le bonheur ?
Je vous écoute !
La vie ![]()
| holla - aujourd’hui à 22:00
| La vie
Laquelle ?
Celle qui permet (ou pas) le bonheur.
On peut vivre sans bonheur, mais on a besoin de la vie pour l'atteindre.
Pourquoi placer le bonheur sur un piédestal ?
la jouissance
Si tu prends le problème sous cet angle holla alors la réponse est la puissance au sens spinoziste, moteur de vie et de liberté coïncidant à ma vertu et l'accomplissement de mon bonheur
DarkSmooth Voir le profil de DarkSmooth
Posté via mobile le 4 décembre 2013 à 23:14:04 Avertir un administrateur
Si tu prends le problème sous cet angle holla alors la réponse est la puissance au sens spinoziste, moteur de vie et de liberté coïncidant à ma vertu et l'accomplissement de mon bonheur
On peut vivre sans "accomplir son bonheur", non (Je parle selon Spinoza bien sur)?
Sinon je suis peu calé sur la pensée des auteurs, je pensais que le concept de "puissance" était intrinsèquement lié à Nietzsche ?
On peut, mais tu déplaces la question, je peux vivre une vie de merde. l'idée de spinoza se poursuit sur cette espèce de suite logique qui tendrait à croire que l'homme qui perdrait toute puissance et donc tout potentiel de liberté se suiciderait logiquement
Le suicide est donc clairement un acte non libre dans cette perspective.
"que ceux qui se donnent à eux-mêmes la mort sont des impuissants, vaincus par des causes extérieures en désaccord avec leur nature" (Ethique, Livre IV scolie de la proposition 18).
Et évidemment l'idée de puissance renvoie à Nietzsche, sauf que mon chéri, Spinoza est un précurseur de la pensée nietzschéenne. Et le concept de puissance est profondément spinoziste. ^^
que veut dire important ?
Pour en revenir à la question posée, que la vie soit bonne ou mauvaise n'est pas le sujet. Le simple fait que l'on en ait besoin pour atteindre le bonheur me fait penser qu'elle est plus importante que lui. Que son enfant soit heureux dans sa vie semble important à tout parent bienveillant, mais comment pourrait-il être heureux si on ne lui a pas donné la vie ?
Pour ce qui est de la suite logique de Spinoza, il parle de "nature", la nature de l'homme serait donc d'être heureux ? Je vois mal comment cela peut être sa nature étant donné qu'il recherche le bonheur dans un cas( et on peut penser que le principe d'une "nature" c'est de ne pas avoir la chercher) et dans l'autre cas ne parvenant à l'atteindre il en vient au suicide . Il semble donc courir après sa nature en permanence ![]()
Non, c'est juste que tu ne sais pas lire. (sans offense hein sincerement)
La nature d'un homme spinoziste n'est ni d'être heureux ni je ne sais quoi, c'est d'avoir pour devenir en puissance (dans une perspective un peu nietzschéenne ou même aristotélicienne ^^) l'accroissement de sa propre puissance dont la valeur nulle correspond au suicide.
Sans puissance, pas de vie.
Ensuite l'homme a aussi pour nature d'être submergé par ses passions/fluctuations, en trouvant une constance j'augmente ma puissance, je découvre et j'apprends à devenir raisonnable.
Je dirais, l'éthique, le respect de l'autre. Mais comme ils sont liés à mon bonheur...
Quant au mot puissance, je le trouve chargé de connotations dérangeantes en français.
Si on y voit quelque chose comme "mu par l'élan de la vie, je FAIS ce que je peux", au sens où :
1) J'accepte mes limites,
2) Ce que je peux faire, je le fais vraiment,
Alors ça me semble bien.
Même chez Nietzsche, tant qu'il paraît y voir de la puissance de création, d'inventivité, de vie cela me parle mais mais quand il délire sur les sur-hommes (ce qui signifierait, même si l'auteur n'emploie jamais le mot, qu'il y aurait des "sous-hommes"), je ne le suis plus tout à fait.
"Mais quand il délire sur les surhommes (ce qui signifierait, même si l'auteur n'emploie jamais le mot, qu'il y aurait des sous-hommes)"
C'est un contresens littéralement immense que tu fais alors soit tu as lu Nietzsche de mauvaise volonté, soit tu n'as aucune d'idée de ce qu'est l'entelechie aristotélicienne et le rapport au zôon et tu n'as jamais lu une page de Arendt, soit tu es un moins bon lecteur que ce que je pensais, je suis même assez étonné que tu aies saisi ça seulement.
Plutôt que de faire de longs discours, Arendt a écrit un merveilleux opus "Conditions de l'homme moderne" qui traite de cette question chez Aristote et renvoie juste totalement à l'idée nietzschéenne d'un surhomme. C'est simple, homme comme animal générique recoupé à sa vie biologique
homme épanoui et affirmé en tant qu'homme, surhomme parce qu'entelechie accomplie.
