Je reprends cette métaphore qui à mon avis s'applique bien à ta question.
L'existence d'un être qui aurait conscience d'être (comme nous autres êtres humains
), qui dispose du langage (comme nous autres êtres humains
), qui connaît des émotions - colère, amour... (comme nous autres êtres humains
), qui serait tout puissant, invisible, éternel, qui aurait tout créé...
C'est au moins aussi étonnant et peu croyable qu'il y ait un éléphant rose actuellement dans l'appartement de mon voisin.
Or, il me semble que l'attitude qui consiste à ne pas croire à la présence de cet éléphant rose tant que l'on ne m'a pas apporté de preuve qu'il existe est la plus raisonnable.
Donc, tant que je n'ai pas de preuve, je pense que Dieu n'existe pas. Il se trouve que je n'ai toujours pas de preuve.
J'ai même plutôt des indices du contraire (la Shoah, la souffrance des Palestiniens, la myopathie chez les enfants, la science qui explique que l'on n'a plus besoin de Dieu pour expliquer l'origine de la vie et son évolution, le grand nombre de religions différentes : tous les croyants sont sûrs d'avoir raison, or ils disent des choses contradictoires (hindouisme, bouddhisme...), donc certains se trompent forcément, donc ils peuvent croire qu'ils ont raison et se tromper, donc pourquoi ne seraient-ils pas tous dans l'illusion ?, la petitesse de ce que les religions représentent : l'humain a vécu 3 millions d'années sans entendre parler de Jésus ni de Mohammed, l'univers, lui, a existé depuis 15 milliards d'années...)
Donc je ne crois pas que Dieu existe. Donc je suis athée. Donc l'athéisme existe.