Le béhaviorisme ? Très réducteur évidemment.
Le behaviorisme avait été lancé par John Watson, psychiatre américain, en réaction au coté introspectif de la psychologie de son époque (1910-1920 par là). Pour résumer cela consiste à fonder une observation "objective" sur deux type d'élément: les stimuli et les comportements (et le but est de chercher des rapports entre stimuli et comportement). Il faut savoir aussi que Watson bannissait image, mémoire et pensée du vocabulaire du béhaviorisme. Le cerveau n'est qu'une boite noire pour Watson.
Évidemment, le béhaviorisme tel que Watson l'a formulé n'est plus adopté aujourd'hui (et même à l'époque les recherches en psychologie avait adouci la position des béhavioristes) mais une sous-discipline s'est construite en s'inspirant en partie du béhaviorisme, la psychologie cognitive (et le DSM est orienté vers cette discipline et non vers le béhaviorisme strict).
Pour aller vite, la psychologie cognitive s'occupe du traitement des cinq sens, de la mémoire, bref les fonctions de la connaissance du point de vue mental et non du comportement. Assez proche de la neurobiologie.
Le problème de la psychologie cognitive, c'est qu'elle ne tient pas vraiment compte du discours du sujet. Elle aurait tendance à voir les affections mentales comme étant d'origine d'anomalie (lésions au niveau du système nerveux par exemple) physique. Cela peut être le cas, mais dans le cas de psychose ou de névrose cela semble douteux.
On peut penser qu'un tel discours aussi emprunt de biologisme , et surtout s'il tente de rentrer dans la clinique (par le DSM donc), va écraser le discours du patient, c'est-à-dire qu'on va considérer qu'il ne sera pas légitime pour parler de son symptôme (si ce n'est pour établir le diagnostic) puisqu'il n'a pas accès ni à son système nerveux, ni au savoir du médecin.
Au delà du pouvoir économique des laboratoires pharmaceutique, si l'approche cognitiviste est favorisé, c'est surtout du au préjugé que seule une méthode scientifique permet de bien diagnostiquer et de bien traiter les symptômes. C'est souvent avec ce préjugé qu'on cherche à discréditer la psychanalyse et les thérapies qui en dérivent.