´est acceuillir les choses, c´est à dire tout un truc sur la perception (Husserl et Cie, Platon et l´allégorie de la caverne gnagna)
Vive la suffisance quoi ![]()
ben voila gijoe! la perception^^
c´est ton magnifique sujet^^
en revanche vaste question lol
va falloir problematiser ![]()
J´ai trouvé ^^ "bonjour dissert de philo" (moi aussi je peux faire comme larbaud mdr...
pfff une problématique là dessus
on va rigoler
Bien bien, je vois qu´on m´a bcp aidé
bon vous en faites pas je l´ais fait (ahem...) alors en grande et belle ame je vous poste mon début mon millieu et la transition à la troisième partie (j´ai pas fini de tout taper, le reste c encore ke du plan détaillé)
Petite dédicasse au sujet :"Disserter" ou un truc du genre (dsl j´ai perdu ma mémoire à philosopher
) voila une dissert qui s´appuie complétement sur des doctrines, qui les oppose et finalement pas ininteressante (enfin je l´espère ^^)
Allez y jetez des pierres
"Bonjour les choses d´ici bas"
Valéry Larbaud est mort deux fois. La première, en 1935, quand il plonge dans l’aphasie à la suite d’un accident cérébral. Paralysé et condamné au mutisme, lui l’homme de lettres, il ne sort du silence que pour prononcer cette unique et dernière phrase, avant de mourir : « Bonjour, les choses d’ici-bas ».
Cette déclaration ne laisse pas d’être paradoxale, et pas seulement en raison des circonstances. Au lieu d’un adieu au monde solennel qui vient conclure le cour d’une vie, l’écrivain salue comme si c’était la première fois les choses qu’il s’apprête à quitter. Comment entendre cette proposition ? Car, il est surprenant d’adresser son bonjour aux choses plutôt qu’aux personnes. Une marque de politesse n’a de sens que dans un monde humain. N’est-il pas insensé de témoigner ses civilités aux choses dépourvues de conscience ? A moins qu’à l’inverse, la formule oblige à réévaluer notre compréhension du « Bonjour » en y voyant autre chose qu’une habitude sans pensée. La fonction sociale du bonjour est de permettre l’instauration de la communication. Il institue une sorte de pacte entre les personnes ou plus précisément la condition initiale d’une rencontre pacifiée entre les individus. Le bonjour ouvre à la communauté de parole, et par là même au partage des expériences et des pensées. Si on retient cette dimension d’accueil comme plus pertinente que la banalité de son usage, il devient moins surprenant que le bonjour puisse s’adresser aux choses. En effet, l’expression les « choses » est indéterminée, la notion de chose est plus générale que celle d’objet et aussi plus primitive semble-t-il. L’objet est une chose déterminée en fonction d’un projet humain, de connaissance, ou d’action. Etymologiquement, objectum désigne la chose qui fait face au sujet et qui n’est présente que par lui – l’objet suppose un processus de construction de la part du sujet – et en même temps à distance de lui, à travers un séparation. Les choses, en revanche, représenteraient peut-être le monde donné avant la scission sujet-objet, de telle sorte que l’indétermination et la généralité serait le signe d’un niveau primordial d’expérience. De fait, étymologiquement, chose vient de causa. Même si le sens de cause est ici juridique, on peut peut-être le tirer du côté de la notion d’origine, de principe. Quant au terme latin correspondant, res, il s’applique indifféremment à toutes les sortes d’être, avant l’opposition juridique entre les choses et les personnes. Ce détour par l’étymologie confirmerait l’hypothèse selon laquelle le rapport aux choses précède le rapport aux objets et aux personnes. Pourtant, dans la formule qui est proposée à notre réflexion, les choses se trouvent qualifiées par « ici-bas ». Autrement dit l’expression n’a de sens que par opposition aux choses d’ailleurs, et plus précisément pour respecter la symétrie spatiale, aux choses « d’en haut ». Ne retrouve-t-on pas ici le clivage traditionnel qui fonde notre culture entre le monde des choses immanentes et le monde des choses transcendantes. Réserver son salut aux choses d’ici-bas est-ce prendre congé des choses de là-haut ? La notion de choses nous affranchit-elle des oppositions sujet-objet, choses-personnes que pour retomber dans l’écueil de la dualité d’origine religieuse et métaphysique entre l’ici-bas et le là-haut ?
