De quels textes saints parles-tu ? musulmans ? hindous ? chrétiens ? égyptiens ?
Et puis donner, d'accord, mais cela dépend quoi et comment - et à qui ?
Donner à un pays d'économie émergente peut s'avérer profitable, si, avec cet argent il décide d'investir dans des infrastructures en ayant recours à des entreprises de chez nous.
Donner à un mendiant peut l'aider si c'est fait à bon escient.
Après, je sais que donner n'est pas forcément un acte "bon" (certains passages des Evangiles disent que donner le superflu publiquement n'est pas bon, puisqu'il s'agit hypocritement de faire valoir son image de marque, d'étaler sa générosité en spectacle. Comme quoi, Jésus avait déjà tout compris aux relations publiques modernes, c'est un prophète - ou un philosophe - ou un nostradamus - ou un Messie, comme on voudra, compétent, non ?)
Bon, j'arrête de faire mon panégyricien, ça va énerver nécro
Plus laïquement, je pense qu'on gagnerait à réfléchir sur une éthique du don - pourquoi et comment donner, pour que ce soit profitable à la fois à celui à qui on donne, et à nous-mêmes par la même occasion (comme le dit l'adage, générosité bien ordonnée commence par soi même
)
Vaut-il mieux donner au mendiant dans a rue, par exemple, ou à un organisme qui prétend savoir mieux que lui ce dont il a besoin ? Mais une partie des mendiants des rues étant des gens à la volonté ambigüe (parfois ils refusent intentionnellement de s'intégrer à la société, mais sans renoncer à ses bénéfices puisqu'ils mendient, ils utilisent dont l'argent, qui est un symbole social, alors qu'ils prétendent rester à la marge : est-ce bien cohérent ?) on peut se poser la question.
Pour ma part, il m'arrive de donner parfois, mais je donne surtout à ceux que je connais bien et dont je sais qu'ils sont honnêtes, parce que je connais leur parcours.
Dans le cas de donner à un pays pauvre : oui, mais comment s'assurer que :
1- l'argent ne sera pas versé à un gouvernement corrompu qui l'utilisera aux fins de se maintenir au pouvoir, plutôt que pour développer le pays et la prospérité de ses habitants ?
2 - le pays ne deviendra pas dépendant, et que l'argent sera utilisé à bon escient dans un investissement qui permettra aux bénéficiaires du don de bénéficier de profits durables, et non gaspillé parce que les bénéficiaires n'ont aucune notion d'une gestion saine ?
Il existe des organismes (la DCC, le CCFD, ...) qui cherchent à développer (par exemple au moyen du micro-crédit), le sens des affaires des autochtones afin de leur permettre ensuite d'être indépendants, et de pouvoir prospérer.