Plop à toi, Syndication !
Le problème, c'est qu'académiquement, le terme "conscience" est polysémique !
Il y a la conscience dite "morale", qui est la connaissance des notions de bien et de mal ;
la conscience dite "cognitive", terme qui remplace ce que les philosophes anciens appelaient "l'âme" ou "l'esprit", et que, depuis quelques années, les chercheurs ont remplacé par le terme de "cognition", qui peut être entendu comme la présence du sujet au monde et sa capacité à la connaître, à se reconnaître lui-même à le comprendre (ce qui englobe donc l'intelligence, la capacité d'analyse et de résolution de problèmes...),
et par extension, la capacité d'attention (je suis conscient du danger, conscient du camion qui arrive alors que je voulais traverser la rue, je suis conscient de la présence d'un escargot que je vais éviter de piétiner, ou de la gêne occasionnée autour de moi quand j'éternue un plein milieu d'un examen...) et la connaissance de notions abstraites (je suis conscient de la complexité de la conscience humaine...)
Il y a encore la conscience entendue comme état d'éveil, opposé à l'état de sommeil, par exemple (avec des expressions comme il/elle a perdu conscience /est inconscient(e), lorsqu'une personne s'est évanouie.)
Pour une définition (quasi)exhaustive, je te conseille de te reporter sur cette page : http://www.cnrtl.fr/lexicographie/conscience