Il y a un vaste axe teleologique dans l'oeuvre de Nietzsche et je pense profondément que lire Nietzsche sans aborder Spinoza et Aristote c'est brasser du vide de toute évidence. En tout cas pour comprendre cette dimension de finalité.
Bref, même si je ne supporte pas quand necro croit braver le "politiquement correct" je vais le faire aujourd'hui (attentiooon), dire qu'il y a des surhommes n'implique pas qu'il y ait des sous hommes, simplement que le surhomme est l'homme dans sa finalité et que les autres sont soient en progression, soit des non hommes, rien de plus que des animaux biologisés réduits à ce caractère biologisant sans exploitation d'un potentiel humain et conscient.
J'entends cela DarkSmooth mais je te parle "connotation" du mot.
Je sais pertinemment que Nietzsche aurait méprisé, par exemple, les nazis qui ont cherché à le récupérer.
Mais dans le Zarathoustra, par exemple, on trouve dans certaines phrases une sorte d'exaltation, disons une insistance, qui me semble suspecte, non de vouloir "écraser physiquement" les faibles mais de fascination pour l'idée de "domination".
Mais tu as raison, il faut que je me mette à Spinoza et d'abord, à Aristote.
DarkSmooth > Tant que je le crois et que je ne le fais pas, je ne risque pas grand chose, je suppose
Laisse moi au moins étendre ta perception toujours un peu trop universitaire à mon goût. Je n'ai aucune idée de ce qu'est ce zôon et je n'ai pas du lire grand chose d'Arendt, mais ça ne me serait pas venu à l'idée de suggérer l'idée de sous-hommes chez Nietzsche, pour les raisons que tu as données, par ailleurs.
Une fois de plus, je ne vois pas en quoi ignorer plus ou moins les idées des prédécesseurs d'un philosophe et pire celles de ses commentateurs nous empêcherait de comprendre les propos (brasser du vent oO). Les types écrivent des bouquins entiers autour d'une ou deux idées qu'ils étendent comme ça leur chante, un seul écrit est déjà suffisamment riche pour expliquer le contexte dans lequel les pensées sont exposées, ne parlons même pas de la portée d'une oeuvre (presque) complète.
Franchement, surtout pour un type comme Nietzsche, c'est peut-être intéressant d'étudier son travail dans une succession et un contexte philosophique et idéologique plus général, mais c'est quand même un type qui tranche pas mal avec son temps, alors je pense qu'il faut relativiser ta suggestion.
Salut Necro_13,
Honnêtement, autant je pense que l'on peut saisir des choses de Nietzsche, profiter de sa pensée stimulante dans nos vies, sans avoir lu des "précurseurs", autant je veux bien croire que l'on rate des trucs et risque qq contre-sens.
Dans un domaine que je connais mieux, par exemple, l'analyse, je sais que celui qui attaquerait Lacan sans maîtriser Freud n'y comprendrait pas grand'chose.
De la même façon que d'avoir lu L'Existentialisme est un humanisme sans rien connaître d'Heidegger et en ne me basant que sur de vagues souvenirs de propos de profs sur Hegel, j'ai sûrement raté des trucs ![]()
Duplessis a répondu à ma place necro. Il est ridicule de penser pouvoir saisir l'ampleur de l'oeuvre de Nietzsche, Husserl, Heidegger, Sartre, Merleau-Ponty... sans avoir examiné leurs prédécesseurs.
Tu peux les lire, et heureusement y picorer quelques idées, mais ça s'arrêtera là.
Et Duplessis, connaissant assez bien (enfin assez bien, c'est déjà une vaste prétention vu l'ambiguïté et l'ampleur de son oeuvre et ses rapports ambigus entre les branches de la philosophie) l'oeuvre de Sartre, je peux te dire que l'EH n'est pas une oeuvre qui nécessite trop de pré requis pour être lue.
Ce n'est qu'une réponse (comme il l'indique en début de conference) aux marxistes, chrétiens... ou tous ceux qui n'auraient pas compris le sens de l'être et le néant.
Par contre, lire l'être et le néant sans avoir des bases sur l'idée d'epistemo chez Husserl ou de l'ontologie heideggerienne c'est impossible. La encore c'est ambigu étant donné que Sartre a un style très particulier et revient sans cesse sur les termes (d'où un aspect parfois lourd dans l'oeuvre) jusqu'au point d'intituler un chapitre Hegel, Husserl, Heidegger (dans la deuxième partie il me semble après avoir exposé sa thèse sur la temporalité) ou il revient sur ses distances avec eux et la manière dont il est évidemment passé par leur plume.
Mais le problème de l'EH est plus du ressort de sa légitimité dans l'oeuvre de Sartre que de ses références me semble t-il
Plus important que le bonheur:
Le bonheur en ayant une vie qui n'est pas néfaste pour les autres.
Encore mieux
Le bonheur en créant du bonheur pour les autres et en le partageant.