Voila mon texte en Prose... 
Je savais pas ou le poster, donc...
Parfois, les mots sont plus des ponts brisés par la solitude que des passerelles lancées à travers elle. Il y a, dans le langage humain, une de ces nuances vicieuses, qui pousse les mots à ne jamais signifier leur plus intrigante beauté.
Les mots sont leurs propres muses, et leur propre impasse, ils déjouent la civilisation en un théâtre à ciel fermé, ou leur agonie enfantine naît insidieusement en coulisse.
Ils sont absolument tout, engagent l'univers et dénaturalisent l'abstrait, et ils ne sont rien dans leurs passions contradictoires, leur propres tombes qu'ils creusent à coup de lucidité incertaine. Non, ils ne sont rien, et ce sont eux qui nous ont enfantés.
Il y a donc, en nous, quelque chose de pourri, de foncièrement mort, comme une gangrène des mots, un mal obscène qui s'accroche à nos hanches, et qui s’accroît sans scrupules, des que quelqu'un nous tourne le dos.
Les mots, destructeurs et créateurs, se sont fiévreusement conjugués avec cette dégénérescence formidable ; j'ai aimé l'un de ces êtres dérisoires, comme on aime la créature la plus inverse à notre nature, pour fuir le possible ; je lui ai fait l'amour en mots, pendant qu'il se taisait pour noyer nos passé déchirés...
Vous en pensez quoi ?
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Radio Paris ment... Radio Paris ment... Radio Paris est allemand...