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L'équilibre universalisme-particular isme

laurenthou61
laurenthou61
Niveau 10
15 mars 2013 à 05:46:54

Aristote à bien expliquer l'importance de l'équilibre, et selon moi, il s'agit d'une notion très solide. L'équilibre en toute chose est une nuance essentiel.

Ainsi, en tenant compte de ce postulat, j'aimerais que vous m'aidiez à trouver le juste équilibre entre deux concepts.

Il s'agit de l'universalisme et du particularisme, dans leur sens d'idée. C'est à dire, entre le faits d'avoir des valeurs transcendantes qui justifie l'action, ou bien la détermination de nous-même à travers l'action. C'est le «comment oser penser après Auswtich», faisant référence au génocide rationnel. C'est «la fin justifie les moyens» versus «il y a une limite, même pour une noble cause». Bref, ce sont la base, le moteur des idées politiques avant la 2e guerre, et après la 2e guerre (avec Jean-Paul Sartre, Heidegger, Camus, etc.).

Si l'on croit la citation de Marx «la société crée son contraire», manifestement dans cet exemple là son propos est justifié. Après les idées qui viennent par déduction (par en haut, de la superstructure [influencé et en intersubjectivité avec l'infrastructure... mais bon])), les idées viennent - depuis la tragédie qui fit 50 millions de morts - par induction (de l'interne des sujets).

L'équilibre est-ce dans de « l’universalisme de particularisme», que l'on pourrait traduire : aux valeurs, aux idéaux propres à chacun. Mais dans ce cas, cela constitue encore du particularisme en fin de compte. Pour qu'il y est universalisme d'une idée, tous ou du moins une bonne partie doit l'a posséder, avoir une attirance vers ce puit de lumière. Ainsi, on constate une grande variété des valeurs partout où la démocratie s'installe, ou la diversité des cultures s'impose... et paradoxalement nous observons dans le monde une uniformité des systèmes : la démocratie et le capitalisme en sont des exemples. Nous observons un rapprochement du monde, une réduction des conflits entre états. Est-ce plutôt que l'universalisme de certaines idées, et peut-être ces idées en particuliers, le capitalisme et/ou la démocratie, s'impose par lui-même. Il ne s'insère pas par en haut, mais se propage de l'intérieur. Par intérieur, je parle de matérialisme, d'aliénation : de processus qui sont là, ;a causes des circonstances, à causes de l'environnement tissé par l'histoire, à causes des valeurs inculqués et encrés en soi (aliénation), des valeurs perpétués par des processus tirés de la structure même de la société, c'est-à-dire, par exemple, la valeur de la pudeur et spécialement de la honte sexuelle est encore présente à cause de nos valeurs judéo-chrétiennes qui a marqué des générations -intérieurement, d'une manière si persistante que l'on pourrait dire qu'ils ont été marqué dans leur âme - que l'évolution de la société a pris cette case-là dans leur potion. Ils ont fait leur chemin à partir de l'expérience de nos ancêtres qui nous ont transmis des façons de vivre.

Donc, bien que l'on parle de particularisme, d'autodétermination, il est insensé de dire que l'on est complètement libre. Nous avons des déterminants, des outils à la naissance. Nous pouvons en faire ce que nous voulons, oui. Il n'en reste pas moins que les déterminants de base, ceux de l'éducation, ceux de notre environnement, ceux du hasard des choses, constituent «la fortuna», toutes ces choses dont nous ne pouvons pas contrôler. Mais justement, puisque ce n'est pas de notre ressort, nous sommes «condamner à être libre» de la façon d'agir dans le monde.

Comme vous avez sans doute pu vous en rendre compte, je creuse autour des deux concepts pour tenter de trouver la solution pour les «marier», pour trouver l'équilibre. J'en suis incapable, pouvez-vous m'aider?

laurenthou61
laurenthou61
Niveau 10
18 mars 2013 à 06:01:25

Aide?

laurenthou52
laurenthou52
Niveau 9
29 mars 2013 à 05:20:54

Le siècle des lumières à fait triomphé la raison. Mais les horreurs de la 2e guerre mondiale ont causé un traumatisme. Qu'est-ce qu'un traumatisme, pourquoi cela arrive? Est-ce un phénomène qui remets les bases aux bons endroits, ou n'est-ce qu'une peur irrationnelle?

