Oui, j'y étais aussi à cette épreuve...Facepalms et rires nerveux au moment où la salle a retourné le sujet face visible.
Perso j'ai considéré que la formulation absolue ("la cause" et pas "la cause de...") pouvait nous inviter à réfléchir dans 2 directions : soit, trouver une cause qui se suffise par elle-même (cause absolue, cause première etc., le thème de l'année c'était quand même la métaphysique), soit, réfléchir sur l'usage fait par l'homme de la notion même de cause. Les deux sont liées, puisque la deuxième piste viendra sanctionner la première.
Première partie : vers une cause de plus en plus autosuffisante et absolue, avec Aristote et Spinoza. La deuxième : remise en question de l'usage de la causalité, avec Hume, Kant : promotion épistémologique mais non métaphysique de la cause. Troisième partie : réfléchir sur la causalité dans un monde non-scientifique, notamment celui du sujet : en reprenant Spinoza, Kant, avec un peu de Merleau-Ponty, réfléchir sur la capacité du sujet à se constituer comme cause (la liberté), montrer que le débat déterminisme/liberté est une fausse question. Conclure en disant que la notion de cause éclate devant la complexité et la diversité des facteurs en cause. Mais l'homme continue à rechercher "la" cause malgré tout : derrière la quête de la cause se cache le désir métaphysique.
Les sujets très larges comme celui-ci ont le désavantage d'être désarçonnants, mais l'avantage de permettre pas mal de liberté : comme ça, plusieurs copies très différentes pourront être bonnes, ce qui n'est pas forcément le cas avec une question plus restreinte.
J'espère que les résultats seront bons, pour moi, pour l'auteur de ce sujet et les autres qui ont passé ce concours ;). Courage les gars !