Tu veux dire : comment, dans la course à l'acquisition d'être, rattraper ceux qui ont plus de valeur (acquise ou innée) que moi ? Je me demande si au lieu d'essayer de faire ça, il ne vaut pas mieux tenter de se connaître soi-même, pour reprendre un philosophe peu connu nommé Platon, c'est à dire connaître sa place dans le cosmos.
Si l'on veut concourir quoiqu'il en soit, je crois qu'il faut modifier ses conditions d'existence pour se séparer des déterminants qui nous ont empêché d'être numéro 1 jusqu'à présent, et s'aider d'autrui.
Dans "L'art de la prudence", écrit par Baltasar Gracian (livre qui donne la solution au problème que pose l'auteur), on peut lire, inscrite par Schopenhauer (traducteur), la phrase suivante : "Seuls les riches héritent, les pauvres n'ont pas de parents". Cette phrase, qui résume bien l'idée du livre, rapproche l'héritage économique de l'héritage (tout court); et je crois qu'en effet, comme le dit Derhek, tout est lié, que se sont les conditions matérielles d'existence de l'homme qui le déterminent, et pas l'inverse, mais qu'une fois que l'on a pris conscience de ça, une amélioration est possible.
En acquérant un capital financier (en plus de s'éloigner de la nécessité et donc des considérations primaires) on gagne un statut social et la possibilité d'acquérir auprès de son nouvel entourage un capital culturel que l'on aurait acquis nul part ailleurs.
En prenant exemple sur quelqu'un à capital social et culturel élevé, on peut singer ses codes, comme le font les nouveaux immigrants qui cherchent à adopter les moeurs pour s'intégrer.
C'est à peu près, en partie, plus ou moins ce que dit Gracian dans son bouquin. De la tune, donc, c'est la condition nécessaire à tout (même "ces mecs" sans tunes, ne vont pas loin).