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Liste des sujets

Nietzsche

fleur-de-jade
fleur-de-jade
Niveau 10
21 août 2005 à 14:52:43

Ca s´appelle être bref, précis et succint :-p

Avec ton pavé... ^^

Everlasting
Everlasting
Niveau 22
21 août 2005 à 14:59:50

J´essaie de commenter les extraits moi :nah:

fleur-de-jade
fleur-de-jade
Niveau 10
21 août 2005 à 15:03:08

Moi j´ai jamais lu les livres de Nietzsche :nah:

leVoleurdeFeu
leVoleurdeFeu
Niveau 9
21 août 2005 à 17:20:58

Nitch c´est comme Tolkien, il a jamais fini ses trucs et un membre de sa famille a essayé de finir à sa place après sa mort... du coup on a une mauvaise vision des choses

Everlasting
Everlasting
Niveau 22
21 août 2005 à 17:57:39

Nous disposons des oeuvres originales, les magouilles de sa cousine (ou je sais plus qui) n´ont touché que les gens de sa génération
jade, d´abord tu te plains que y´a trop d´extraits et après tu dis que t´en as jamais lu? :sarcastic:

FW-Nietzsche
FW-Nietzsche
Niveau 2
21 août 2005 à 18:02:32

Si l’on en croit Nietzsche, le philosophe aurait un rôle de précurseur. Posté à l’avant garde de la pensée, il serait dans l’obligation de dénoncer les faux idéaux de son temps.

Il serait intéressant, après avoir rendu compte de l’argumention de Nietzsche, de mesurer la pertinence d’un tel point de vue.

Nietzsche tente de prouver au début de l’aphorisme de Par de-là le Bien et mal que, même si la pensée d’un philosophe s’inscrit dans son époque, elle le fait avec un recul critique qui lui permet de ne pas s’enfermer dans les limites étroites des idées de son temps. Il faut comprendre par là que le philosophe est quelqu’un qui prend ses distances avec l’opinion publique &emdash; la doxa tant décriée par Platon &emdash; pour essayer d’atteindre un niveau de réflexion (comparable au monde des Idées du même Platon) qui reste inaccessible au plus grand nombre, tout en le devançant.

Comme la structure de l’extrait nous le suggère, la réflexion de Nietzsche s’articule en deux parties distinctes. Dans l’une, correspondant au premier paragraphe du texte, Nietzsche, en se plaçant à un point de vue général, évoque avant tout la nature visionnaire qui est celle du philosophe à toute époque, tandis que dans l’autre, correspondant au second paragraphe, il est davantage question de l´ouverture d’esprit du philosophe, plus nécessaire que jamais à l’époque moderne, soit, plus précisément encore, du statut spécifique de la philosophie à l’âge moderne, caractérisée par l’absence de tout cloisonnement du savoir, seule susceptible de favoriser une volonté forte, responsable.

Nous pouvons, après avoir constaté cette répartition des idées, essayer de les étudier de façon plus approfondie.

Pour faire valoir son idée selon laquelle la philosophie aurait une fonction essentiellement critique, Nietzsche part d’un constat simple : les philosophes ont toujours été, de l’Antiquité à nos jours, en avance sur leur temps. Nietzsche parle en ce sens d’" homme de demain ou d’après-demain ". Ce constat lui permet d’expliquer le rapport, critique, que le philosophe entretient avec son époque et d’expliquer ainsi qu’il soit " en contradiction avec le présent ". Comment ne pas évoquer ici le cas de Socrate, l’ " inventeur " de la philosophie qui le premier a dénoncé l’aveuglement de ses contemporains. On peut ici s’arrêter sur les raisons de ce déficit en perspicacité du commun des mortels. Socrate était en effet une personne qui remettait en cause à la fois les valeurs traditionnelles mais aussi les valeurs dites " progressistes ", et, plus particulièrement, démocratiques. Non que Socrate se soit contenté d’un travail de synthèse entre ces deux modes de pensée, mais en les dépassant en ce qu’elles avaient l’une et l’autre d’unilatéral et donc de trop étroit. Ce faisant il remettait en cause l’ordre établi et s’attirait les haines de tous.

