Le nombre d'atomes dans l'univers est fini, le nombre d'interactions entre ces atomes est fini, le nombre de lois qui régissent ces interactions est fini. Ce que la science peut faire faire à des atomes est donc fini également. La science, la connaissance, le progrès, toutes ces choses ont une fin. Elle est extraordinairement éloignée de nous, et peut-être l'univers lui-même se sera effondré avant que nous y parvenions. Mais elle existe.
Si les connaissances sont limitées, on serait tenté de dire que l'imagination, elle, est sans borne. Mais c'est faux. Notre imagination est le produit de nos neurones. Nous en avons un nombre défini, qui établissent chacun un nombre défini de connexions, qui chacun peuvent transmettre un nombre fini de signaux différents. Les profondeurs et limites de notre imagination sont insondables à l'échelle d'une vie, mais elles existent.
L'humain sera donc ultimement limité dans son progrès par ce que permet l'univers et par ce que permet son imagination. Le progrès a donc une fin.
De même, on pourrait dire que sans rien inventer, on pourrait améliorer. Par exemple, on faisant des ordinateurs de plus en plus puissants. Mais là, même avec l'aide d'une singularité technologique (ce qui reste hypothétique), le nombre d'atomes serait l'ultime frontière.
Nos connaissances augmenteront probablement toujours, mais la Science et le progrès connaissent une limite, certainement inatteignable, mais existante.