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Citation

Sacre_Bobby
Sacre_Bobby
Niveau 7
25 mars 2014 à 20:56:08

J'ai aujourd'hui vu une citation que je trouve très intéressante: "Même un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas."
Qu'en pensez-vous?

Amajry
Amajry
Niveau 10
25 mars 2014 à 21:19:26

Prends exemple sur Nymphomaniac, la nymphomane en question se dépucele et ne l'oublie pas, elle couche ainsi avec énormément de personnes. Ici les centaines de personnes correspondent au voyage de milles lieues et le dépucelage au premier pas.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 25 mars 2014 à 21:35:27

Tu m'expliques l'intérêt de l'analogie Amajry ?

Amajry
Amajry
Niveau 10
25 mars 2014 à 21:40:12

Et puis pourquoi pas ?

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 25 mars 2014 à 22:13:35

Parce que ma cdv invite à tout autre chose et que tu sembles bien incapable de le comprendre.

En l'occurrence à moins que tu me prouves le contraire ton propos est une analogie sans intérêt pour élucider cette citation, c'est bien la seule chose que je te fais remarquer.

Amajry
Amajry
Niveau 10
25 mars 2014 à 22:27:04

Pourquoi être si agressif ? Oui c'est une analogie facile et, peut-être, inutile mais je ne vois pas où est le mal. Donc je persiste et je signe : Et puis pourquoi pas ?

Terminator_Man
Terminator_Man
Niveau 9
26 mars 2014 à 01:07:27

Je ne vois pas où est la subtilité, en gros tout à un début, pour un jour faire mille lieux (donc atteindre un certain objectif), il faut d'abord avoir fait un premier pas (donc commencer), c'est une citation du type "le chêne à un jour était un gland"
Une autre interprétation possible selon moi est de dire qu'avant d'arriver à toute chose il faut d'abord entreprendre, donc une citation du type "qui ne tente rien n'a rien".

bubuche87
bubuche87
Niveau 10
26 mars 2014 à 08:22:32

moi je connais plutôt la version "même le plus grand des voyages commence par un petit pas".
Et j'ai toujours trouvé que c'était assez clair : au bout d'un moment ça ne sert à rien de faire de grands projets sur la comète, si vous ne comptez pas vous "abaisser" à les réaliser. C'est bien de rester au bar en sortant des yaka-faucon ("il n'y a qu'à", "il faut qu'on") mais si derrière vous ne vous sortez pas les doigts du trou ça ne sert à rien.

Et pour une (bonne ?) analogie, c'est probablement ce que les mecs qui ont fait les chemins de fer (je pense aux états unis) ont du se dire. Parce qu'entre le fait de poser 1 m de rail et imaginer qu'un jour ça puisse traverser le continent, faut avoir l'ambition des petites gens et l'humilité des grands.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 26 mars 2014 à 13:21:02

Amajry, interpréter de ma part une quelconque agressivité est déjà donner bien de l'intérêt à cette situation, je ne faisais que constater deux choses: ton incompréhension de l'utilisation de cette formule dans ma cdv, et d'autre part l'inutilité de l'utilisation de l'analogie ici. En effet, l'auteur ne prétend pas ne pas comprendre la citation proposée mais demander un avis dessus, l'analogie ayant plus une fonction pédagogique/explicative que commentatrice (sauf si il y a effort explicatif dans le commentaire ce qui semble à la fois essentiel pour un commentaire et n'est ici bien entendu, pas le cas) je crois qu'il est bien juste de signaler qu'elle est inutile.
Je ne crois pas non plus en une binarité du monde qui tendrait à croire que tout est bien ou mal. Ainsi, il n'y a pas de mal et je n'ai jamais parlé de mal, que de pure inutilité. (Je parle bien dans mon premier post "d'intérêt" et bel et bien rien d'autre, je vois pas pourquoi il y a nécessité de faire intervenir la question du mal ici)

Dès lors, persiste et signe c'est tout à fait dans ton droit, mais ça ne change rien à la situation objectivée n'est-ce pas ?

Au delà de ma réponse elle-même inutile pour diverses raisons elles-mêmes inutiles à développer je me dois pour combler cette inutilité pour justifier mon post par une réponse à l'auteur.

Ca m'a rappelé instinctivement une autre citation mais qui n'a pas grand chose à voir. Dans la question de la méthode et du projet effectivement elle est tout à fait intéressante et rappelle assez bien cette image de la difficulté de la réalisation du projet. Ce que je veux dire c'est qu'on a souvent tendance en philosophie (et surtout au XXème siècle en fait...) à conceptualiser le projet comme ce futur, structure bâtarde entre être et non-être. (Ce qui n'est pas et pourtant à une intention de se réaliser, il me semble que c'est bien le futur) Mais je crois qu'on oublie bien trop souvent l'impulsion de réalisation de ce projet. Puisque la mode est aux analogies sur ce topic, faisons en une que tout le monde connaît en philosophie (et même ceux qui n'étudient pas la philosophie !) c'est-à-dire l'allégorie de la Caverne. Je me suis toujours demandé en voyant cette ascendance vers la contemplation philosophique absolue révélée par un autre que moi (quelqu'un vient nous délivrer des chaines de la caverne) qui était le premier a avoir effectué cette ascension et au final quelle impulsion avait pu le délivrer de ces chaînes.