On le sait, Nietzsche est comme de nombreux autres philosophes quelqu’un qui s’élève contre les préjugés. C’est sans doute pour cette raison qu’il désigne l’" idéal du jour " comme étant l’" ennemi " par excellence du philosophe. On peut s’arrêter quelques instants sur l’emploi de ces termes, qui n’est évidemment pas anodin. Au sens strict du terme, l’idéal du jour est ce que l’on tient à un moment donné comme étant le meilleur, que ce soit sur le plan moral, politique, existentiel ou même esthétique. Nietzsche, comme d’autres, s’oppose donc à cette forme de sclérose des esprits que constitue la quête de quelque chose qui serait à la fois, dérisoirement, parfait et momentané, tel l’idéal démocratique à l’époque de Platon, tant décrié par lui.

Il est nous est permis en effet de penser que Nietzsche vise, entre autres, les idéaux politiques. Le XIXème siècle, que certains pamphlétaires n’hésiteront pas à qualifier de " stupide ", est bel et bien jonché d’idéaux politiques variés et contradictoires qui se succèdent. La France est une exemple très symptomatique de cette période. Or Nietzsche dénoncera plus que tout autre ces utopies.

Nietzsche nous explique donc que le philosophe est comme condamné à être continuellement en conflit avec son temps, même s’il s’inscrit personnellement dans son époque dont il s’emploie à discréditer les idoles. Reste que ce " conflit " ne doit pas être vain : il doit mener la pensée à ne plus caresser des chimères. On voit poindre ici l’un des axes, sinon l’axe le plus essentiel de la pensée de Nietzsche, à savoir son relativisme selon lequel " rien n’est absolu, rien n’a de sens en soi ". La remise en question des valeurs, en particulier morales, de la société s’avère nécessaire pour poursuivre l’entreprise philosophique d’assainissement intellectuel.

Corroborant ce que nous disions précédemment, Nietzsche parle des " pionniers de l’humanité " en désignant les philosophes. Il leur reconnaît ainsi une fonction en quelque façon prophétique : ils ouvrent des chemins inédits à la pensée, prélude de l’action. Mais ce qui paraît plus intéressant ici est la mise en avant du regard que les philosophes attirent sur eux. L’attitude des philosophes - dont Nietzsche dit qu’ils en sont bien conscients - est de nature à les discréditer non seulement en tant qu’hommes " sages " mais aussi en tant qu’ " amis de la sagesse ", ainsi que leur nom tendrait à les faire considérer, au point, nous dit-il, de passer à leur propres yeux pour être des " fous déplaisants " ou encore de " dangereuses énigmes ". De fait, tous les philosophes, qu’ils l’aient voulu ou non, ont toujours être amenés à remettre en question l’ordre établi, en mettant en cause la pensée commune. Ainsi, sans le siècle des Lumières (le XVIIIème siècle) &emdash; ces Lumières étant avant tout des philosophes &emdash; et sa remise en cause de l’absolutisme royal au nom d’une nouvelle " rationalité " de l’Homme, autonome, la démocratie n’aurait pu voir le jour. On comprend dès lors que Nietzsche en vienne à dire que les philosophes soient la " mauvaise conscience de leur temps " et qu’il le soient en totale conformité avec leur vocation quasi-ascétique, soulignée par l’emploi des adjectifs : " dure, involontaire et inéluctable ". C’est à eux en effet que revient le rôle de mettre leurs contemporains mal à l’aise en leur faisant prendre conscience de leurs défaillances.

Après avoir essayé de définir le rôle du philosophe en tout temps, Nietzsche va donc le préciser pour l’époque moderne. Se trouvent ici visées vraisemblablement les idées pessimistes de Schopenhauer que Nietzsche avait commencé par admirer avant de le renier.

