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Liste des sujets

La vérité est une perversion.

Touhoumusic14
Touhoumusic14
Niveau 10
22 juillet 2012 à 08:32:56

Le fait que la jouissance existe a divers intensité dans diverses cultures, dont chacune a une vision différente de la réalité, prouve que vérité et jouissance ne sont pas lié. On peut être complètement dans le faux et jouir. Mais on peut aussi avoir des pensées qui nous empêche d'être heureux, qu'on prend pour vrai.

La jouissance est-il le moteur de la connaissance ? Nous cherchons à apprendre de ce qui nous attire, par conséquent nous nous mentons pas un peu à soi-même quand on dit que l'on recherche une vérité, alors que notre esprit pense trouver une jouissance ? Comme une forme d'auto-défense, pour éviter que notre légitimité à jouir ne soit violemment remis en question par autrui.

En effet, nous n'arrêtons pas de critiquer ceux qui vivent que pour le plaisir en prônant qu'ils sont dans le faux. Mais cette attitude ne réleve pas une forme de jalousie ? Car après tout, trouver la vérité ne nous apporte pas la satisfaction : quand nous trouvons la vérité, nous nous forçons à être satisfait, pour faire correspondre nos attentes à la réalité. C'est comme si la jouissance existait dans notre esprit et que nous nous forçons à nous en priver pour nous obliger à trouver cette vérité, une sorte de perversion.

La mécanique de la question/réponse fonctionne comme la mécanique du désir/satisfaction. Il y a un manque, l'un est un objet une chose, l'autre une connaissance. Mais la connaissance elle, est relatif à l'intériorité, nous avons la possibilité de l'inventer, de "se faire une raison", de laisser tomber la recherche et de décider d'avoir trouvé.

Mais plus encore : croire en une réalité dans le psychisme n'est-il pas la créer ? Si je crois que je suis heureux, automatiquement, je le deviens. Les penseurs refoulent t-ils leur capacité à jouir, dans une forme de masochisme, de perversion, afin d'augmenter leur capacité à désirer ?

Pas consciemment, ni inconsciemment, mais indirectement : se poser beaucoup de question, créent beaucoup de manque. Et donc beaucoup de désir, et donc beaucoup d'insatisfaction !

Touhoumusic14
Touhoumusic14
Niveau 10
22 juillet 2012 à 08:43:16

Et j'ai oublié une chose importante : le problème des penseurs, c'est qu'ils ne recherchent que la vérité, or, on peut tirer de la vérité à partir de détail, par exemple savoir le nombre de page d'un livre, qu'à fait telle personne à telle heure. La recherche de la exhaustif mène tout droit à des vérités insignifiantes, qui peuvent exister partout, et on tombe plus facilement dans le piège quand on se questionne sur des objets qu'on ne voit pas, comme le psychisme, la société, ou l'Histoire, en changeant notre échelle de valeur, en estimant qu'une chose est plus une cause qu'une autre etc.

Touhoumusic14
Touhoumusic14
Niveau 10
22 juillet 2012 à 08:43:48

La recherche de la vérité* exhaustif

Inconnymous
Inconnymous
Niveau 7
22 juillet 2012 à 10:28:53

Je ne penses pas qu'il y ait de vérité, il n'y a que des points de vue.

PS : J'ai lu mais je n'ai pas compris ...

Kogun
Kogun
Niveau 4
22 juillet 2012 à 10:52:55

En effet, tu fais un paradoxe entre ce que peut être la "vérité" et ce qui n'est finalement qu'un point de vue, une opinion sur le monde. La "vérité", c'est un concept que chacun peut s'approprier en l'interprétant selon sa sensibilité : dans la vérité, la raison et le tort n'existent plus, à l'inverse d'une simple opinion qui ne s'appuie que sur une pensée propre à chacun...

"En effet, nous n'arrêtons pas de critiquer ceux qui vivent que pour le plaisir en prônant qu'ils sont dans le faux. Mais cette attitude ne réleve pas une forme de jalousie ?"
:d) Je suis assez d'accord. Mais c'est aussi une forme d'égoïsme que de profiter : le profit entraîne quelque part la chute d'un autre, sur qui l'on compte pour équilibrer les rapports. Si tout le monde cherchait ainsi à vivre, le monde serait une jungle. C'est une forme de reproche légitime donc, mais aussi une forme de jalousie car cela nous invite à réfléchir sur notre place et sur le fait que nous aurions mal profité d'une vie.

"Mais plus encore : croire en une réalité dans le psychisme n'est-il pas la créer ? Si je crois que je suis heureux, automatiquement, je le deviens."
:d) C'est la base de l'optimisme ou du pessimisme. Tout cela est cérébral, mais malgré tout l'humeur est largement influençable par des éléments extérieurs. On peut passer sa vie à voir le bon côté des choses en permanence, dans tout ce qu'il y a d'horrible dans le monde (cf. "Candide" de Voltaire).

