Y a une suite à la phrase : "Rien n'empêche d'en comprendre les grandes lignes (bien plus même) avec ces textes."
Comprendre un fonctionnement et le pratiquer, ce sont deux choses différentes.
On peut parfaitement comprendre la Kabbale sans pour autant la mettre en pratique.
"Pourquoi [la lettre] Béth [ב] est-elle bouchée de tous les côtés et ouverte devant elle ? Pour t’enseigner qu’elle est la Maison du Monde. Cela signifie que le Saint, béni soit-il, est le lieu du monde mais le monde n’est pas son lieu. Ainsi ne dois-tu pas lire Béth mais Baït [maison]."
"Comme chorech (שרש) « racine » où le Chin (ש) ressemble à la racine d’un arbre. Quant à Resh (ר), il rappelle le fait que chaque arbre est courbé. Et quelle est la fonction du deuxième Chin ? Ceci t’enseigne que si tu prends une branche et tu la plantes, elle devient un arbre à son tour."
Ca, n'importe qui peut le comprendre (c'est dans le Sefer Bahir).
Maintenant, aller l'appliquer sur d'autres mots hébreux ou pousser ce type de raisonnement au reste du texte biblique, je vous souhaite bien du courage.
Donc, oui, on peut comprendre la Kabbale sans parler Hébreu (preuve en est : c'est traduit en Français !). Mais tenter d'appliquer la Kabbale, de prolonger le raisonnement, sans piger un seul mot d'Hébreu, non.
C'est plus clair ?