Nietzsche évoque ainsi, non sans ironie, les " idées modernes " qui veulent " confiner " chaque penseur " dans son coin " en faisant de la " spécialisation " le nec plus ultra du progrès ! Comment ne pas penser à ce propos au philosophe contemporain Michel Serres qui définit le philosophe comme étant un " touche à tout " au sens non péjoratif de l’expression et ajoutant, chose essentielle, que " la philosophie s’appuie sur la totalisation du savoir ". Il y a un évident besoin de pluridisciplinarité dans la démarche philosophique. C’est ce que s’évertue d’affirmer Nietzsche. Or, qu’est-ce que sont en train de faire les scientifiques de toutes espèces, rationalisateurs à tout crin ? Ils s’enferment dans leur champ réduit d’étude alors que la philosophie se caractérise par l’indétermination a priori de son champ d’investigation. C’est ce que Nietzsche affirme haut et fort. Pour lui, la pluralité des connaissances est une condition sine qua non de toute entreprise philosophique. Il dénonce donc l’amalgame qui est fait entre des esprits simplement " instruits ", érudits dans leur domaine, et des esprits " cultivés ", capables de prendre du recul grâce à des connaissances multiples. Aussi Nietzsche ne peut-il que dénoncer l’idée que se font ses contemporains de la " grandeur ", qui la font coïncider avec l’étroitesse de vue ! Et on le comprend : loin d’être une élévation de l’âme, la spécialisation à outrance de la pensée a pour effet de la confiner dans des horizons réducteurs qui lui rognent les ailes, lui interdisant toute prise de responsabilité.

Et c’est bien là ce que Nietzsche lui reproche : le philosophe, écrit-il, aux antipodes du goût des temps modernes pour la spécialisation, ne peut que " déterminer le rang de chacun d’après l’ampleur qu’il saurait donner à sa responsabilité ". La responsabilité n’est-elle pas en effet l´ampleur du sentiment par lequel chacun se reconnaît l´auteur de ses actes et des risques qu´il est prêt à véritablement assumer. Quand la responsabilité est étroite, alors la grandeur est réduite. Quand la solidarité avec le réel est totale, alors la grandeur est immense. Alors que le médiocre se voue à une irresponsabilité méprisable, la conscience noble prend tout à son compte. Le premier croupit dans les marécages de l´irresponsabilité. Le second, qui a une haute idée de lui-même et de sa mission, assume tout, et ce, grâce à son énergie surabondante.

On comprend dès lors que Nietzsche déplore, à la fin de l’extrait, de manière très acerbe la " débilité du vouloir " de l’homme moderne dont l’envergure est mesurée proportionnellement à son étroitesse de vue. Avec la spécialisation, l’énergie nécessaire à la volonté se raréfie. Avec le confinement de la pensée dans des limites étroites, la volonté ne peut, en réduisant son champ d’action, que perdre de sa puissance et devenir ainsi débile, au sens physiologique du mot, c’est-à-dire d’une maladive faiblesse. Comment faire preuve en effet de volonté lorsque l’on ne vous demande pas de voir plus loin que le bout de votre nez ? Pas de " grandeur " sans affirmation de soi dans le dépassement de ses limites ! Lorsque Nietzsche parle de " débilité du vouloir " il porte à l’encontre de son époque la condamnation la plus terrible qui soit à ses propres yeux. Pour lui l’énergie vitale se mesure en effet à l’intensité de l ’énergie du " vouloir ", de la " volonté de puissance ". Il n’y a pas pire déchéance pour lui que d’être " soumis, résigné, stupide ", selon la formule qu’il emploie par ailleurs dans Par de-là Bien et Mal. Pour Nietzsche, si l’on veut faire de la philosophie, il faut " vouloir en faire ". Derrière cette apparente répétition, on peut déceler cette signification : vouloir son indépendance de jugement, vouloir dépasser le manichéisme des notions de Bien et de Mal, référence au titre de l’œuvre, vouloir intégrer la multiplicité de ses connaissances à la totalité unifiante de sa réflexion, telle est, pour Nietzsche, semble-t-il, la formule de tout " vouloir " énergique, plein de vie. La " débilité " en est la négation. C’est un vouloir travesti, vicié, appelant les foudres de la philosophie, qui ne saurait s’accommoder de la tiédeur, dont Nietzsche dit par ailleurs qu’il la vomit tout en déclarant, par ailleurs encore, des idées modernes qu’elles sont son vomitif.

