"Mais, d’autre part, il ne saurait se satisfaire de cette forme éminente de la liberté qu’est l’engagement libre et volontaire. Qui se contenterait d’un amour qui se donnerait comme pure fidélité à la foi jurée ? Qui donc accepterait de s’entendre dire : « Je vous aime parce que je me suis librement engagé à vous aimer et que je ne veux pas me dédire ; je vous aime par fidélité à moi-même ? » Ainsi l’amant demande le serment et s’irrite du serment. Il veut être aimé par une liberté et réclame que cette liberté comme liberté ne soit plus libre. Il veut à la fois que la liberté de l’Autre se détermine elle-même à devenir amour – et cela, non point seulement au commencement de l’aventure, mais à chaque instant – et, à la fois, que cette liberté soit captive par elle-même, qu’elle se retourne sur elle-même, comme dans la folie, comme dans le rêve, pour vouloir sa captivité. Et cette captivité doit être démission libre et enchaînée à la fois entre nos mains. Ce n’est pas le déterminisme passionnel que nous désirons chez autrui, dans l’amour, ni une liberté hors d’atteinte mais une liberté qui joue le déterminisme passionnel et qui se prend à son jeu. »
je pense qu'ici, il parle de la liberté qu'on voudrait avoir dans un couple passionnel mais qui, se contredit puisqu'il demande aussi une totale dévotion de la part des deux êtres.
c'est comme dire a une meuf que tu veux bien qu'elle sorte mais qu'elle doit être toujours là pour toi, qu'elle soit accrochée à toi avec des chaînes incassables.
il se demande : qui voudrait d'un amour fidèle, à un amour jurée à l'éternité ? tous le monde veut avoir un minimum de liberté mais ne pas laissé l'autre sans allé.
c'est penser à deux. c'est souffrir. souffrir d'une liberté qu'on donne mais que nous ne voulons pas donner.
il parle de rêve et de folie car cela revient au même : on se croit libre dans son rêve mais nous somme prisonnier de celui ci.