Une idée, une théorie, qui vraissemblablement n'existe pas m'est venue a l'esprit.
Le stress, est en fait la trace de notre primitivité, les séquelles de notre évolution, car ce stress est la clé du comportement d'un animal, d'un organisme dont les capacitées intellectuelles sont sous-évoluées par rapport à l'homme.
Par sa définition ( Stress = l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement ) Il est clair que le stress est le moteur de la sélection naturelle.
Un organisme stressé se dégrade, se fatigue et se trouve plus rapidement voué à la mort. Ainsi, les espèces qui disparaissent à cause de cette "séléction naturelle" ont été en fait soumises à un stress lié à la mauvaise condition de vie qu'ils subissaient,
ce qui a été le facteur essentiel de leurs disparition.
Vis à vis de l'homme, Le stress est la seule chose qui nous pousse à commettre des actes irréfléchis, parfois contraires à nos valeurs.
On pourrait parler d'instinct car ces actes irréfléchis sont d'ordres primitifs, tel que la défense, la fuite ou la peur.
Néanmoins ce stress entre en contradiction avec le cerveau humain, car l'homme est capable de s'introvertir, de réflechir a sa propre existence, et à ses propres actes et pensées.
Ainsi l'homme est capable d'identifier son stress, et de chercher à l'aténuer, car il ressent cette dégradation de son état physique et psychique inhabituel.
Le stress chez les organismes sous-évolués ( par rapport à l'homme ) est quand à lui totalement encré dans le fonctionnement de l'organisme, et de cette manière indétectable puisqu'il est le facteur moteur de l'instinct.
Ce stress est la trace d'une primitivitée qui entre en contradiction avec les valeurs humaines ( la morale, la justice, le plaisir, l'amour.. ) qui sont quand à elle le résultat d'une évolution dont seul l'homme a été le garant.
Cette humanité est un acquis qui entre donc en contradiction avec la nature et ses préceptes instinctifs, et c'est sur ce point de contradiction, le stress, que se trouverait le frein de notre intelligence, car il nous amène a des comportements quasi-instinctifs ( agressivitée,mal-être, peur, défense, fuite... ) liés à un mauvais environnement, à de mauvaises conditions de vie.
Il est probable, même si cela reste une hypothèse, qu'une humanité qui vivrait moins de stress ( moins de guerre, moins de famine, moins de maladie ) serait bien plus apte à évoluer sur le long terme en un être plus intelligent.
Pour finir,je suis encore un jeune padawan de la philosophie. Alors n'hésiter pas à me réfuter si vous en sentez le besoin, ce sera un plaisir d'en débattre.
Je suis tout à fait d'accord avec toi ! La mise en relation entre le stress et la nature est très bien définis.
Le Stress dont tu parles chez les animaux (en dessous l'homme) , je l'appellerais le "stress primaire" celui qui nous pousse à évoluer , à s'adapter comme tu dis.
L'Homme entre beaucoup en contradiction avec ce stress (et la nature animale en général); l'Homme se créer lui meme son stress, il engendre tout pleins de frustrations qui ne sont finalement qu'illusoire , mais ceux ci sont justement gangrénés par des choses moins développé chez les animaux : travail , pression sociale et j'en passe.
Je dirais que celui qui s'adapte (celui sui survie entre autre) doit observer, interpréter, savoir et finalement évoluer en quelque chose de plus adéquate avec son environnement (que c'est obvious tout ça
) or l'homme peut se créer toute sorte de paranoia et à l'inverse ne rien voir, ne pas changer.
Tout le monde dit que c'est la merde mais combien changent quelques chose ?
Je penses que le stress qui nous pousse à agir est très peu présent chez l'Homme , voilà pourquoi je penses que l'espèce humaine ne durera pas longtemps.
Justement, l'Homme possède la clé de sa propre existence grâce à son intelligence. Il est donc maître de son avenir, néanmoins.. Oui, l'espèce humaine à grande échelle si elle n'arrive pas à s'organiser pour que son environnement prospère ( en priant pour stopper la pollution et les conneries à la bombe atomique ) risque de ne pas durer longtemps.
