La recherche de la quantité est une source de souffrance pour l'être humain mais c'est aussi quelque chose qui est au coeur de sa condition.
Plus de plaisir, plus d'argent, plus de vues sur Youtube, plus d'amis...la recherche de la quantité est un virus qui peut se loger partout. Au détriment de la qualité.
Ce problème n'est pas seulement d'ordre philosophique, il est avant tout issu d'un organe particulier : le cerveau. Le cerveau est une machine à calculer, c'est le cerveau qui multiplie, notamment les connexions neuronales. Un pattern de neurones peut développer énormément de connexion. Le pattern incarne une idée bien souvent, et c'est l'idée qui est multiplié pa. Le cerveau est à l'origine du nombre.
La recherche de la quantité est alors source d'élitisme. La perte de la qualité dans notre rapport au monde se manifeste par une rupture entre le cerveau et le corps, cela se passe au niveau de la relation entre système nerveux périphérique, psychique, et endocrinien. Quand on perd la recherche de la qualité pour rechercher la quantité, on perd en même la qualité de la sensation. Et c'est dans cet élan, de cérébralisation, amenant une déconnexion d'avec son corps, qui a fait qu'homo sapiens s'est relevé. Si homo sapiens s'est mis debout, c'est par rejet de son propre corps (considéré comme étant de la bassesse), c'est pour ne plus ressentir son corps. En marchant à quatre pattes, on doit penser souvent à notre corps, se mettre debout permet l'abstraction engendrant le nombre et le calcul.