Bon, je vais pas te faire ta dissertation car c'est pas mon rôle, et en plus je n'ai pas le temps.
J'ai lu le Phèdre de Platon, mais je dois dire que je n'en ai que de très vagues souvenirs donc à toi d'aller piocher dedans.
Il s'agit donc dans un premier temps pour toi de problématiser la citation.
Pour les arguments qui vont dans le sens de Montaigne, je te laisse chercher, et je pense que tu en as déjà dans tes bouquins (surement dans Platon).
Pour ces réflexion qui vont à l'encontre regarde du côté du Nietzsche. Tout son travail consiste dans la déconstruction dans antinomie classiques qui sont selon lui morales. Dès que deux valeurs s'opposent, il y a un fond moral pour Nietzsche derrière.
Vérité et non-vérité ne s'opposent donc pas de manière absolu. Il s'agirait plutôt de parler de degrés. De plus, si les deux ne sont plus opposés de façon absolu, cela permet à Nietzsche dans certains passages de mettre en valeur le mensonge contre "le vrai" justement. Le mensonge et le masque sont des thèmes importants dans la philosophie de Nietzsche, je te laisse rechercher un peu.
Tu peux regarder chez Kant aussi, avec son impératif catégorique qui interdit le mensonge. Pourquoi ? Car ce qui importe à Kant ce n'est pas le fond de l'action (dans notre cas : est-ce que je mens pour une bonne cause ou autre selon la situation), mais sa forme, la maxime qui dirige celle-ci. Or pour Kant, afin qu'une maxime soit morale elle doit être universalisable. Est-ce que je peux universaliser le mensonge ? Est-ce que je peux dire : je souhaite que tous mentent ? Non. De plus c'est détruire le discours que de dire ça.
Je t'ai donné quelques pistes, à toi de rechercher et de travailler dessus maintenant.