Je me souvenais à peine de ce topic
Non, ça ne veut pas rien dire, je vais essayer d'être plus clair (je reconnais que j'ai moi même du mal à me comprendre pour le coup
) : ce que je critique avec ce texte, c'est le genre d'affirmation prétendant que "il n'y a plus rien à découvrir" ou "l'Homme peut tout savoir". D'un point de vue empiriste, le savoir ne vient que des sens, c'est à dire qu'on construit l'abstraction à partir du concret. Le concept de totalité ne peut exister objectivement, car nous ne savons pas tout, car on ne peut pas penser à tout, car prétendre au tout c'est prétendre à la limite de l'Univers.
Quand on sait qu'il n'y a que 4 prises sur un appareil et qu'on branche une prise sur chacune, on peut dire que TOUTE les prises sont branchés. Mais on peut parler de totalité que parce qu'il y a déjà une limite à l'avance. Le concept de totalité est artificiel, c'est l'Homme qui apporte la négation d'infini au monde, c'est l'Homme qui apporte la fin, le néant. Et par ce fait, en excluant le reste de l'Univers dans un contexte on peut y parler de totalité. Mais ce n'est qu'un moyen, la totalité n'existe que sous la prémisse de la délimitation.
Cette délimitation est le moyen de l'objectivité. Nous sommes objectif quand nous délimitons : on est objectif quand on pose des lois, des règles comme les mathématiques, mais cela ne veut pas dire que ces règles fonctionne toujours quelque soit l'endroit dans l'Univers ou le temps. Le problème étant que tout demeure, ce qui est + ce qui n'est pas dans ce que nous savons seulement, ce qui fait que quand nous parlons de tout sans préciser de prémisse délimitante, nous sommes nécessairement dans l'erreur.