On commence à le comprendre : derrière une formule surprenante se joue notre regard et notre rapport au monde, à la fois théorique et pratique. Ce monde-ci est-il le seul monde et donc le seul à saluer, ou bien faut-il à la suite de Platon distinguer les choses, c´est-à-dire les apparences, aux idées des choses c´est-à-dire les êtres réels ? Ensuite, si seul existe le sensible (ici-bas) le matérialisme n’est-il pas la véritable philosophie et l’hédonisme sa traduction morale ? Finalement, Valery Larbaud ne nous invite-t-il pas à accueillir les choses c´est-à-dire à faire « retour aux choses mêmes » comme l’enseigne la phénoménologie ?
I L’héritage culturel de VL
a) Tout d’abord, il faut tenir compte de l’arrière plan culturel qui précède à la déclaration de Valéry Larbaud, nottament la représentation du monde utilisée par la conscience religieuse. En effet, celle-ci est caractérisée par une représentation spatiale -voire géographique pour les antiques- qui pense une opposition entre le haut et le bas. Le haut est toujours pensé comme meilleur que le bas. Par exemple, le Judaisme apelle parfois Dieu : « Le très haut ». Le Dieu, symbole de la perfection, siège au dessus de la réalité, il surplombe le monde du sensible. Par symétrie tout ce qui relève du monde crée, du sensible est qualifié par le bas. Toute une morale est tirée de cette opposition spatiale. La hauteur devient la perfection, et le bas est synonyme de basesse. Bassesse d’ame et bassesse physique sont liées, à l’image du serpent tentateur dans la Genèse. En effet, le serpent ne peut se déplacer qu’en rampant, incapable de s’élever, il est donc naturellement associé à l’idée de mal. Ce topos n’est pas que chrétien, on le retrouve par exemple dans la pensée grecquo-latine ou les Dieux siègent à l’Olympe ; une montagne. De même, cette disposition spatiale du bien et du mal se retrouve en politique, avec par exemple la royauté. Personne ne doit être plus haut que le Roi, devant lui on fait la courbette (on affirme son infériorité dans tous les domaines par rapport à lui). Le pouvoir et donc le bien est à toutes les époques, représenté comme au dessus du monde d’ici bas. Ainsi, le sens de l’expression « choses d’ici-bas » signifie le monde de la pesanteur de la bassesse et du mensonge. Ce monde s’oppose tout naturellement, en suivant la tradition religieuse et philosophique, au monde de l’esprit ou règnent Dieu, les anges, et donc la vérité du monde. Il faut alors chercher à élever son ame à Dieu, à la séparer du corps. L’homme est dans le monde mais n’est pas du monde pour reprendre les mots de … ?? ; il n’est pas destiné à y vivre. Ainsi, « bonjour les choses d’ici-bas » est le symbole d’une chute. L’homme est tombé dans le monde « d’ici-bas »
b) Mais plus généralement, c’est l’opposition entre deux mondes et deux réalités qui prend place. D’un coté il y’a comme nous l’avons dit, le monde des illusions et des mensonges, et de l’autre il y’a le monde de la vérité. La conscience religieuse s’attache à redoubler le monde quelle que soit l’origine culturelle de cette conscience. Elle voit un monde au-delà des « choses d’ici bas » qui lui serait un monde plus fondamental et déciderait des principes du monde sensible (Par exemple, on trouve dans cet au-delà invisible et pourtant existant des forces, des esprits, des Dieux, ou un seul Dieu). Cette opposition de monde recoupe d’ailleurs la dualité sacré/profane. Le sacré est guidé par les forces de l’au-delà, le profane par l’ici bas. Cette séparation guide alors toutes les structures mentales. Il existe des arts sacrés et des arts profanes, du temps sacré ou profane etc… Ces schèmes de distinction vont si loin, qu’il est impossible qu’il y’ait, pour la conscience religieuse des choses autrement que sacrées ou profanes. Une chose n’est pas définie en tant que telle, elle est soit sacrée, provient du « monde d’en haut » ou bien est une « chose d’ici-bas ». Ainsi, la conscience religieuse amménage une séparation valable pour toute chose, il y’a des lieux sacrés, des temps sacrés (la fête par exemple) mais en aucun cas des lieux, et des temps. Cepandant, le sacré et le profane, c´est-à-dire le monde des fondamentaux, et le monde d’ici bas communiquent. C’est du moins ce que propose la religion lorsqu’elle tente d’élever l’âme, à la faire s’approcher de ce monde d’en haut.