Nietzsche ne s’est certainement pas trompé en affirmant que le philosophe est un " ennemi de l’idéal du jour ". C’est même une nécessité pour qu’il ne se fourvoie pas dans une pensée " standardisée ". Cependant, le philosophe doit-il forcément être la " mauvaise conscience de (son) temps " ?

On est en droit de penser que la philosophie ne se limite pas à être réactive face aux idées de son temps. On peut en effet s’interroger sur la totale pertinence du jugement de Nietzsche, car si le philosophe, on en convient, ne doit pas forcément être la " bonne conscience " de son temps, doit-il en être uniquement la " mauvaise " ? On pourrait penser que le rôle du philosophe est autre, qu’il transcende la simple idée d’opposition, qu’il part d’un raisonnement tellement détaché qu’il ne peut pas être simplement considéré comme un esprit déviant, au sens sociologique du terme. C’est peut-être réduire la philosophie à la portion congrue, qu’elle devrait outrepasser, que de l’enfermer dans un rôle de contestation.

Toutefois, il est évident que l’on ne peut, malheureusement, que donner raison à Nietzsche car, hormis les scientistes ou les positivistes, en accord avec les retombées positives des révolutions Industrielles, aucun philosophe ne sera en accord avec son temps, de Socrate à Nietzsche en passant par Platon, Descartes et Kant. Chacun, à son époque, n’a-t-il pas frayé à la pensée des chemins inédits qui ont fait sauter les barrières des idées dominantes de leur temps ?

Après avoir observé que Nietzsche aurait été tenté de définir la philosophie comme un outil de pure contestation, on s’est rendu compte que son message dépassait cette idée réductrice. L’auteur nous prouve que les philosophes, outre la remise en question totale et profonde des valeurs qu’ils imposent à leur temps, puisent leur énergie dans un savoir ample, " totalisant ". Ce qui leur permet de détruire les idées fausses, toujours au nom d’un unique principe, selon lequel aucune " vérité absolue " n’existe, le " vouloir " philosophique, sans compromission avec " l’idéal du jour ", jouant le rôle de détonateur.

fleur-de-jade
fleur-de-jade
Niveau 10
21 août 2005 à 18:54:19

Les extraits, je les ai lus.
Je disais ça pour toi ou les autres qui avaient lu Nietzsche :snif:

Sans avoir lu quoi que ce soit et ne connaissant pas la pensée Nietzschéenne, je pense pas que ce soit très malin de débattre d´extraits sortis de leur contexte (global).

Le post immense, je suis désolée mais c´est trop long, ça me fait mal aux yeux x_x
Désolée...

Never-ending
Never-ending
Niveau 8
21 août 2005 à 19:31:16

C´est quoi ce c/c de dissertation? :(

BOLLOS20
BOLLOS20
Niveau 10
21 août 2005 à 20:25:00

Spookshow Posté le 06 avril 2005 à 19:37:08
C´est clair que certains auteurs philosophiques sont carément imbuvables et parfois même n´expriment pas leur idées clairement. ( je n´ai pas d´auteur en tête mais juste des textes...)
Mais je ne comprends tjs pas pourquoi Hitler, dans Mein Kampf et de par ses actes, aurait totalement ( j´insiste sur le mot) détourné la pensée de Nietzsche.
Le philosophe parle bien d´un homme qui s´acomplit en se débarrassant de tous les poids qui pèsent sur lui ( morale, religion...). Hitler aussi voit en la race arienne un homme parfait, un surhomme, il est proche de Nietzsche la quand même. Tous deux parlent d´homme supérieurs.
L´arien est supérieur de par sa naissance, sa race, l´être suprême de Nietzsche ne naît pas parfait mais acquiert cet état.

