En ce qui concerne la liaison entre essence et existence j'ai ma petite idée. Ce qui est important dans cette problématique c'est de définir les choses, et ce n'est pas chose facile que de définir l'existence et l'essence.
N'empêche que pour entamer une analyse à l'image de ce que ces deux concepts nous inspirent, nous déterminerons leurs liaison.
L'existence est pour moi toute chose qui interagit avec ce qui la transcende. S'il n'y pas contact de deux objets entre eux et entre ce qui les entoure, aussi minime soit il et sous d'infinies formes, l'un n'existe pas pour l'autre et même qu'ils n'existent pas radicalement. Si un corps est imperméable à son monde, qui connait intrinsèquement des effets contingents, sans aucune forme d’échange avec ce qui est en son dehors, il n'existe pas, ou il existe QUE pour lui même.
En ce qui concerne l'essence des choses, je dirais que l'essence est ce qui caractérise fondamentalement le sujet. Par exemple l’essence pour une créature vivante, c'est la vie. S'il n'y pas la vie en elle, il n'est pas raisonnable de dire que c'est une créature vivante.
Maintenant pour ce qui est de déterminer ce qui a précédé entre l'essence et l'existence la problématique est intéressante puisqu'elle me portera à déterminer si l'essence d'une chose connait l'existence... Si on démontre que l'essence d'une chose ne peut être sans exister, alors on montre implicitement que l'existence devance l'essence.
Si l'essence existe, il est clair que sans exister l'essence n'est pas et qu’implicitement l'existence devance l'essence. Mais est-ce raisonnable que de dire que l'essence existe ?
Supposons donc que l'essence précède l'existence. Alors il y a certainement dans un ordre de réalité intangible à notre esprit, l'essence. Une question s'impose rapidement, est-ce que cette essence est avec d'autres ordres de réalités ?
Ici l'ordre de réalité détermine tous ce qui a la même nature d'être que l'essence, nullement une réalité existante. Si c'était le cas ça serait clairement absurde vu notre postulat.
La question ici, je la reformule, est est-ce que l'essence interagis en n'importe quelle forme d'interaction avec quelque chose qui n'est pas elle ?
Pour moi c'est là où il y a toute la beauté de la problématique. Puisque si on réfléchie bien, on devrait imaginer un système où il y a des formes précises à l'image de l'essence qui engendrent d'autres formes différentes à l'image de l'existence. Ce qui nous pousse à vouloir faire le chemin inverse, qui est de revenir de l'engendré vers l'engendrant. Et essayer de percevoir si il y a bien avant l'engendrant, c'est à dire ce qui existe, quelque chose qui a engendré l'essence et qui a une toute autre forme... Cela peut sembler abstrait mais ça me semble pertinent, et je le crois, il y a forcément une autre forme de réalité qui a devancé l'essence, et que donc l'essence a bien interagit avec celle ci, et que tout cela implique que l'essence existe (ce référé à la définition de l'existence donnée), et que donc il est logique de dire que sans existence, il n'y est d'essence.
Tout cela bien sûr est à prendre en considération et doit subir une critique, mais je tiens à préciser le dernier point, qui est la forme de ce qui a engendré l'essence, pour clarifier.
Il est pour nous intellectuellement difficile de concevoir d'autre forme d'existence. On ne connait que ce qui est matériel, et immatériel. Qu'ils soient visibles ou invisibles. Mais on ne considère jamais une autre conception des choses. C'est à dire quelque chose qui puisse avoir une nature sous forme "d'information" ou autre. Et que cette forme citée, est l'information de l'essence. Ici bien sûr, le mot information est extrêmement pauvre, mais c'est celui qui exprime le mieux ma pensée.