a) Or la philosophie reproduit cette structure mentale. Traditionellement, on dit que la philosophie nait au VI°S av.JC avec le passage du mythe à la raison. C’est une rupture, consommée grace aux physiologues qui tentent d’expliquer les phénomènes par des principes. Cepandant, cette nouvelle manière d’expliquer n’est pas tant révolutionnaire. En effet, il y’a une continuité avec les explications mythologiques, puisque les physiologues distinguent bien ces deux niveaux de réalités que sont le monde du sensible, et le monde des principes. Par exemple Parménide, dans le seul texte qui nous en est parvenu, distingue deux chemins. Il y’a une voie de l’erreur, et une voie de la vérité. La première est le chemin de l’opinion, qui pense que la réalité peut changer, que l’être n’est pas ; c’est le monde du sensible. La deuxième prend place dans la logique, un « autre monde » commandé par la logique, qui ne change pas, et qui gouverne au monde du sensible. Plus tard, Platon va plus loin que Parménide en parlant de deux « lieux », l’un du sensible et l’autre de l’intelligible. Cette distinction est aussi au centre de toute la métaphysique, on y fait la différence entre apparences et essences ; entre phénomènes et choses en soi. Les « choses d’ici bas » sont les choses telles qu’elles sont connues par les hommes à partir du temps et de la perception (donc subjectives). Les idées quant à elles sont les choses en tant que choses, non autrement qu’à partir d’elles même. Pour Platon une chose c’est son idée plus sa perception. Autrement dit une chose est moins vraie que l’idée, la perception déformant l’idée, l’essence. Dans le Phédon, la conaissance consiste à saisir les essences ou les formes, le beau en soi par exemple, ou bien la justice en soi.
b) Mais si la réalité véritable est au-delà du sensible, et n’est accessible qu’à l’intellect alors il y’a des conséquences éthiques. Le philosophe devient celui qui fuit le monde sensible. La conaissance consiste dans l’acte le plus propre de l’âme, il faut la mélanger le moins possible au corps, à la perception ; autrement dit au sensible. L’acte de conaissance est alors le raisonnement, moment ou l’âme est le plus séparée du corps et ne se base plus sur lui pour juger. La vie philosophique se veut une vie de l’âme séparée du corps ainsi philosopher c’est apprendre à mourir et être mort aux « choses d’ici-bas ». Dans le Téhéetete, le philosophe est celui qui veut s’évader au plus vite du monde « d’ici bas ». Cepandant, Socrates ne recherche pas la mort, mais quand le moment est venu, il est indigne de s’y soustraire puisque sa pratique lui inspire le désir de quitter le monde sensible pour aller vers les essences pures, et espère un bonheur futur.
Trsition : Finalement, du point de vue de la croyance religieuse et de la conscience philosophique qui la prolonge, l’existence consiste à prendre congé des choses d’ici-bas. Le philosophe serait alors celui qui dit bonsoir aux choses d’ici bas chaques jours. Cette attitude est justifiée, comme nous l’avons montré, par l’opposition entre les choses et les idées. Or cette distinction est-elle fondée ? Après tout, le mépris des choses (de la réalité d’ici-bas) se fait à partir d’une autre réalité : celle des idées. Mais qu’est ce qui me permet d’attribuer de la réalité aux idées si ce n’est en expérimentant ? Or l’expérience n’est que du sensible. N’y a-t’il à partir de là qu’un seul niveau de réalité ? Or la nature du sensible est de n’être que matière. Saluer les choses d’ici bas ne serait-ce alors pas avouer l’inexistence des idées, du monde d’en haut ? La phrase de Valery Larbaud serait-elle une invitation au matérialisme ?