:d) ben je crois que chacun l´interprete a sa facon et voit a sa facon , c ´est ca non ?? ?

en faite ca sert a rien les philosophes^^

TheLordAnger
TheLordAnger
Niveau 8
22 août 2005 à 18:30:22

Si vous vous interessez a Nietzsche (autant que moi :) ) http://www.evene.fr/citations/auteur.php?ida=373&p=1

Everlasting
Everlasting
Niveau 22
22 août 2005 à 20:08:06

Nietzsche a quand même un art du cassage consommé, j´adooore comme il fait ça.
"les métaphysiciens, ces albinos de la pensée, les plus blêmes des êtres pâles"
pamphlétaire, poétique et autarcique

Val_
Val_
Niveau 5
28 août 2005 à 16:49:21

Nietzsche, il pensait que son "ainsi parlait Zarathoustra" allait être une révolution au même titre que la bible.

Il s´est trompé.

Jesus
Jesus
Niveau 11
28 août 2005 à 16:55:22

Hum....la bible a mis son temps pour être reconnu, sans oublier le temps qu´elle a mis pour être écrite.

tu te fourvoies val^^

leVoleurdeFeu
leVoleurdeFeu
Niveau 9
28 août 2005 à 17:03:52

Nietzsche disait : "Dieu est mort".

Dieu lui a répondu : "Nietzsche est mort."

Everlasting
Everlasting
Niveau 22
28 août 2005 à 19:41:55

le Ainsi parla Zarathoustra a déjà révolutionné la langue allemande et est reconnu comme la plus belle oeuvre germanique
sa portée philosophique est encore mince mais elle a été reconnue par ses pairs et si je regarde aux alentours, sur ce forum, Nietzsche est très populaire.
En 120 ans c´est déjà un joli début

et puis de toute façon, la société actuelle n´est pas prête à élever l´oeuvre d´un philosophe au rang biblique, elle est trop occupée à conceptualiser la star ac´ numero 5

fleur-de-jade
fleur-de-jade
Niveau 10
28 août 2005 à 20:25:38

Il n´y a pas "besoin" de l´élever au rang biblique.

La philosophie imposée, ce serait bien dommage, au moment où on commence à tolérer les religions...

Everlasting
Everlasting
Niveau 22
28 août 2005 à 20:32:44

lol fleur, prend pas le mot biblique au pied de la lettre. Nietzsche voulait dire que son livre allait devenir LA référence de la philosophie, mais évidemment sans aspect religieux (ç´aurait pas été du tout son genre mde)

8_Solid-Snake_8
8_Solid-Snake_8
Niveau 10
28 août 2005 à 21:31:05

Quel grand philosophe que ce Nietzsche... Ce qui est dommage, c´est qu´on l´apprécie trop souvent pour son sens de la controverse, son ton de rébellion plus que pour sa philosophie elle-même...

fleur-de-jade
fleur-de-jade
Niveau 10
28 août 2005 à 21:34:02

Oui mais une philosophie élevée plus haute que les autres, ce serait comme une imposition. Je sais très bien qu´on allait pas vénérer nietzsche ^_^

Everlasting
Everlasting
Niveau 22
28 août 2005 à 21:41:10

qu´est-ce que tu as contre ce qui s´impose tout seul de par sa qualité?
Solid: il a su jeter un regard neuf sur le monde, en allant à l´encontre de (presque) tout ce qui avait été dit avant lui. ça compte

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