Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
"Dormir dans le temps", voilà ce n'est rien qu'une expression que j'ai inventé vulgairement pour décrire une idée. L'idée est ce fait hypothétique comme quoi nous pouvons nous abandonner dans ce que nous sommes, dans ce que le monde est, sans jamais se poser de questions. Bref c'est l'idée de s'endormir en un confort construit de nous-mêmes, en un confort égocentrique, puisqu'il n'existe que pour nous, mais à l'intérieur duquel les choses sont beaucoup plus complexes qu'un simple égoïsme, alors absent. Il s'agit de vivre dans un monde que l'on croit vrai parce qu'il nous importe de le savoir faux même si il le serait. Il s'agit d'un choix de vie sans aucun problème plus beau qu'un magnifique bonheur, sans aucune ignorance plus forte qu'une suprême connaissance, limité mais si vrai en nous.
Alors d'abord, cette idée est-elle vrai, dit-elle avec justice une réalité ou est-elle une représentation éloignée et subjective de celle-ci ? À mon avis c'est ni l'un ni l'autre, puisque tout est nuancé. Il ne doit s'agir ici que d'apposer les bases à une réflexion à la fois décentrée d'un quelconque combat entre cette manière de vivre et une autre, tout en bâtissant une connaissance plus aigüe de ce questionnement.
En effet pourquoi combattrions-nous cette manière de vivre ? Je pense que ceux qui s'impliqueraient dans une haine quelconque envers ces gens-là ne seraient qu'incapables de choisir un choix de vie autre, par faiblesse ou par lâcheté d'abandonner celui dont il a le plus connu, ou par peur de déplaire, de se déplaire, ou de déplaire à ceux dont le jugement est bien trop important pour lui. Enfin bref, chacun fait ce qu'il veut, le but n'est pas de condamner ; c'est de comprendre.
Si nous nous coupions d'abord de l'idée véhiculée par cette intro, je pense personnellement qu'il existe dans notre société plusieurs moyens d'aliénations visant à tromper la conscience collective et surtout à attirer son attention vers diverses attentions dont l'utilité à être observées par des ignorants est principalement à manipuler la-dite conscience, et plus indirectement à faire en sorte que celle-ci n'use pas de son pouvoir décisionnel d'opinion de manière défavorables aux divers plans économiques de gens dont l'intérêt ne doit pas être contrarié par un quelconque rapport qui accuserait d'un moins grand bien-être de la-dite collectivité, dont ils doivent tout de même se servir en temps que main-d’œuvre et qu'agents de prospérités économiques pour eux.
Bref en cela s'est créé est sorte de "volontarisme" de la part de la collectivité qui pourrait être comparé à de l'esclavagisme mais dont les points principaux diffèrent à de nombreux endroits. D'abord le volontarisme dont je parle est essentiellement nourrit par l'idée d'un individualisme prospère, qui n'est pas nécessairement une aliénation puisqu'en occident nous avons bel et bien accès à la prospérité individuelle, (moyennant quelques efforts dans le milieu scolaire, le marché de travail ou la classe affaire, mais sommes toutes il y a bien une ouverture solide à une prospérité individuelle quelconque, selon moi).
Ensuite il n'existe pas dans ce la conscience de ce "volontarisme", ni de roi, ni de tyran auxquelles sont soumis les volontaires. Il s'agit plus d'un choix de vie, commun à bien des gens, et dont l'exploitation agit grâce à une absence de réelle contrariété, alors que dans les modèles d'esclavagismes que l'on connaît il s'agissait plus de contrarier l'esclave par la force physique, tout simplement. Les intermédiaires du despotisme néolibéral ne sont pas forcé à l'être, si ce n'est qu'ils ne connaissent pas de meilleur moyen de vivre que cette recherche de la prospérité individuelle servile aux despotes, mais le fait est qu'ils n'ont pas tord, et que ce n'est que par lucidité qu'ils croient en ce choix de vie.
Alors "Dormir dans le temps" équivaut-il à faire partie de ce "volontarisme" ? Je pense que les deux sont complémentaire, ou plus particulière que nous pouvons peut-être inscrire le "dormir dans le temps" dans une continuité de la personne qui part du "volontarisme" pour se bâtir une situation confortable mais coupée de toutes représentation lucide du présent. Je pense qu'avec le temps, quand nous choisissons de partir dans la direction de la prospérité individuelle, nous finissons par adhérer à tout ces moyens d'aliénations collectives, mais que part notre subconscient qui n'est pas dupe, nous perdons peu à peu notre capacité d'adhérer à ce mensonge, et donc c'est là que nous finissons par "dormir dans le temps".
Voilà l'idée est complète je crois. ^^ Qu'en pensez-vous ?