II De ce point de vue là, les seules choses qui existent sont les choses sensibles –matérielles- . Mais s’il n’y a pas de réalité au-delà, pourquoi alors qualifier ces choses « d’ici-bas » ? Les « choses » suffiraient amplement. Valéry Larbaud propose par le matérialisme une philosophie polémique envers toute philosophie et toute religion. C’est par ce que la matière est le tout de la réalité que la raison dénonce comme imaginaire l’existence d’un monde au-delà du sensible. L’opposition ici-bas et là haut n’est qu’une mystification et la distinction est imaginaire. L’idéalisme philosophique qui oppose les choses et les idées est alors mythologique. Pour le philosophe matérialiste (Epicure par exemple) toute chose se ramène à sa constitution matérielle (comme le fait l’atomisme antique par exemple, où tout est fait d’atome et de vide) et toute conaissance dérive de la sensation, et donc finalement d’un évènement physique. L’ame n’est alors pas immatérielle, de même que l’esprit, le cerveau en est la cause. On ne peut plus prétexter que l’ame est immortelle parce qu’elle pense. On ne peut plus se délier du corps pour ajouter à des réalités supérieures qui n’existent pas. Les idées qui étaient l’aboutissement du raisonnements n’existent plus que par les sensations, ou les représentations. Elles sont intimements liées au réel. Cepandant, une phrase à portée matérialiste venant de Valery Larbaud serait peut-être à exclure. En effet, l’écrivain s’est converti au catholiscisme en 1910 en secret, sa famille étant protestante. Mais le matérialisme n’est pas forcément un athéisme, mais les Dieux sont alors soumis à la contrainte de la matière. Ils vivent dans des inter-mondes. Le matérialisme est en effet un monisme ontologique. Il n’existe qu’une seule forme : la matière. Simplement, il y’a un ordre croissant de la complexité de la matière. Pour ses adversaires, le matérialisme est un réductionnisme : il explique le supérieur par l’inférieur. Pour ses défenseurs, cette définition repose sur une définition appauvrie de la matière, comme si on pouvait la réduire à son état élémentaire. En effet, la doctrine attribue à la matière un pouvoir de transformation et de production vers toujours plus de complexité. Elle est capable d’évoluer vers toujours plus de complexité. La distinction entre chose d’ici bas et chose d’en haut, entre chose d’ici bas et choses idéales perd son sens . Il n’y a que la matière qui se complexifie, des atomes et du vide, c´est-à-dire du non être. Petit à petit, la combinaison des atomes produit des corps, qui produisent eux même des mondes. Ainsi la vie trouve son origine dans la matière, et la pensée dans la vie.
b)Or si la matière est l’unique substance du monde, et que tous les mondes sont fait des même constituants, alors la sagesse change de nature et ne peut plus consistenr en un apprentissage de la mort. Pour Epicure, l’évènement de la mort est déterminant. A la différence de Platon, il ne l’est pas parce qu’il est le signe de la déliaison de l’ame et du corps, mais parce qu’il est le passage de la vie à la non vie. Ainsi, il faut jouir de tout, tant qu’on est en vie, c´est-à-dire tant qu’on est situé entre deux néants. Mais alors qu’est ce que la sagesse ? Elle consiste tout d’abord à donner les moyens d’être heureux : il ne faut, tout d’abord, pas craindre la mort parce qu’il n’y a pas d’enfer. Ce qui empoisonne la vie présente c’est paradoxalement l’espérance de l’immortalité de l’âme, et la crainte des chatiments que l’on pourrait subir malheureusement au terme de son voyage en enfer. L’homme redoute la mort parce qu’il anticipe les maux futurs qu’il est possible de trouver dans cet « autre monde ». L’imagination de ceux-ci vient avilir, pervertir, et gacher la seule vie existante : le séjour dans le « monde d’ici bas ». Finalement au nom de ce qui n’est pas l’homme se prive de tout ce qui est. « Ici-bas » seul existe ce qui est, ainsi la sagesse est intimement lié au plaisir qui peut découler du séjour dans le monde d’en bas. La philosophie c’est alors l’art de vivre heureux : l’hédonisme. Mais il ne s’agit pas de jouir de tout et n’importe quoi. Si tout plaisir est bon, et toute souffrance est mauvaise, il faut parfois savoir endurer une souffrance si un plaisir futur plus grand que l’actuel peut être esperé. Par ailleurs, il faut renoncer à un plaisir si une souffrance doit en découler. L’hédonisme est un calcul et un ascétisme du plaisir. Sagesse est à entendre au sens grec du terme : c’est la sophia. Autrement dit : la mesure en toute chose. Or vivre sagement pour le matérialiste et l’hédoniste, c’est finalement acceuillir toute chose pourvu qu’on en tire du plaisir, mais c’est aussi saluer ces choses (c´est-à-dire la vie sensible). Dans la Lettre à ménéssée, être sage c’est acceuillir chaque jour et chaque instant comme une occasion d’être heureux et de manifester sa sagesse. La perfection est possible à chaque instant. Acceuillir les choses comme elles sont permet à l’homme d’être heureux autant qu’il est possible ; voilà peut-être ce à quoi Valery Larbaud nous invite.
