J'ai toujours voulu écrire une PHENOMENOLOGIE DE L'ANUS !
L'anus est une béance au sein même de l'être. En tant que béance, il est le néant qui expulse l'être transitoire vers un devenir de décomposition. Cela signifie que l'anus est donc une béance de l'être qui en tant que néant transforme un ersatz d'être en un futur néant passé composé. Cela indique une structure en somme toute singulière dans l'Être : l'anus s'exprime sur le mode de projection-néantisation. En tant qu'en-soi incapable de se projeter, il est pourtant contre toute attente, ce qui projette l'être vers une néantisation du futur antérieur. Si l'anus est une projection en soi sans être un projeteur pour soi, il y a néanmoins un élément corrélatif qu'on peut écarter de cette enquête sur la structure ontologique de l'anus, c'est que sa projection appelle un projeté sans même que l'anus ne puisse se le donner en projet. Ce néant projeté depuis le futur antérieur l'être n'est autre que le devenir néantisé de l'être, je ne vous le cache : tout simplement l'étron. Comment ne pas voir dans l'étron la solution qu'a trouvé l'anus pour transcender le futur composé de son passé néantisé ? C'est une question à laquelle nous ne pouvons échapper. Mais pour répondre à cela, il nous faut tout d'abord comprendre comment l'étron représente, en tant que produit de l'anus et remplissage de la béance constituée par ce même anus, l'inconditionné de toute pénétration trans-phénoménale.