On aurait beau explorer l'univers et exploiter toutes les ressources qu'il contient indéfiniment, repousser toutes les limites de l'univers et de la connaissance, tout cela est poursuite du vent !
Nous ne pouvons donner un sens à notre existence qu'à travers nos limites, nos contraintes. Comme celles de survivre et de mourir. Sans elles nos aspirations et nos espérances s'évaporeraient dans le vide de notre existence. Ne faut-il pas contenir pour désirer et désirer pour jouir ou souffrir ?
L'intelligence n'est-elle pas définie comme une capacité réductrice de percevoir et comprendre l'ordre et la nature des choses ? De même ne définissons-nous pas la conscience comme faculté de saisir le sens de l'Être ? Nous existons dans l'inconfort permanent d'être ignorant et de tirer notre connaissance d'une perception et d'une compréhension limitées et déformées.
Cependant notre connaissance nous délivre de nos ignorances et contraintes immédiates. C'est pourquoi elle reste un but honorable bien que vain, car nous ne faisons que repousser des limites pour en arpenter d'autres.
Sans rappeler que la loi sur laquelle s'établit notre conscience, notre intelligence ou même notre expérience est que l'existence de quelque chose nécessite une cause. Nous sommes car nous procédons de Ce Qui Est. Sans cela tout raisonnement serait vain et reviendrait à nier notre propre intelligence.
Si donc tout est vanité seule la gratuité a un sens. Le prix de la destruction et de l'anéantissement c'est Ce Qui Est, mais le prix de la création c'est Rien. Autrement dit, la Sagesse est tout, l'Être n'est rien. Tel est Ce Par Quoi nous existons, tel est Ce Pour Quoi nous existons ; tel est YHWH.