Retransposé dans un cadre qui n'est plus très métaphorique, ne serait-ce qu'en philosophie, quelle impulsion a donc pu nous pousser à étudier à ce point la rationalité de l'homme ? J'ai trouvé quelques éléments de réponse qui seraient un peu longs à poser et démontrer mais malgré ces éléments, je suis encore bien loin de trouver une réponse à cette phase de l'allégorie que nous propose Platon. Je crois pour le coup que l'analogie peut bien se faire et plus encore que la citation que tu proposes pose ce problème dans une telle situation. Quel était le premier pas qui a mené a cette omniprésence de la contemplation philosophique antique ?

Duplessis
Duplessis
Niveau 10
26 mars 2014 à 16:42:05

En quel sens entends-tu "contemplation absolue" ?

Pour moi la "contemplation absolue" évoque la fascination, donc le contraire de la philo : je me laisse happer, cesse de me poser des questions, je soumets ma raison et ma liberté ?

En tout cas oui, quel déclic nous a permis d'accéder à la rationalité ?, c'est une question passionnante.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 26 mars 2014 à 16:55:52

"Même un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas."

:d) Tout à un début.

:d) Même une action insignifiante à un moment où elle est faite peut changer le cours de notre vie.

:d) Il faut toujours débuter quelque chose pour l'atteindre et non d'attendre qu'elle se fasse d'elle même.

C'est ce que je vois dans le décodage de cette citation.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 26 mars 2014 à 18:03:52

Ah bon Duplessis ? (et au passage ça fait plaisir de te revoir)
La fascination résulte d'un étonnement et il me semble bien que l'étonnement philosophique est la base de tout déclenchement rationnel.
J'entendais pas ça par contemplation qui pourrait à la limite avoir un sens religieux mais que j'entends ici comme pure recherche de l'objet, pourquoi pas une fascination oui, face à l'être, l'Idee dont parle tant Platon.

Alflo
Alflo
Niveau 6
26 mars 2014 à 19:15:24

:up: pour habashanaberetz

Duplessis
Duplessis
Niveau 10
26 mars 2014 à 19:27:26

Ah, il faut s'entendre sur le mot mais pour moi la fascination évoque les Gorgones. Cela pétrifie, empêche de vivre. Donc à mon sens toujours, la philosophie peut nous libérer, au contraire, de la fascination (amour passion, narcissisme, attrait maladif pour le pouvoir, l'argent ou les objets de consommation).

La philo conduit me semble-t-il à pouvoir remettre en cause ses croyances. Donc elle est ne va pas de paire avec une pétrification.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 26 mars 2014 à 20:34:12

Tout à fait effectivement. Je ne sais pas si l'on peut tant parler de fascination face aux Gorgones, bien sûr, Méduse a été absolument magnifique mais elle a tout de même fini un panier de serpents sur la tête. Ce que je veux dire c'est que par contemplation j'entends clairement cet état de pur observation mêlée à une recherche de la nature de l'objet contemplé tout en portant une fascination sur sa nature oui, mais surtout pas une fascination pétrifiante ! Une fascination bel et bien admirative, si tu me le permets, contemplative.

Mais la question au fond n'est pas là dans l'interrogation que je posais, c'est bel et bien cette interrogation du premier homme impulsé à sortir de la caverne qui m'interpelle, pourquoi, qu'est ce qui lui a au final soufflé ce premier pas ? Peut être une recherche de cette contemplation poussé par une intuition. Bref on va pas entrer dans les détails je voudrais pas ennuyer des membres avec des questions un peu complexes mais c'est une question véritablement fondamental je crois. Le premier pas de cette odyssée philosophique !

Duplessis
Duplessis
Niveau 10
27 mars 2014 à 09:24:41

Je pense que les prémisses de la philo existaient déjà à la Préhistoire.

Dès que l'homme a développé des mots pouvant exprimer des réalités inconcrêtes,il a dû se poser des questions.

Après, il faut bien dire que l'on en vient souvent à chasser les ombres pour... croire en d'autres ombres. C'est en partie pour cela, à mon sens, que les religions se sont développées et ont évolué.

Même Platon avait ses ombres. J'aime son système (pour ce que je crois en comprendre !) car il est une métaphore du manque structurel chez les "parlêtres" que nous sommes.

Mais Platon semblait croire REELLEMENT que nous étions dans une sorte d'absolu avant la naissance. Alors que d'après Freud cette idée d'absolu nous vient de notre situation de petit d'homme d'avant la maîtrise du langage. Bon, tu me diras à raison que Freud aussi a certainement ses ombres. :)

Ce que je trouve intéressant, entre parenthèses, c'est que tu évoques la cause qui aurait pu initier la philosophie dans l'esprit humain. De la part d'un déterministe comme moi ce ne serait pas étonnant mais si tu crois en une liberté absolue, tu devrais penser que la philo aurait pu naître de notre esprit dans un surgissement tout à fait indépendant ? :-)))

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