Donnez votre avis sur une partie d'un truc que j'ai écris en style "romanesque" à la Proust
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Le déchirement psychologique entraîner en moi par la multiplicité des possibilités pouvant résultés à l'issu de mon choix m’effrayais ; ou plutôt pour ne pas dire qu'une fois découvert, m'aidais à m'égarer – et ici, je ne parle pas que de « l'égarement artistique » que je savoure en en parlant (par l'écriture notamment), mais bien de cette absence d'esprit dont on ne jouit que trop peu, de ce ravissement par l'imaginaire. C'était ce choix que je me devais confronté, et qui bien-sûr chers lecteurs vous restera inconnu, car l'idée même d'un choix est une proie à la curiosité, et la curiosité lorsqu'elle reste sur sa faim, à l'habitude de comblé son manque de réalité par l'imaginaire, lui-même purement subjectif ; vous ne m'en voudrez donc pas de favoriser la capacité qu'a votre esprit à fuir le réel pour le créer. « Alors tu as choisis ? » me répétait ma mère ennuyée ; et tout en restants silencieux, je me contentais de croiser son regard et de découvrir l'expression de son visage assez rapidement pour ne pas qu'elle eut le temps d'apercevoir la mienne. La raison qui me poussais encore à ne pas choisir, au-delà de l'hésitation, c'était mon besoin de conservation ; en effet, choisir une de ces deux options serait comme abandonné l'autre, alors que durant le processus de réflexion entraîné par le choix, tout reste possible. Les deux alternatives comptent. Choisir finalement ne se résume qu'à détruire – à éliminer – une partie de sa vie au profit d'une autre ; l'homme ne se trompe pas lorsqu'il ne choisit pas. Pourtant un fataliste dirait que l'on ne choisit pas, et que tout (comme le dirais Jacques) est déjà écrit « là-haut ». Mais pourquoi si tout était déjà écrit, l'auteur de notre vie aurait-il prit la peine de mettre en scène l'illusion d'un choix – comme celui auquel je faisais face à l'instant même –, si ce n'est que pour faire croire à l'homme qu'il possède un libre-arbitre sur son propre destin, alors que même cette pensée, avait déjà été prévue. Dieu ne créé-t-il pas plutôt pour laisser vivre ?
Logiquement, à défaut de me précipiter dans une de ces deux options et d'abandonné l'autre, je préfère les vivres toutes les deux plutôt que d'être contraint d'avoir un destin prévisible ; mais après mûre réflexion, mon désir de conserver la totalité des options – qui constituaient le choix auquel je devais faire face – en en choisissant aucune, finissait par devenir lui-même une nouvelle option, l'impossibilité étant une possibilité, mon dessin d'être imprévisible par rapport à mon destin (que je suis théoriquement censé créer) devenait en un sens, lui aussi prévisible. Et alors que ma mère continuait de me brusquer car comme pressée par le temps (lui aussi imaginaire d'ailleurs), cet étrange sentiment de pression qui agissait déjà en moi tout à l'heure, finissait par se répercuter sur mon propre organisme, et comme une éponge remplit d'eau que l'on presse, je transpirais.
« Bon temps pis je choisis à ta place ! » elle change d'interlocuteur, et réplique « - excusez-moi monsieur, je vais vous prendre celui-ci » maman tend à Mr. ***** un des deux objets qui faisait parti de mon dilemme irrésolu. Je compris alors que lorsqu'un être à un impact direct sur la vie d'un autre (et sur ses choix), c'est uniquement parce que cette même personne réceptrice de l'impact, en a – même inconsciemment – désiré l'idée.