C'est que dit Hegel à propos de la conscience : l'objet de la conscience est dans le phénomène conscient une façon d'indiquer le sujet dans le poser. Par exemple, un arbre se dresse dans une vision sous un certain aspect, selon les modalités de la perspective dont la structure appelle le sujet de la perception. Pourtant, celui qui regarde n'apparaît pas dans la vision même si tout en elle l'indique. En ce sens, l'objet de la conscience, l'arbre en question, n'est jamais un pur objet extérieur à la conscience. Je ne sais pas encore comment dire ça mais une espèce de donnée de la conscience, qui se donne comme un objet mais qui est à moitié sujet.
Pour autant, rappelle Sartre, l'objet que la conscience vise, l'objet qu'elle essaye d'atteindre, qu'elle veut connaître (même posséder, voire se confondre), c'est bien cet arbre là devant moi et qui n'est pas moi, c'est-à-dire l'objet transcendant, qui échappe à la conscience, qui lui est totalement extérieur.