En fait, pour qui maîtrise un peu l'allemand, Hegel est plus facile à lire "dans le texte" qu'en traduction, car c'est toujours les mêmes mots-clés logiquement construits qui reviennent dans le texte original (avec des variations), tandis que les traducteurs français sont plus ou moins obligés d'inventer à chaque fois de nouveaux termes pour rendre compte des nuances de la pensée de Hegel (avec tout l'effort de concentration que cela exige du lecteur, qui doit comprendre et retenir presque par cœur les différents termes). Mais ces nuances sont plutôt claires et visibles à l’œil nu dans la langue allemande, qui profite d'une flexibilité bien utile pour l'élaboration des concepts.
Là où dans la langue de Hegel il suffit de changer la place des mots dans la phrase pour exprimer clairement une nouvelle idée, il faut en français trouver un tout nouveau mot...
Je pense qu'on devrait enseigner l'allemand dès le plus jeune âge et qu'en Terminale on devrait lire tous les philosophes dans le texte 