Mais en voyant les choses de façon optimistes, ont peut aussi dire que l'homme évoluera incroyablement ( à l'échelle de l'espèce humaine ) arrive à s'améliorer et à rester stable. ça ressemble peut-être à un scénario de SF mais, nous utilisons qu'une moindre partie de notre cerveau, cela ne demande qu'à évoluer à l'avenir, qui sait ce que l'homme sera capable de faire dans des milliers d'années.
Correction
Mais en voyant les choses de façon optimistes, ont peut aussi dire que l'homme évoluera incroyablement ( à l'échelle de l'espèce humaine ) *si leurs environnement* arrive à s'améliorer et à rester stable.
Le stress c'est un terme assez vague parce qu'il enveloppe les contraintes environnementales infligées à l'équilibre d'une entité vivante ( ici l'Homme ) et ses conséquences.
Y'a un concept qui s'appelle l'homéostasie, c'est l'aptitude pour un être vivant et ses différents systèmes à maintenir son équilibre physicochimique. Cette notion peut être étendue à l'équilibre psychique qui est un joyeux feu d'artifice chimique.
Le stress ne serait qu'alors la confrontation entre une anomalie extérieure qui bouleverse la balance psychique ou physique de l'Homme. ( les deux sont liés bien entendu, si l'équilibre physique est menacé, l'équilibre psychique est en alerte blablabla... )
Et aussi la réaction chimique, ex : surcharge d'adrénaline etc...
Donc quand tu parles de réduire le stress, ça peut être dit plus simplement par réduire les contraintes. ( naturellement t'es pas en train de te plaindre, de la réaction de ton système endocrinien <3 )
En décryptant ce que tu dis, t'as l'air de constater une pseudo-stagnation au niveau de problèmes humanitaires, et tu prônes un progrès humaniste parce que c'est mieux.
C'est assez chimérique à tendance naïve et je vais te dire pourquoi en un dessin :
PS : fais toi pousser la moustache José
Le concept de stress fut inventé par Hans Selye, professeur à l'Université de Montréal au début du siècle et fondateur de la faculté de médecine. Son vélo - car il se déplaçait en vélo le bougre - est exposé à l'entrée du centre sportif de la fac , et j'ai pu l'utiliser pour faire une ronde dans le hall avant que la sécurité s'en prenne à mon groupe.
J'espère que vous serez tous jaloux de moi.
En ce qui concerne le stress, et pour faire suite à moutonche, c'est le nom qu'on donne à un ensemble complexes de réactions physio-neurologiques. En psychologie nous distinguons plusieurs type de stress, selon la nature du stimulus, son intensité et sa durée. Le nombre d'explication conceptuelles du stress sont incalculables, les modèles, de même, très discutés en psychologie : il y a par exemple, le théorie transactionnel du stress de Lazarus-Volkman dont découle le coping (faire face) et l’évaluation cognitive du danger. Décortiquant les différentes causes du stress (nouveauté, changement, etc) ainsi que ses variations chez l'individu, ce modèle est très poussé, je t'invite à lire dessus.
Mais bon pour répondre à ta question et dire si le stress constitue une bonne chose, il faut déjà voir de quoi il s'agit:
Généralement le stress apparaît lorsque qu'un stimulus déclenche une réponse nerveuse autonome (indépendant de la pensée consciente, comme le péristaltisme de des intestins ou l'érection) appelée système sympathique: les organes sensoriels percevant ce stimulus communiquent, indépendamment de la volonté, à une série de faisceau nerveux efférents. Illustration :
Cela arrive instantanément : imaginons que cet agent stresseur soit un ours, la réponse permet la libération d'adrénaline dans le sang, l'arrêt du système digestif afin de faire affluer le sang vers les muscles, la mydriase (ouverture de la pupille) ainsi de suite.
C'est la réponse la plus commune, elle permet à l'homme, depuis la préhistoire, de combattre et s'incarne tous les jours dans nos vies : sport, relations amoureuses, défi physique.
Mais en il existe deux autres:
La fuite : moins sollicitée chez nous (on ne fuit guère plus face à un obstacle ; tu ne fuis pas devant tes examens).