J'en dis que je vais devoir lire encore beaucoup de bouquins avant de réussir à te comprendre ^^
Je laisse la parole à ceux qui te suivent ![]()
Ce choix de vie de dormir dans le temps, est-ce que c'est une manière de couper de soi même un certain point de vue sur le monde et sa réalité pour concentrer ses pensées sur son bonheur propre ? Alors, c'est un principe individualiste ou collectif? Parce que tu sais, les gens disent tous " l'homme est un etre social, fait pour vivre en groupe" moi je n'aime pas les phares-maximes comme ça tu voit, mais celle-ci c'est un constat, et tu verra qu'a force d'expériences personnelles, elle dit la vérité, la solitude peut construire ou détruire un homme, mais moi je ne pense pas quelle soit bonne...
Alors une focalisation vers un confort, un bonheur sans préocupation, comme tu l'entend, ne permettra pas à ceux qui ont cette vision de prendre quand même un minium d'attention à leur relationel, car la solitude pour beaucoup sa serait pas la rigolade si tu voit cque jveut dire...
Alors, individualiste ou collectif?
C'est une très belle remarque et je dois avouer que j'ai bloque un peu moi-même sur cette question : est-ce un principe individualiste ou collectif ? Je pense que ça l'a de l'importance dans la mesure où si ce n'est pas un principe individualiste, comme tu le dis, alors ce mode de vie serait tout de même basé sur un collectivisme dont les bases, les buts, les causes et les conséquences ne seraient pas essentiellement basés sur un confort de la personne. Nous pouvons alors penser que si l'importance de la collectivité existe en chaque individus, la nature de cette collectivité importe beaucoup moins. Et si même là ce n'est pas le cas, si la nature d'une collectivité a de l'importance aussi pour ceux qui en font partie, alors nous pouvons penser que dans notre société il y a un irrespect de cette importance véhiculé par les mêmes mœurs individualistes dont je parle, et que c'est un peu à contre-courant à notre nature grégaire, que nous évoluons dans une société comme la nôtre.
Pour quoi faire?
Je ne sais pas. Peut-être pour appréhender une réalité inaccessible de par notre incapacité à se rendre compte à quel point les choses sont auxquelles nous tenons sont importantes. Je veux dire par là que nous avons peut-être oublié, ou peut-être que nous n'avons jamais su, notre propre inexistence dans ce qui nous entoure, et jusqu'où elle s'étend. Il n'est pas bien difficile d'imaginer que ce qui constitue la force aujourd'hui de cette absence de manifestation de la pensée personnelle, n'est rien d'autre au fond qu'un doute construit par notre société, qu'un doute a l'égard du rapport individu/société, un doute lucide, mais qui sert de base à une résignation de l'implication individuelle sur la société qui elle, n'est rien d'autre que la conséquence d'une aliénation nourrit par les despotes.
Enfin tout ça est très hypothétique aussi. J'aimerais bien que quelqu'un puisse me démontrer que j'ai tord. Enfin je pense que la réponse du « Pour quoi faire ? » constituerait l'idée d'un volontarisme presque définitif à ne plus agir sur notre propre existence et à laisser des gens construire leur bonheur sur cette absence d'agir, à laisser des gens agir en s'aliénant de leurs agirs, pour être heureux d'un mensonge qui construirait, comme tout mensonge construit obligatoirement, une inexistence pour eux et pour tout ceux impliqués dans cette construction. Bref si nous pouvons résumer tout ce que nous avons dit en une "phrase pylône", ce serait : « La présence d'un repos d'une part quelconque de l'individualité dans les facteurs d'une prospérité collectives, entraîne aussitôt une impossibilité complète pour l'individu donner toute sa présence dans la-dites collectivité » Nous pouvons penser que cela entraîne alors soit : 1) Une collectivité appauvri de toute présence individuelle pleine, entière, véritable et/ou authentique 2) Un décrochage complet de l'individu dans la-dite collectivité.
Dans notre cas je crois qu'elle entraîne un peu des deux. ^^
Tu te demande si tu pourrait avoir tort, moi ce que je pense, c'est que cette idée d'aliénation collective est plus utopiques que probable, puisque, à petite échelle, ce systeme pourrait être stable, mais chaque augmentation du nombre d'adhérants à ce sytème multiplierait encore ses probabilités de s'écrouler
à grande échelle je ne pense pas que se soit possible, surtout quand on le confronterait avec les moeurs d'aujourd'hui qui sont, selon toi, pourries de l'intérieures, mais qui seraient difficiles voire impossibles à effacer...
Je m'explique: Imaginez un petit système communautaire d'homme sur une ile, coupé du monde ( à la Tomas Moore ) dans un petit groupe fermé, chaque individu s'entraideraient mutuellement tout en veillant à un confort de vie satisfaisant tout en ne cherchant pas à améliorer leur condition de facon modeste, comme pour ne pas empiéter ni sur les droits de la nature, ni sur ceux des siens, ect
Ce fonctionnement ressemble à un à un système famillial et partage un peu cette facon de vivre dont tu parle, non?
