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Je crois que la question soit de savoir ce que tel dieu pensait du bien ou du mal. Ce que l'auteur affirme c'est que sans dieu, il n'y a pas d'absolu concernant les notions de bien et de mal.
En effet -pour faire très vite- si il n'y a pas de Dieu, il n'y pas de transcendance et si il n'y a pas de transcendance il n'y a pas d'absolu. Donc "le bien" et "le mal" n'existent pas. D'où -pour cette raison mais aussi pour d'autres- le titre de l'ouvrage de Nietzsche : Par delà bien et mal.
Et donc, en bon gros malin qu'il est, l'auteur nous explique de manière péremptoire, comme Dostoïevski -et des millions...milliards ?- de glandus avant lui, que "Si Dieu n'existe pas, tout est permis". Tout est permis ! C'est à dire qu'il n'y a plus de critères permettant de juger -légalement- les actions d'autrui.
Alors certes, il n'y a pas de bien et de mal dans le paradigme athée, mais il y a du bon et du mauvais, i.e un ressenti positif ou négatif de la personne qui reçoit.
Et il y a consensus sur ce qui est bon ou ce qui est mauvais pour l'être humain, sans avoir besoin des notions débiles de bien et de mal. Un des avantages de cette vision des choses, c'est qu'on ne risque pas de se faire décapiter pour avoir eu des relations homosexuels ou emprisonner pour avoir embrassé sa copine sur facebook.
Concernant les jugements judiciaires : on ne traite pas dans un tribunal du bien et du mal(en France on ne fonctionne pas comme dans les tribunaux musulmans) mais de ce qui est permis et de ce qui ne l'est pas. Et sans dieu, tout n'est pas permis. Voler, tuer, etc, c'est interdit, parce que c'est écrit comme ça dans le code pénal. C'est pas le premier clodo venu qui va rendre un jugement en se levant le matin, mais quelqu'un qui met en application les principes juridiques qui sont ceux de la république.
Donc ce n'est certainement pas la logique athée qui est absurde, mais la logique religieuse. En effet, si Dieu existe, tout est permis, puisqu'on n'a de compte à rendre qu'à Dieu, étant donné que la vie d'après est la phase la plus importante de la vie -"Seul Dieu me jugera", disent les cas sociaux- et que Dieu pardonne tout, à part le blasphème pour Jean-Dieu-chrétien et shirk pour Jean-Allah.