Et ce qu'on appelle fright en anglais, la torpeur, qui implique un stress à long terme et qui engage le système endocrinien avec des conséquences dévastatrices via la cortisol. En effet, le cortisol, hormone libérée par les glandes des reins introduit le corps dans un état de vigilance constant : point de repos, de développement, rien que catabolisme des muscles, arrêt du système immunitaire, disposition pour le corps des réserves énergétique. S'ensuit alors des problèmes de digestions, diarrhée, maladie, soucis cardio-vasculaire et la mort. Le corps s'épuise en voulant se préparer à un danger imminent.
Maintenant ces réactions sont-elles néfastes? Non, elles participent au développement et sont primordiales dans l'interaction de l'homme avec son environnement. Sans ces réactions l'homme ne pourrait tout simplement pas faire face aux imprévus quotidiens, impotent devant le moindre aléas. Certaines théories vont même jusqu'à insérer le stress à l'origine de toutes actions devant une situation particulière.
On cherche maintenant à tenir un mode de vie qui évite le plus possible d'engager des réaction à long terme.
Après réflexion et lecture de vos posts (ô mes frères) je crois que le mot stress a peut être une connotation plus Freundienne.
Peut être que l'atavisme , des fois nous pousse à évoluer ?
Les mamifères marins en sont l'exemple, peut être devrions-nous devenir stupide pour s'adapter ?
Mais personnelement je préfères être une jolie fleur éphémères qu'un tas de bouse éternel

Merci pour votre éclairement ![]()
Et pour finir je me demandais, vous en pensez quoi des vagues de suicides chez certains animaux, comme les cétacés.
Est-ce que ce "stress primitif" ( dont j'ai encore du mal a saisir la complexité du processus physiologique ) pourrait-être la cause d'une telle hécatombe?

Par Stress primitif tu entends quoi?
En tout cas, il est prouvé qu'un agent stressant persistant induit la dépression puis des comportements suicidaires chez les hommes. Je ne saurais dire s'il en va de même pour un large groupe de cétacés.
En revanche, les réactions physiologiques imputables au stress sont démesurées chez certaines espèces animales comme les rongeurs, les reptiles (oiseaux surtout) et les poissons. Effectivement, les corticostéroïdes libérés dans le sang les tuent sans cause apparente si le stress est chronique (bruit, environnement étranger). Ou encore, lors d'une réaction aiguë, le cœur lâche lors d'une tachycardie (facilement observable chez les rongeurs).
Si tu as des questions physiologie sur le symphatique/parasympathique et leur médiateurs chimique, ou leur anatomie hésite pas (sur les humains de préférence lol).
Oh je m'éclate à lire les posts de wilaya avec tous ces détails physiologiques.
Je vois que le stress a bien été défini, j'orienterai ma réponse sur la dualité primitif/humain en ce qui concerne ce facteur particulier de chaque espèce vivante.
Le stress est une réaction d'adaptation à l'environnement. Comme l'a souligné l'auteur, les organismes stressés meurent sous le coup de la pression de cet environnement; mais ce n'est pas tout. Ceux qui survivent à ce stress et parviennent à s'accommoder à leur milieu de telle manière que le stress disparaît complètement sont selectionnés pour la survie. La peur est la réaction de fuite face à ce stress; la "colère" est la réaction de combat qui vient d'une violence animale sélectionnée par l'évolution parce qu'elle permet de survivre face aux prédateurs.
Les qualités humaines que tu met en avant (introversion, morale, justice, plaisir, amour...) sont effectivement spécifiques à l'homo sapiens mais elles découlent d'une adaptation soit nécessaire (l'amour, la morale par exemple pour vivre entre nous car la protection des congénères permet d'augmenter ses chances de survie); soit subséquente et dans ce cas, c'est une "amélioration" naturelle de ces instincts (l'introversion, par exemple, est une conscience de soi, la conscience de soi est un dérivé de la conscience de l'environnement qui a elle même émergé pour permettre la survie dans ce même environnement).
Je pourrais te donner tout les exemples du monde parce qu'il y a des milliers de qualités que l'on pourrait qualifier de purement humaine même si elles dérivent principalement des qualités animales qui ont perduré au cours de temps parce qu'elles sont les plus utiles à la survie des espèces.
