Edit: attention, comme d'habitude, mon topic est assez complexe, et demande une certaine concentration pour le comprendre. Je m'attends comme d'habitude à être trollé par des forumeurs qui n'ont pas compris mon écrit.
Les sens ne sont que des amplificateurs d'énergie, mais l'énergie circule malgré tout. Les yeux ne font qu'amplifier le signal photonique (un mécanisme qui a d'ailleurs inspiré la construction des amplificateurs des satellites).
Ce serait une expérience à tenter, mais je suis quasi-sûr que si l'on mettait quelqu'un dans un petite pièce, fermée, sans fenêtre sur l'extérieur et insonorisée. Et qu'on mettait cette pièce dans une grande salle que l'on remplirait de dépressif, la personne à l'intérieur de la petite pièce finirait lui-aussi par être dépressif.
Le milieu dans lequel on est nous influence, principalement parce qu'on y est. L'exposition et les sens amplifie cette influence, mais l'influence est avant tout énergétique.
Sinon, comment tolérer que la danse ou la musique soit quelque chose de Bien ? On en viendrait à dire que c'est une perte d'énergie quand on sait que des gens meurt de faim dans le monde (voir mon autre topic sur l'équivalence entre Action et Bien : https://www.jeuxvideo.com/forums/1-68-191899-1-0-1-0-l-action-faire-le-bien.htm ).
Donc, j'en conclue que ce qui est bien artistiquement, en danse, en musique, sont des mouvements énergétiques qui aide le monde, que ces arts soient vus ou non (même si c'est mieux quand ils sont vus). Qui "porte bonheur", pour reprendre l'expression courante. Cela explique par exemple, pourquoi le Hip Hop a fondamentalement fait baisser le taux de criminalité aux US lors de son apparition.
Car tout simplement, il y a dans l'art création de vie (voir cet autre topic que j'ai rédigé : https://www.jeuxvideo.com/forums/1-65-78127-1-0-1-0-la-priere-un-fait-scientifique.htm ).
Mais plus encore, car on le voit bien, en art, quand on essaye de rationaliser, de décomposer une oeuvre : ça n'a plus aucun sens ce que l'on voit. Pourquoi tel mouvement serait meilleur qu'un autre en danse ? En fait, c'est simple : le Bien que fait l'art se situe à une échelle qu'on ne peut atteindre consciemment, mais tel mouvement permet, comme pour la théorie du chaos avec le papillon qui crée une tornade à l'autre bout de la planète, de contribuer à sauver des vies ou à améliorer la vie, ou plus globalement, à améliorer le monde.
En art, c'est comme si nous étions dans un programme complexe, nous voyons des codes, qui nous semble sans aucun sens, mais nous ne voyons pas que le programme en entier contribue au Bien général du monde, par son influence énergétique et gravitationnelle (oui, je reprends des mots à tendance ésotérique par paresse). Il faudrait retrouver des statistiques, mais c'est pour ça aussi que les sociétés productives en art ont moins de problèmes sociales.
L'Art, c'est prendre les maux du monde à l'envers, car l'Art se base sur ce qu'on ressent de bien, au fond du "coeur" ( = on est affecté à distance par le mal qui existe dans le monde sans le connaître). L'acte artistique répare à distance et plus fondamentalement, il s'attaque à tout les maux du monde en même temps, produit une action, et cette action va tellement être "étalé" qu'il en devient impossible de voir son effet réel. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire. C'est comme si au lieu de réparer chaque chose une par une, on produisait une action tellement spécifique et ingénieuse qu'elle s'attaque à tous les problèmes en même temps (mais attention, je ne dis pas qu'il n'est pas mieux de réparer chaque chose une par une).
Je sais que c'est difficile à croire, car à notre époque on ne croit pas à la "magie", on ne croit plus à l'effet à distance, si ça ne passe pas par une force physique mesurable, ou quelque chose qui renvoie à la complexité de la cognition humaine, du style "oui, c'est bien, parce que cette oeuvre t'a manipulé l'esprit ce qui t'as mis de bonne humeur, et comme tu es de bonne humeur tu vas moins râler à faire ton boulot". En d'autres termes, l'éloge de la désintégration de l'individu. On ne croit plus à l'effet direct par exposition. Dire que bronzer améliore la santé par exemple, c'est devenu limite insultant, si on rajoute pas des explications compliqués à connotation scientifique pour prouver la chose (comme le fonctionnement de la vitamine D).
Mais au bout d'un moment, quand on a suffisamment de preuves, il faut se réveiller et voir le pot aux roses. C'est sûr que c'est agréable de dire que c'est mystérieux et au fond rester scientiste en imaginant des mécanismes physiques qui expliquent tout, mais on peut aussi accepter la chose en tant qu'effet et arrêter les poupées russes des particules quantiques quelque part (qui y'a t-il dans le boson de higgs ? rien ? et pourquoi ?). Ce n'est pas pour rien que la littérature donne une meilleure connaissance des sentiments que l'étude du système endocrinien et des hormones. D'ailleurs, la démarche scientifique n'a mené qu'au computationalisme qui dit que les émotions n'existent pas, sont des erreurs. C'est tellement facile après tout de régler le problème en le faisant disparaître... 