Mais est-ce que l’opposition entre l’idéalisme religieux et philosophique et le matérialisme n’est pas discutable ? Est-ce que cette opposition ne vient-elle pas dissimuler la réalité des choses ? Ou plus exactement n’est-ce pas une décision philosophique sur la nature des choses qui laisse échapper leurs propres réalités ? Pour savoir ce que sont les choses en tant qu’elles même, peut-être faut-il commencer par les laisser exister à partir d’elles même. La réponse à la question qu’est-ce qu’une chose rammène aux origines de la philosophie : dans l’étonnement qui suppose de savoir les acceuillir. Autrement dit, il faut opérer un retour vers elles dont la première action philosophique serait de leur dire bonjour.
Ah voila, donc la dédicace est pour le topic Petite indication aux disserteurs ![]()
Valérie larbaud, octave mirbau... On s´y perd là !
Et si ce valérie/octave avait voulu valoriser la Vie par sa phrase "bonjour les choses d´ici bas", en insinuant que les choses d´ici-bas sont ce qu´il va voir, la vie après la mort si elle existe, et que les choses élevées et qui valaient la peine étaient celles qu´il va quitter auxquelles ils dit au revoir en disant bonjour aux autres... ?

A part ca t´as pas lu ![]()
Je me demande si je finis ma dissert par Bonjour tristesse comme le roman de je sais plus qui. ou par Bonsoir les choses d´ici bas comme le bouquin du psychiatre portugais sur la guerre de je sais plus qui mdr
Dilemne ![]()
Bon à part ca, c´est comment ? mdr Vous pensez que j´ai combien (vous avez de 1, le plancher, à 10, l´autre plancher que personne n´a percé pour l´instant).
En fait les notes de colles vont de 4 à 10 pas mal hein
(heureusement que je suis pas encore passé ^^)
intro tres bien^^
developpement ça va aussi ms je vois pas de troisieme partie
lol
ha oui juste un truc que j´ai vu, c´est MénéCée avec un "c" je crois bien^^
mais bravo gijoe qd meme ![]()
La voila ^^
IlI nous faut donc repartir de la question : ce qu’est une chose ? Car en effet, d’une certaine façon nous vivons dans l’oubli des choses, comme si elles n’existaient pas pour nous. Tout ce qu’un homme voit en une chose, c’est un simple moyen. La chose se réduit à ce qu’on peut en faire. Nous entretenons un rapport pragmatique avec « les choses» qui ne sont que les moyens de nos actions grâce à l’emprise technique que nous exerçons sur le monde. En effet, tout ce que nous voyons dans la nature, ce sont des moyens pour nous d’arriver à nos fins. Ce qui importe, c’est ce qui nous est utile. La société attache le plus grand prix aux découvertes qui augmentent son emprise sur le monde Nous méprisons ces choses mêmes. Nous refusons de les voir en tant que telles et nous les transformons en objets disponibles pour notre action. Plus le pouvoir de la techno-science augmente sur le monde, et moins nous savons ce qu’est une chose. Elles n’ont alors de valeur que parce qu’elles sont des objets en puissance, connus ou produits. Mais d’où proviennent cet oubli et cette méprise ? Il nous faut revenir à l’analyse première de la chose et de l’objet. Pour savoir ce qu’est une chose, il faut la distinguer de l’objet. Ce dernier est à entendre comme la chose construite ou reconstruite à partir de la représentation intellectuelle. La notion de chose quant à elle est aussi générale et indéterminée que la notion d’être. On est ainsi condamné à définir la chose par l’être, et l’être par la chose. Rappelons à ce titre que la chose c’est la res latine, qui correspond à l’ens ou à l’on grec. La chose en tant que causa, ou pragma concerne bien plus les affaires humaine (une procès ou