"Pas consciemment, ni inconsciemment, mais indirectement : se poser beaucoup de question, créent beaucoup de manque. Et donc beaucoup de désir, et donc beaucoup d'insatisfaction !"
:d) Le désir n'entraîne pas forcément l'insatisfaction. Tu pars du postulat que le manque entraîne le désir de combler ce manque, et forcément ton raisonnement se complète. Mais je pense que les choses ne sont pas aussi simples : se poser des questions, ce n'est pas plus une recherche de la vérité qu'un manque ? Quand à la première partie de ta phrase elle est assez énigmatique : à moins que tu ne sois docteur en neurosciences, je ne vois pas comment tu peux nous expliquer comment une pensée n'est pas consciente (mais indirecte!). On nage dans le flou. Peut-être car tu essayes de noyer ta théorie dans un océan de formules détournées car tu n'en es pas convaincu toi-même ? :-)

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 22 juillet 2012 à 11:59:58

Hier soir,je me branlais et je suis arrivé a la même conclusion que l'auteur

Touhoumusic14
Touhoumusic14
Niveau 10
22 juillet 2012 à 13:32:23

"Mais c'est aussi une forme d'égoïsme que de profiter : le profit entraîne quelque part la chute d'un autre, sur qui l'on compte pour équilibrer les rapports. Si tout le monde cherchait ainsi à vivre, le monde serait une jungle. C'est une forme de reproche légitime donc, mais aussi une forme de jalousie car cela nous invite à réfléchir sur notre place et sur le fait que nous aurions mal profité d'une vie."

:d) Oui, dans un cadre concurrentiel où ce que chacun recherche est limité. Mais c'est souvent par l'entraide, en créant des alliances, qu'on arrive à beaucoup plus de choses. Dans le cadre de l'entraide, tout le monde peut être égoïste et se rendre compte que pour obtenir ce qu'il veut, il a besoin d'aider l'autre. On peut même être altruiste égoïstement, en cherchant à monopoliser la place de celui qui aide tout le monde.

"C'est la base de l'optimisme ou du pessimisme. Tout cela est cérébral, mais malgré tout l'humeur est largement influençable par des éléments extérieurs. On peut passer sa vie à voir le bon côté des choses en permanence, dans tout ce qu'il y a d'horrible dans le monde (cf. "Candide" de Voltaire)."

:d) Je me suis mal exprimé : par "si je crois que je suis heureux", j'entendais plutôt "si je sais", pas en me persuadant mais parce que tout autour de moi m'en convainc, même si cela est faux.
C'est quelque chose qui peut paraître un peu étrange, et difficile à accepter instinctivement, mais le fait que quelque chose soit cérébral, que cela ce passe "dans sa tête", ne l'empêche pas d'exister effectivement, dans la tête justement. Quand par exemple je pense à un souvenir et que ce souvenir me rend triste, il peut arriver que je me dise "j'aurais mieux fait de ne pas penser à ça", car par la pensée j'ai involontairement produit l'émotion. L'optimisme et le pessimiste, comme je l'entend, consisterait à faire comme si de rien n'était, comme si l'émotion n'existait pas. C'est un acte qui vient a posteriori du phénomène intérieur, un acte qui est volontaire et qui peut permettre de calmer le phénomène intérieur, mais qui n'est pas un phénomène intérieur qui peut être volontaire, comme la prise de conscience et impliquer d'autre phénomène.
Dans mon explication, je n'intègre pas l'extériorité, je le sens bien, dis-moi comment tu vois ça de ton côté.

"Tu pars du postulat que le manque entraîne le désir de combler ce manque"

:d) Effectivement, mais je pense que nous recherchons tous à la complétude, que même celui qui recherche l'incomplétude, celle-ci peut lui manquer. Je prend le manque dans un sens subjectif, et non objectif: il est vrai que si il nous manque tel objet chez nous, on peut ne pas s'en soucier. Mais subjectivement, ce n'est plus un manque.

" Mais je pense que les choses ne sont pas aussi simples : se poser des questions, ce n'est pas plus une recherche de la vérité qu'un manque ?"

:d) Ton propos est éclairant : je n'avais pas considéré la question comme un objet objectif. Je crois que je souffre de la maladie de vouloir tout intérioriser, de vouloir tout comprendre...c'est pour ça que j'ai eu le réflexe de voir la question comme étant forcément lié à un désir.

"Quand à la première partie de ta phrase elle est assez énigmatique : à moins que tu ne sois docteur en neurosciences, je ne vois pas comment tu peux nous expliquer comment une pensée n'est pas consciente (mais indirecte!)."

:d) Je suis loin d'être docteur en neuroscience, mais je m'y suis intéressé un peu. Tout ce qui est dans le psychisme n'est pas une pensée, évidemment. Par exemple, à force de trop penser à quelque chose on peut indirectement en devenir névrosé.

"On nage dans le flou. Peut-être car tu essayes de noyer ta théorie dans un océan de formules détournées car tu n'en es pas convaincu toi-même ?"

:d) C'est vrai que j'en étais pas convaincu, comme d'habitude quand je poste un topic j'ai tendance à creuser un peu aveuglément :hap:
Merci pour ta réflexion sur le sujet, ça m'a permis de prendre du recul sur la question :-)

edophoenix
edophoenix
Niveau 36
06 août 2012 à 14:15:52

Hello !

Je ne suis pas d'accord avec ta thèse : TouhouMusic14, car pour moi, la RECHERCHE, non pas de la vérité pure, sans doute, mais -en tout cas- de la connaissance, et l'échange d'idées, c'est une jouissance.
Moi, je suis toujours hyper motivé quand je viens sur le forum pour lire les conceptions des autres et les confronter aux miennes !

Donc, je ne fais pas la différence entre vérité et jouissance. De ce point de vue, j'adhère aux thèses de Platon, pour qui la vérité était la plus grande source de jouissance pour l'esprit.

Il n'en reste pas moins, comme le disent Inconnymous et Kogun, que "LA" vérité n'existe pas. N'est pour moi la vérité qu'une idée en adéquation avec la réalité, mais je ne crois pas en une réalité philosophiquement supérieure (bien que religieusement, ... :-))) ..!)

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