L'universalisme c'est penser l'ensemble comme un tout dont l'identité est valable inconditionnellement à la fois en chaque élément et dans les relations entre eux.
La méthodologie c'est l'application cohérente d'une logique propre structurante.
La méthodologie universaliste c'est l'appréciation de chaque élément observé, indifféremment de ses conditions endogènes ou exogènes, par le truchement d'une valeur exprimée en soi comme explication et raison.
Ce sont mes définitions, peut-être en avez-vous d'autres. À travers elles, on peut en faire une application concrète :
L'universalisme républicain donne le citoyen comme un être, considéré en dehors de toutes les valeurs qui le touchent et qui ne le touchent pas, libre, l'égal d'autrui, et fraternel. Il est producteur de ses propres droits, par le seul fait qu'il est et ne dépend d'autrui que pour leur effectivité.
Cet exemple me mène à caractériser cette méthodologie universaliste sur au moins trois points :
- Elle doit être fondé sur un élément collectif, c'est-à-dire qu'un droit n'est que s'il est partagé identiquement par tous, donc si tout le monde dépend de l'effectivité du droit d'autrui. Ainsi, il suffirait qu'un seul être perde l'effectivité de ce droit pour qu'il ne soit plus universaliste, c'est-à-dire que le droit qui fondait alors l'être devient un non-droit, et l'être un non-être (une chose ou un néant).
- Elle doit aussi être fondée sur un élément individuel, c'est-à-dire qu'un droit n'est que s'il est exprimé à travers une unité indivisible à condition que cet individu ne soit jamais que soi-même, mais toujours un au-delà de l'instant.
- Elle doit enfin être fondée sur un élément d'inconditionnalité, c'est-à-dire qu'un droit est irréductible ne pouvant être compris que dans un ensemble de droits qui constitue une clef de voute où chaque droit exprime son périmètre d'action à travers les autres droits.