Vous pensez quoi de ma dissert?
Devons nous nous mefier de nos certitudes?
Se méfier de nos certitudes ? Pourquoi se méfier de ce qui est certain ? Si nous en sommes certain, il doit bien y avoir une raison, n’y a-t-il pas suffisamment d’interrogations en suspend pour devoir en plus remettre en question nos certitudes ? Mais, si nous n’avions jamais remis en question nos certitudes, notre savoir en serions nous là ? Apprendre quelque chose ne revient t’il pas a en désapprendre une autre? Cet apprentissage ne se fait-il pas au dépend d’anciens savoirs? L’évolution du savoir et donc de la science peut-il se faire sans rien désapprendre? Désapprendre n’est ce pas oublier ses certitudes? La science, la raison ne se doit-elle pas de tout remettre en question même ce qui est certain?
Pourquoi se méfier de nos certitudes ? Il est inutile de se méfier de nos certitudes, toujours se méfier de tout, c’est de la paranoïa, de l’inquiétude inutile. Nos certitudes ne sont pas apparues miraculeusement, elles nous ont été transmise par nos aînés, pourquoi ne s’en sont-ils pas méfier? Simplement parce qu’ils en étaient sûrs, nous ne sommes pas differents de nos aînés, alors pourquoi ce qu’il trouvait vrai devrait nous apparaître faux? Seuls quelques esprits torturés ayant besoin de se faire remarquer chercherons à tout remettre en cause pour ainsi attirer l’attention. Nous ne sommes pas tous fous alors pourquoi chercher à tout remettre en cause? Nous ne sommes pas tous des adolescents rebelles en manque d’affection et d’esprit contredisant tout, simplement pour obtenir un peu d’attention et ainsi de l’affection a travers la pitié, le découragement ou la haine ressentie à leur égard. La grande majorité d’entre nous croie en ses certitudes sans broncher, pourquoi se méfier de nos certitudes si l’on n’est pas un esprit tourmenté?
Il n’est pas difficile de prouver la véracité de nos certitudes tant les exemples sont nombreux comme l’eau mouille, au moment où j’écris les murs autour de moi sont blancs, je viens de manger un bol de céréales (je ne cite pas la marque sinon cela fait de la publicité gratuite), Socrate est laid, -1 ≤ sin x ≤ 1 , un corbeau peut voler, la lumière éclaire, la TEG pour un prêt travaux chez Carrefour est à 5.65%, des fossiles de Szechuanosaurus ont été retrouvé dans les provinces du Sichuan et du Xinjiang en Chine, vous êtes en train de lire une copie méritant une bonne note…. Des exemples de certitudes comme celles-ci sont presque infinies et on ne peut les infirmer. Alors pourquoi devrait-on s’en méfier?
Mais, ces exemples ne sont justement que des exemples, ils ne prouvent rien, ils sont vrais car ils ont été prouvé mais avant de les prouver, étions-nous sûr de ces exemples ?
Un autre type d’exemple, nous savons tous que la Terre est ronde (un peu aplatie au pôles mais passons), il y a 2000 ans nos ancêtres n’étaient-ils pas certains que cette même Terre était plate? La Terre ne s’est pas gonflée durant quelques siècles, ce sont nos ancêtres qui se sont trompés. Darwin n’a-t-il pas affirmé avec sérieux que l’Homme descendait du singe, de nombreux scientifiques ayant longtemps soutenu sa thèse or grâce à l’utilisation de la phylogénétique nous savons maintenant que l’Homme et le singe possèdent un ancêtre commun et qu’ils forment chacun une branche évolutive différente. La découverte de l’atome, des électrons, protons et neutrons n’a-t-elle pas remis en cause nos certitudes sur l’infiniment petit? Toutes ces remises en question du savoir et des certitudes de l’époque nous ont permis d’acquérir nos certitudes actuelles alors pourquoi ces dernières ne seraient pas remise en cause par de nouvelles découvertes ?
Ne pas se méfier de nos certitudes ne reviendraient-il pas à s’enfermer dans un sommeil dogmatique? Des dogmes qui ont longtemps été imposé par différentes religions ou par des tyrans, or l’évolution de la science et du savoir ne s’est faite qu’en l’absence de ces dogmes. Dogmes qui ont été défendus bec et ongles avec pour seul argument la tradition, n’est ce pas qu’une simple opinion? Opinion qui s’oppose au savoir, ici cette opinion devient plutôt un faux savoir imposé grâce à des arguments d’autorités. Ce faux savoir ne représente t’il pas l’ignorance? L’ignorance n’est pas un ensemble vide, l’ignorance n’est pas une page vide sur laquelle le savoir vient s’inscrire.
Ainsi si nous voulons quitter l’ignorance, nous devrions nous méfier de nos certitudes.
Mais comment quitter l’ignorance? La seule voie possible est celle de l’apprentissage. Comme l’a dit Bachelard « Toute explication objective correcte doit toujours déterminer la correction d’une erreur subjective » Ainsi l’apprentissage passe par le désapprentissage, désapprentissage qui correspond à
l’oubli de nos certitudes et de nos préjugés. Se méfier de nos certitudes devient donc primordial si nous désirons atteindre la vérité et ainsi quitter l’ignorance.
Comme l’a dit un jour V.D. « La science c’est ce qui rend l’étrangeté familière et le familier étranger. » Ainsi la science c’est ce qui change nos certitudes, elles nous deviennent ainsi étrangères et pour cela la science a du se méfier de ces certitudes. La forme vraie de la vérité c’est le vérifié ainsi nos certitudes pourraient être vraies mais elles ne le sont que si elles sont vérifiés. Mais une certitude vérifiée devient une vérité et ne méritent plus l’appellation certitude, ainsi une certitude ne peut au final être vraie. Les exemples cités au début de ce devoir ne sont ainsi pas des certitudes mais des vérités sauf un (« vous êtes en train de lire une copie méritant une bonne note ») qui devra être soumis au travail de la raison incarné ici par le correcteur de ce devoir. Nous devons donc nous méfier de nos certitudes.
Se méfier de nos certitudes peut au premier abord paraître inutile, car ce que nous pouvons considérer comme des certitudes sont au final des vérités ayant résisté au travail de la raison. Mais si nous acceptons tout sans rien soumettre au travail de notre raison nous nous enfermons dans un sommeil dogmatique. Pour éviter cela, la raison se doit de se méfier c’est son rôle principal, c’est sa raison d’être, son essence