Observations qui amènent à la conclusion qu'il existe un certain nombre de corrélations entre l'activité biologique, notamment cérébrales, et les activités relatives à la conscience. On n'a pas encore constaté de conscience se manifester hors de tout cadre biologique ou éléctro-chimique (peut-être voir du côté des intelligences artificielles ?). On vise par là les conditions nécessaires au développement de la conscience, qui rendent son existence. En aucun cas, ces conditions expliquent la vie de la conscience. Il y a seulement corrélations, rapports : quand la conscience fait telle activité, on constate sur le plan biologique tels événements.
Dire que la conscience ne dépend d'aucune condition biologique, c'est aller contre les observations connues. Dire que la conscience se confond avec le corps, c'est négliger son rapport étroit avec la pensée. Pour les philosophes, généralement, elle est plus du côté du corps, mais ne se confond pas avec lui, elle est entre le corps et l'esprit.
Tout comme la conscience ne se confond pas avec moi. La conscience est ce qui me permet d'accéder à mon identité, à une foule de données relatives à ma personne. Elle est une espèce de fonction mentale, un moyen, un outils, bien que très spéciale puisque sans elle, je ne peux prendre conscience de moi et je n'existerais pas en tant qu'individu, sujet auto-constitué. Moi, c'est tout ce qui constitue ma personne et sans quoi je ne vaux rien par rapport aux autres, puisqu'une identité ne s'affirme qu'en fonction d'autres identités. La conscience et moi sont deux phénomènes différents bien que entretenant certains rapports étroits.