autre). La chose est donc totalement indéterminée par exemple, on traduit par choses l’article neutre pluriel ta du Grec. Or pour introduire plus de détermination, la pensée est tentée de suivre une méthode constructive. Pour déterminer les choses, elle les transforme en objets, c’est-à-dire en représentations que l’entendement s’oppose à lui-même. L’objet est finalement une chose représentée. | L’esprit humain soumet la donation des choses aux conditions qui la rendent pensable et déterminable. La chose vient se soumettre aux conditions de l’esprit humain, c’est la « révolution copernicienne » de Kant; l’objet tourne autour du sujet, la chose est soumise à la construction de l’objet. Pour objectiver les choses, l’homme se sert des formes de la sensibilité (le temps et l’espace) et des catégories de l’entendement. Finalement, l’objet n’a plus rien à voir avec la chose. Pour retrouver les choses en tant que choses, il faut alors les laisser vivre dans leur indétermination première, les laisser apparaître. Il faut donc privilégier le moment de leur manifestation par rapport au moment de construction de l’esprit. Autrement dit, il faut saluer les choses même, revenir aux phénomènes.
Dire bonjour aux choses c’est le programme de la phénoménologie. Il s’agit de refuser le constructivisme de la connaissance, et de retourner aux choses mêmes. A la construction, Husserl oppose la description. Il ne cherche pas à s’approprier l’objet, mais à le décrire, c’est le sens du bonjour. Par bonjour je me place sur un pied d’égalité avec les choses, je les accueille sans vouloir les modifier, les construire. « Ce sont les choses qui se dévoilent soudain à nous comme haïssables, sympathiques, horribles, aimables » dira Sartre dans Situations I, (une idée fondamentale de Husserl). La phénoménologie c’est pour Merleau Ponty dans l’Avant propos à la Phénoménologie de la perception « l’étude des essences » et leurs définitions. Elle cherche à « les replacer dans l’existence »Cette sorte de philosophie permet de revenir aux choses simples : un verre d’eau, un arbre, une maison etc.… Ce qui permet à Sartre d’interpréter la découverte de l’intentionnalité de la conscience par Husserl comme un renouveau de la philosophie. On retrouve enfin un contact direct avec les choses, un bonjour. La philosophie contemporaine retrouve ainsi l’art, la littérature, le roman dans sa description du monde vécu. Merleau Ponty dans toute son œuvre et notamment dans l’Avant propos de la phénoménologie de la perception rapproche la méthode phénoménologique de Husserl et le point de vue de l’art moderne sur le monde. Il y’aurait chez le phénoménologue et l’artiste le même étonnement vers les choses et le même effort inlassable pour révéler la vérité des choses à partir de leurs manifestations et non pas à partir de nos cadres conceptuels. L’art devient une leçon de phénoménologie, par exemple Cézanne. Avec la phénoménologie, Husserl nous propose de réapprendre à voir le monde à partir de lui-même et non à partir de nous. Le sujet devant l’objet est d’abord parmi les choses. Il y’a un être au monde du sensible qui précède la distinction sujet/objet et qui précède la construction de la connaissance objective. L’art et la phénoménologie nous réapprennent à considérer les choses et à vivre dans une fascination de leur présence. Peut-être est-ce là la vérité de la proposition de Valery Larbaud ; en faisant l’économie de la référence de l’ici-bas
Je me suis fait défoncer en colle
8... le sujet :"Soyez joyeux" mouarf, en fait ca va, c´est une "bonne note" (tout ce qui est au dessus de 7 est bon ^^)