Ok ok, on peut aussi y réfléchir sans faire les marioles, non ?
Bon, Untel glisse sur une peau de banane, c'est drôle, tu rigoles. Trente secondes passent, Untel ne se relève pas, tu ris encore ? Cinq minutes se sont écoulées, Untel s'est fracassé le crâne sur un trottoir, il est mort. C'est toujours aussi drôle ?
Ton exemple, inachevé, est donc l'illustration de cette question que je me pose "le comique est-il une "objétisation" de son sujet ?" ici de l'être humain. Tu rigoles car tu n'imagines pas un seul instant que des conséquences graves sont possibles.
Tu seras d'accord que si c'était ton bébé qui chutait sur un trottoir, près de la route, tu ne rirais pas non plus ? Ce seraient toutes les conséquences possibles qui te viendraient d'abord en tête, inhibant tout aspect comique.
Ça c'est la deuxième question. La première, c'était d'essayer de comprendre ce qui fait que parfois, le comique a cette capacité de rendre les choses plus tragiques. Par exemple, Untel meure en glissant sur une peau de banane et en faisant rire tout le monde, je trouve ça plus tragique que de le voir mourir percuté par une voiture.
Merci malgré tout, ça me fait écrire autour du pot et recentrer mes pensées. Donc tu aides, même si ce n'était pas ton intention héhé