Amajry, interpréter de ma part une quelconque agressivité est déjà donner bien de l'intérêt à cette situation, je ne faisais que constater deux choses: ton incompréhension de l'utilisation de cette formule dans ma cdv, et d'autre part l'inutilité de l'utilisation de l'analogie ici. En effet, l'auteur ne prétend pas ne pas comprendre la citation proposée mais demander un avis dessus, l'analogie ayant plus une fonction pédagogique/explicative que commentatrice (sauf si il y a effort explicatif dans le commentaire ce qui semble à la fois essentiel pour un commentaire et n'est ici bien entendu, pas le cas) je crois qu'il est bien juste de signaler qu'elle est inutile.
Je ne crois pas non plus en une binarité du monde qui tendrait à croire que tout est bien ou mal. Ainsi, il n'y a pas de mal et je n'ai jamais parlé de mal, que de pure inutilité. (Je parle bien dans mon premier post "d'intérêt" et bel et bien rien d'autre, je vois pas pourquoi il y a nécessité de faire intervenir la question du mal ici)
Dès lors, persiste et signe c'est tout à fait dans ton droit, mais ça ne change rien à la situation objectivée n'est-ce pas ?
Au delà de ma réponse elle-même inutile pour diverses raisons elles-mêmes inutiles à développer je me dois pour combler cette inutilité pour justifier mon post par une réponse à l'auteur.
Ca m'a rappelé instinctivement une autre citation mais qui n'a pas grand chose à voir. Dans la question de la méthode et du projet effectivement elle est tout à fait intéressante et rappelle assez bien cette image de la difficulté de la réalisation du projet. Ce que je veux dire c'est qu'on a souvent tendance en philosophie (et surtout au XXème siècle en fait...) à conceptualiser le projet comme ce futur, structure bâtarde entre être et non-être. (Ce qui n'est pas et pourtant à une intention de se réaliser, il me semble que c'est bien le futur) Mais je crois qu'on oublie bien trop souvent l'impulsion de réalisation de ce projet. Puisque la mode est aux analogies sur ce topic, faisons en une que tout le monde connaît en philosophie (et même ceux qui n'étudient pas la philosophie !) c'est-à-dire l'allégorie de la Caverne. Je me suis toujours demandé en voyant cette ascendance vers la contemplation philosophique absolue révélée par un autre que moi (quelqu'un vient nous délivrer des chaines de la caverne) qui était le premier a avoir effectué cette ascension et au final quelle impulsion avait pu le délivrer de ces chaînes.
Retransposé dans un cadre qui n'est plus très métaphorique, ne serait-ce qu'en philosophie, quelle impulsion a donc pu nous pousser à étudier à ce point la rationalité de l'homme ? J'ai trouvé quelques éléments de réponse qui seraient un peu longs à poser et démontrer mais malgré ces éléments, je suis encore bien loin de trouver une réponse à cette phase de l'allégorie que nous propose Platon. Je crois pour le coup que l'analogie peut bien se faire et plus encore que la citation que tu proposes pose ce problème dans une telle situation. Quel était le premier pas qui a mené a cette omniprésence de la contemplation philosophique antique ?