Nous sommes passé d'une raison plus forte de tout, à une raison limité par l'intrinsèque. Une pensée vers l'extérieure qui s'est, suite au traumatisme, remis en cause et retourné vers l'intérieur.

Ce traumatisme est-il causé par une simple défaillance, de sorte qu'il ne faut pas remettre en cause le schéma originel? Qui plus est, le fascisme allemand était une machine suicidaire irrationnelle, de telles sorte : comment associer l'idéologie «universaliste» à ça, si à la base, ce n'est pas par raison que ces horreurs ont été perpétré, mais à causes des flux moléculaires de divers acteurs. Certes, la planification systématique d'une extermination fût orchestré avec la raison d'obtenir une pureté de la race, de décontaminer le vrai homme des sous-hommes. Il n'en reste pas moins que les conditions nécessaires à l'émergence d'une idéologie de la sorte, étaient-là (désir de vengeance des soldats, difficultés économiques, etc.). Cela reviens au principe de l'intersubjectivité entre les idées véhiculés par la société, et la transformation de ladite société. Nous ne pouvons sortir du gouffre qui enclave nos idées, encadrent nos pensées, qu'avec un esprit fort et imaginatif, de sorte que la masse (le peuple) elle, ne suit que le courant, ne gravite telles que des électrons autour du neutron. S'éloigner de l'idéologie dominante égal à extrapoler. Voilà pourquoi le fasciste est née, les conditions propices à son émergences y était. Par suite logique, la pensée collective s'est dirigé vers l'idéologie que ces conditions mettaient en place. Il s'en suivirent une intersubjectivité, une mutuelle construction entre la société et la pensée dominante. C'est la même chose aujourd'hui avec le capitalisme. Comment osez-nous prétendre être différent? C'est toujours le même schéma, il y a aura quelques personnes pour le comprendre, mais toujours minoritaire face à une majorité qui contribue au schéma sociétale dominant. C'est toujours le même schéma dis-je, seul les concepts changent.

Donc, le fasciste est à la base propulsé par l'irrationnelle, par l'émotion. La rationalité vient ensuite pour justifier un dessin afin d'assouvir cette émotion.

L'universalisme c'est le triomphe absolue d'une raison universelle, d'un modèle sociétal avant l'individualité : c'est l'idée à grand déploiement.

Le fasciste étais-ce une idée universelle à un problème particulier? Car le problème qu'ils attaquait, ce n'était pas des grandes structures directrices de la société, comme le communisme l'était avec l'attaque de l'économie capitaliste. Ils ont pris de façon irrationnels des boucs émissaires à un problème particulier. C'est peut-être là la défaillance de cet universalisme. Si c'était bien de l'universalisme... car vous voyez le danger qui guette : si la cause est particulière, et la solution est universelle, notre société hyperindividualisé procure peut-être des conditions nécessaires à une autre tragédie. D'une autre sorte, car comme dit aupravant, ce qui à dedans la structure change, mais l'intersubjectivité entre les idées et la société reste (tant et aussi longtemps que la société existe). Ainsi, la destruction lente de notre écosystème peut-être, d'une certaine façon, relié à une défaillance.

Car de façon ultimement rationnel, en y allant d'une pensée universaliste, notre système économique est irrationnelle.

-Arsher-
-Arsher-
Niveau 46
29 mars 2013 à 19:00:05

laurenthou52 Voir le profil de laurenthou52
Posté le 29 mars 2013 à 05:20:54 Avertir un administrateur
Le siècle des lumières à fait triomphé la raison.

:d) Ils ont surtout fait triompher le libéralisme et la logique capitaliste, étant eux-même de grands bourgeois. C'est ça qui se cache derrière les grands concepts a priori louables de ce siècle révolutionnaire en Europe (et dans le nouveau monde).

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