Selon moi il serait préférable que les humains aspirent à de très fortes et durables amitiés ouvertes aux relations sexuelles plutôt que de s'entêter à croire en « l'amour éternel. »
En ce sens je pense, sans toutefois en être sûr, que ma position rejoint celle du forumeur Duplessis.
Ce genre de positions commencent, semble-t-il, à être défini comme étant de « l'aromantisme. »
Concernant « l'amour » que les parents portent à leur enfant et vice versa, honnêtement j'ignore quoi en penser. Selon moi c'est grandement instinctif et il y a un risque que cela « aveugle.»
Dans le Mythe de Sisyphe de Camus, lorsqu'il commence à parler de Don Juan, il y a un passage m'ayant profondément marqué où Camus dit que les mères ont des cœurs sec :
« Il y a plusieurs façons de se suicider dont l'une est le don total et l'oubli de sa propre personne [...] Ceux qu'un grand amour détourne de toute vie personnelle s'enrichissent peut-être, mais appauvrissent à coup sûr ceux que leur amour a choisis.
Une mère, une femme passionnée, ont nécessairement le cœur sec, car il est détourné du monde
[...]
Nous n'appelons amour ce qui nous lie à certains êtres que par référence à une façon de voir collective et dont les livres et les légendes sont responsables. Mais de l'amour, je ne connais que ce mélange de désir, de tendresse et d'intelligence qui me lie à tel être. Ce composé n'est pas le même pour tel autre. Je n'ai pas le droit de recouvrir toutes ces expériences du même nom [...] Il n'y a d'amour généreux que celui qui se sait en même temps passager et singulier.»