Ce qui précède la pensée critique est pure croyance contemplative. Et généralement le sujet est tellement baigné dans cette croyance, que tout son raisonnement va se porter uniquement par elle. Se libérer de ses chaînes est non seulement extrêmement difficile, mais dangereux, puisque le sujet peut carrément se perdre lui même.
Cette dernière lui a conféré depuis son jeune âge tout le chaud d’une vérité qui satisfait sa nature de curieux. Se défaire d’elle ne se fait pas brutalement, mais graduellement, dû au rejet instinctif du sujet face aux conséquences divergentes du doute. Commençant par une étincelle murmurée, elle s’amplifie tel un feu de forêt. On est au début dans le déni, celui du dogmatisme, et à travers le naturel humain, c'est-à-dire son penchant à la connaissance, on commence à étudier le dogmatisme sans rejeter le déni, puis après étude on s’ouvre dans le dogmatisme, et on prolonge sa pensée jusqu’à atteindre le point du doute imparfait.
Le déni, autrefois maître, se trouve sujet à l’analyse rétrospective. Ce qui le conduit généralement à être annihiler, puisqu‘après coups on accepte cela par et pour le dogmatisme. Le but est effectivement de recréer un déni encore plus solide et rationnel que l’avant. Mais comme vu, on est toujours dans le dogme. Et pour se défaire de celui-ci, le meilleur moment est lors du doute imparfait.
On devra semer le doute dans toutes les parties du raisonnement, incluant notre forte nature qui engendre la solidité du dogmatisme, donc rendre le doute imparfait parfait. Là vient une phase importante est irréversible. Celui du point culminant où règne le néant dans la croyance. Subsiste seul l’individu face à son Moi qui se cherche.
Comment maintenant se fera l’analyse du sujet pour acquérir une idée clair et distincte ?