Par conséquent, il n'y a pas d'opposition entre notre côté primitif et notre côté humain mais une complémentarité. Nos émotions ont évolué, nos instincts ont évolué et notre conscience a évolué mais au final c'est une amplification de ce qui existe déjà dans le règle animal (notamment chez les mammifères évolués); amplification sélectionnée parce qu'elle a permis la survie de notre espèce, sa continuité et son évolution. Mais ces bribes d'instinct animal sont toujours là et peuvent même être déformé selon les évènements : la peur irraisonnée (comme certaines phobies) résulte d'une réaction "primitive" causée par une faculté purement humaine (conscience de l'objet de la phobie et peur de cet objet) puisqu'un animal qui comprends que quelque chose ne peut lui faire de mal n'aura plus peur alors que l'homme peut encore avoir peur de chose dont il ne devrait pas avoir peur.
Pour l'histoire des baleines échouées; je n'en connais pas la cause donc je ne saurais te répondre sur ce point.
"Maintenant ces réactions sont-elles néfastes? Non, elles participent au développement et sont primordiales dans l'interaction de l'homme avec son environnement. Sans ces réactions l'homme ne pourrait tout simplement pas faire face aux imprévus quotidiens, impotent devant le moindre aléas. Certaines théories vont même jusqu'à insérer le stress à l'origine de toutes actions devant une situation particulière. "
Comme toutes les autres réactions du corps (émotions, douleurs,... ) ce sont des signaux importants qui permettent à l'individu d'effectuer une compensation pour son esprit. Autrement dit, pour faire face aux différent troubles mentaux et physiques, l'esprit va se servir de son corps comme un moyen de satisfaction.
L'organisme est un instrument qui va permettre à l'être d'exister. C'est pour cela qu'il est nécessaire de lui fournir de l'énergie (Alimentation, sport, repos,...) pour combler la volonté d'un l'esprit en quête de connaissances.
d'un esprit* j'ai du mal bon sang...
Entièrement d'accord avec Loosfoufou.
En fait ce que vous appelez réactions primitives semblent être un cortège de réflexes évolutifs qui gênent l'adaptation chez l'homme actuel plus qu'ils ne la favorisent.
La psychologie se charge assez bien de décrire, et, ultimement, de prédire nos comportements en étudiant l'homme sur la base de ses déterminants animaliers.
Dans son application pratique, on relève notamment la psychologie-morale, qui rappelle à l'homme le déterminisme,je dirais organique, de ses actions. Un cas spectaculaire d'application serait celle qu'en a fait Arendt, en s'opposant au jugement d'Eichmann, un fonctionnaire du régime nazi. La philosophe avait rappelé qu'un homme n'agit pas que selon ce qui lui semble le plus juste, qu'il se soumet à facteurs sociaux extérieurs tel que le lui impose sa condition d'animal.
D'autre chercheurs en psychologie morales expliquent les limites du modèle éthique d'Aristote par le biais de la condition biologique de l'homme. C'est ce qu'ils font le plus, en fait, expliquer comment agit l'homme d'après des réactions biologiques étudiées.
De même, les psychologues en bureau accordent la majorité de leur temps à déterminer les causes de réactions dites animales, et de processus inconscients d'ordre purement biologiques. Le stress et la dépression en font parti, ils verront les sources dans la vie du patient de telles dérèglements.
Cela me donne envie de parler du psychiatre mais je m'arrête là.
Oui oui ça s'appelle l'atavisme même si ce dernier peut englober plusieurs autres mots ![]()
Non l'atavisme c'est une autre histoire ; de ce que j'ai pu comprendre c'est un gène en dormance qui s'exprime à nouveau chez un individu. Mais ce n'est pas du tout fondée génétiquement ni même observable, contrairement aux notions avancées sur ce topic.
En génétique le gène silencieux existe, et peut s'activer chez la descendance ; mais attribuer des comportements complexes à la seule expression d'un gène c'est, selon moi, incongru.
Merde que je me relis des fois j'ai honte : je voulais dire en cabinet privé, pas bureau et désolé pour les fautes...