Lunatic : Le Crime Paye
Dans mon quartier les frères ont le même emploi,
seul le crime paie et la nuit il se déploie.
Mais qu´est-ce que tu croyais,
qu´on allait rester là à se laisser noyer ? Voyons, ici chacun avance selon ses moyens.
Une grosse capuche recouvre ma tête grillée, pour 2 ou 3 billets le chrome je fais briller.
Danger, le Lunatic vise, tire les dé-kiss, t´as pas besoin de dessin, pas besoin d´une putain d´esquisse.
Frappe, je les mets à poil comme en garde à vue ; enlève tes lacets, tes chaussures, ton jean, ton pull, ton bracelet.
Le biz fait tomber les liasses quelle que soit la saison,
souvent la prison au bout du tunnel, mais le réseau s´élargit de jour en jour ; deux nouveaux venus, A.L.I, B.O.O.B.A. Je t´aurais prévenu : le crime paie.
Seul le crime paie, aucun remords pour mes péchés. Tu me connais, je suis assez bestial pour de la monnaie et, n´aimant que manier l´acier pour les billets, si t´entends des "click click"… Seul le crime paie.
Seul le crime paie, si t´as pas de vice repose en paix. Je suis hors-la-loi, devant elle je veux pas ramper. Je m´introduis la nuit quand les gens sont endormis, le code de la rue est rude, pas besoin de permis. Me parle plus d´école, je sais que les refrés déconnent, préfèrent fumer de l´herbe et emmerder la B.R.B. Braquer un petit con avec un 3.5.7 Python, puisqu´on est jeune profitons ! Puis ton gun devient une boule, un vice roulant : eh yo yo, dis-moi fils, paraît que tu roules en Merco, les narcotiques payent gros en clash flow - B.2.O.B Haschish, un fat flow. J´ai déterré la hache, enterré la colombe, regarde le biz de hash de Boulogne jusqu´à Colombes. Je suis trop pourri, quand je rentre ça sent le moisi, on reconnaît mon haleine de Fleury jusqu´à Noisy. J´ai choisi mon chemin, non, je crois que c´est mon destin, et si tu as un blème je te plante dans l´intestin. C´est le festin des deux Lunatic. Tu veux en teste un ? Si tu en tues un, protège ton dos il en reste un.
Refrain
Seul le crime paie, si t´es pas de chez nous t´as rien appris, les vrais refrés savent bien comment l´argent se fait. Décidés à miser tout dans le biz et passer au-dessus des lois et ça sans visa. Vise la dégaine de ceux qui ont traîné leurs semelles plus d´une fois sur le bitume, tout comme le veut la coutume de ceux qui n´ont rien. Tu sais, le crime paie, protège tes seuffs, chef, tes fesses, et les méfaits ne cessent, regarde ce qu´on aif. Un leur-dea sort une savonnette et les yen-yen bavent, honnêtement, les négros savent comment faire de l´argent bêtement. Easy, du cash à la Sugarhill easy. Mon rap, un poème sans poésie. Et puis quoi, ça fait quoi, dis-moi toi qui sais tout ? Si tu kiffes pas, renoi, t´écoutes pas et puis c´est tout. Seul le crime paie dans les villes du neuf zedou, face à face que des regards froids y´a pas de yeux doux. Protège ton dos, les couteaux sont aiguisés, les frères déguisés, pour des thunes peuvent te briser. Comment mépriser l´argent quand tu n´en as pas ? Le crime est un piège, mon dieu j´ai mordu l´appât...