Oui, mon exemple n´était pas bon...
Disons que j´écris petis pour signifier "de taille réduite" (petis= petit)
Tu vas me dire que je fais une faute d´orthographe. Admettons que je ne sois pas d´accord (je réaffirme que petis= "petit").
Si l´on n´est que deux, on a affaire à deux vérités différentes (dans ce cas, vérité = certitude). Le problème sera insoluble.
Comment faire ?
On peut tenter de recourir à une intervention tierce à valeur supérieure pour départager (le dictionnaire, pour autant que les deux parties le reconnaissent comme légitime).
Mais si, malgré le dictionnaire, tout le monde (ou tout du moins, la majorité) écrit "petis" (dans le sens de "petit" (petit est donc supplanté par petis)).
Quelle est la légitimité du dictionnaire, car il n´est plus ce qu´il est censé être (le reflet de la langue) ?
On a affaire à deux légitimités différentes :
- l´un va se prévaloir du dictionnaire
- l´autre va faire valoir que le dictionnaire n´est pas pertinent, car ce n´est pas comme ça qu´on écrit le mot en pratique.
Et si le dictionnaire s´aligne...
On pourra alors dire que mon "erreur" est la "vérité". On pourra même légitimer a posteriori ma façon d´orthographier le mot (mon erreur n´en aura jamais été une).
La frontière entre "vérité", "erreur", est très ténue, artificielle.
Si la vérité est conforme à ce qui est, qu´est-ce qui est ?
Ce qui est, c´est la certitude majoritaire ?
(vérité = certitude ?)