Imagine alors que sur cette même ile, cette petite communauté soit remplacée par une ville entière, prospère ou pas : Ce regroupement détruirait les principes de vies de la précédente communauté et se rapprocherait inévitablement des fonctionnement sociaux actuels, par la cause du grand nombre, parce que c'est là la nature humaine de base.
Les gens dans cette ville se diviseraient eux même, le fait de l'impossibilité que chacun puisse connaitre tout les autres creuseraient des fossé sociaux et idéologiques, le grand nombre demanderait une gestion de la masse, donc la notion de pouvoir apparaitrait,( l'une des plus ravageuses sans doute )
le grand nombre face et la croissance démographique liée à ce grand nombre demanderaient des améliorations de la vie de tous les jours, donc empiètement sur la nature, apparition du système basé sur l'argent, par la cause de tous les facteurs que je cite, dissentions, écarts sociaux, haine, guerre, mort par épuisement de ressources...
Quelle différence avec notre société à ce moment là?
Après avoir longtemps réfléchi là dessus et regardé en face la nature de notre société, j'ai compris que le nombres est le plus grand ennemi du bonheur et de la recherche d'une construction sociale juste .
Et toi tu voudrait appliquer un système individualiste à grand échelle? Voilà une belle utopie, hélas.... ![]()
La vie est pas aussi simple.
" Et toi tu voudrait appliquer un système individualiste à grand échelle? Voilà une belle utopie, hélas....
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" Après avoir longtemps réfléchi là dessus et regardé en face la nature de notre société, j'ai compris ... "
Je crois aussi que l'incapacité à faire preuve d'humilité par rapport à une chose qui nous dépasse est une mauvaise habitude que l'on voit peu à peu apparaître chez les jeunes gens qui l'adoptent selon moi par réponse à une société où le nombre trop grand fait naître en eux une malsaine impression d'être une "quantité négligeable".
Mais je crois que quand on connaît sa véritable valeur, peu importe que l'on soit 10 ou 10 000. Là où nos deux visons diffèrent le plus, c'est que moi, même si j'admets le caractère profondément grégaire de l'humanité, je lui accorde aucunement le monopole de l'importance. Ce n'est pas parce que nous sommes nombreux que nous-mêmes perdons de la valeurs, penser cela, c'est croire n'avoir pas la moindre valeur, grand nombre ou pas.
Et tout les systèmes despotiques, quels qu'ils soient, avaient en commun de faire naître ce dégoût de l'individualisme et cette universalisation d'un jugement qui ne perçoit plus en rien la qualité d'être humain.
La réalité est simplement que l'être humain de nos jours se sous-estime individuellement parce qu'il ne fait que se comparer à d'autres entités, mais il oubli ainsi à quel point il est unique, à quel point seul l'imaginaire créer l'identique, mais que ce n'est pas l'imaginaire qui l'a créé. Et il oubli ainsi d'être.
Je suis vraiment daccord avec toi ![]()
Je ne te crois pas. ![]()
Quoi tu croit que je te ment,
comme certains gens qui sont limites dans le foutage de gueule?
Sérieux j'ai vraiment lu ce que t'a écrit, c'est intéressant, je pense que t'as du bien réfléchir là dessus quand je voit que ta réponse est très concise ![]()
Ah désolé alors je n'avais aucune raison intelligente de ne pas te croire. ^^
Merci.
(Que dire de plus...)
Alors d'abord, cette idée est-elle vrai, dit-elle avec justice une réalité ou est-elle une représentation éloignée et subjective de celle-ci ? À mon avis c'est ni l'un ni l'autre, puisque tout est nuancé. Il ne doit s'agir ici que d'apposer les bases à une réflexion à la fois décentrée d'un quelconque combat entre cette manière de vivre et une autre, tout en bâtissant une connaissance plus aigüe de ce questionnement.
Pourquoi le contraire d’une réalité avec justice serait une subjectivité?Il faut arrêter de croire que l'objectivité est la clé de la vérité.D'abord explique moi comment fonctionne le comportement avec des mathématiques.Ils n'arriveront jamais.De plus,l'argument objectif,n'existe pas,du fait que la création de l'argument est crée par un sujet.La création se produit alors en tenant compte d'une censure et d'une satisfaction égocentrique.
L'utopie est simplement ce qui n'a pas encore été essayé.
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On le voit actuellement, la société réinvente le rapport de l'individu au collectif
FaceBook, le Web 2.0 posent de manière aiguë la question du Despote "Société"
Le problème de ce Despote est que chacun de nous est une fraction de Lui
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