Il demande une définition philosophique, vous lui sortez des opinions, faut lui sortir du concept. Mais je ne suis pas sur de pouvoir t'en délivrer un bien comme il faut, le seul que j'etudie et qui utilise le concept d'aliénation c'est Marx, et je commence à peine, je vais donc un peu spéculer.
Chez Marx, un aliéné se sent étrangé à lui même parce qu'effectivement il n'est plus vraiment lui même, l'aliénation se caractérise par une dépossession de soi, " l'homme est rendu étranger à l'homme " Marx.
Il n'est pas chez soi.
L'aliénation s'accompagne toujours d'un environnement, ou plutôt d'une activité, qui le rend comme tel, le travail par exemple.
L'on a souvent cru que, pour Marx, l'aliénation est une devenir objet du sujet, ce qui est faux puisqu'il s'agit là seulement d'une définition du travail en soi, l'aliénation au travail se caractérise par une perte de l'objet puisqu'elle est l'expression non pas du sujet mais de sa force de travail, alors que normalement dans le travail l'homme se réalise à travers ce devenir objet par l'objectivation de sa singularité, ici ce n'est plus une singularité qu'il exprime dans la réalisation de l'objet mais seulement une force de travail, le sujet en tant que possesseur d'une conscience n'intervient même pas dans l'activité du travail aliénant. D'un point de vu économique, la force de travail peut être vu comme une marchandise, le travailleur donc, il y a là effectivement l'idée d'un sujet qui s'active mécaniquement, comme un objet, mais ce n'est pas cela qui caractérise l'aliénation mais bien plutôt la perte de l'objet, et p'tete bin plutôt un devenir sujet de l'objet, j'ai nommé le capital.
Si il y a un plus grand connaisseur de Marx ici, qu'il vienne me botter le cul puis corriger et redevelopper mes dires.
Il me semble vraiment que c'est le manque de finalité propre au sujet qui met en évidence l'aliénation dans le produit du travail, il est avant tout une contrainte économique pour survivre, la finalité du capitalisme dépasse tout le monde, elle n'a aucun sens puisque aucune humanité, il s'agit la seulement de faire du profit pour le profit. Tous les travailleurs, riches ou pauvres, s'activent pour ne pas lacher un train sans chauffeur. C'est pourquoi je considère que l'aliénation dont parle Marx est propre à la nouveauté du capitalisme dans sa finalité, résultat et protecteur d'un nihilisme sous jacent l'eclectisme des valeurs nouvelles, analogues aux produits de super marché.
Excusez moi si j'écris mal, c'est tout de suite beaucoup plus difficile sur portable, le mien en tous cas.
C'est de qui deuspiter ?