Je tiens à prévenir d'emblée que je vais plutôt laissez divaguer mes pensées de façon brute, et décrire un peu ma vie dans les choses qui vont suivre.
Aujourd'hui, journée tumultueuse. Souffrant d'une dépression depuis... je sais plus en fait. J'ai commencé un traitement depuis 6 mois, à base de Venlafaxine (effexor). Jusqu'à vendredi, j'ai remarqué que tout allait mieux, qu'il y avait une sorte de lumière au bout du tunnel. Mais ce jour-là, tout a commencé à sombrer, après une discussion, et depuis ce moment j'ai besoin d'être seul, ou du moins que d'être entouré des plus proches. Mais bref, je raconte ma vie. Aujourd'hui, j'étais aller à Verviers (Ville belge) avec des amis, et dès le matin j'ai remarqué que ça allait mal se tourner, j'allais mal dès le début. On m'a demandé ce qui n'allait pas, mais je ne savais pas, j'étais fatigué. Je voulais même pas y aller en fait, mais j'ai quand même y été, pour leur faire plaisir. On prend le train, on arrive dans la ville, on marche tout doucement pour aller jusqu'au cinéma, et là je quitte le groupe, j'en avais marre, je n'en pouvais plus, et je suis simplement retourné. Ils ont continué leur chemin. Une fois arrivé à Welkenraedt, pas de bus. Pas de parents, pas d'amis, et pas de GSM chargé. Je me mets donc en route à pied. Sauf qu'il y a un souci : Je dois passer par deux nationales.
Et maintenant vient plutôt mon questionnement, cette chose qui m'a étonné, enfin, pas vraiment, mais m'a choqué plutôt. Chaque voiture passait à une vingtaine de centimètres de moi, certains regardaient, d'autres détournaient le regard. Mais personne ne s'est arrêté. Mais plutôt klaxonner, pour me prévenir d'aller sur le côté. Ce n'est pas tout, le pire était quand 3 types dans un VW qui ont klaxonnés, pour se moquer ouvertement, en me montrant les doigts d'honneur.
Je me poses plutôt une question, est-ce que l'aide du prochaine existe encore? Parce que ce phénomène social, d'ignorer les gens en nécessité, que ce soit proche ou éloigné, et si on y apporte de l'attention, c'est pour s'en moquer, ou de faire remarquer qu'ils sont en besoin... comme si ils ne le savaient pas.