"Une leçon ?
Tout bon tyran se doit de briser la réflexion en tuant les gens intelligents , et en abrutissant son peuple dans un moule de croyances qui l'empêchera de réfléchir . "
Exactement! c'est ce que dit La Boétie dans Le discours de la servitude volontaire. Il explique qu'à Rome pendant la dictature, les hommes sacrifiaient leur liberté pour un bout de pain et pour les jeux du cirque. Les tyrans abrutissent la population qui ne remet plus rien en cause.
Mais réfléchir n'est pas tout. On peut très bien réfléchir et ne pas agir. En effet, si on réfléchit trop on peut voir les problèmes que nous apporterons la rébellion: la torture ou la mort parfois. Si on réfléchit trop on risque d'avoir peur.
D'ailleurs ce sont les passions qui font agir pas vraiment les idées. Si on réfléchit trop, on ne peut rien faire.
C'est ça aujourd'hui le courage: c'est pouvoir réfléchir, vaincre la peur que nous avons toujours et oser se poser en différent des autres. Il est beaucoup plus confortable de suivre la masse et les dominants qui nous donnent du prêt à penser. On ne réfléchit pas car souvent les choses nous dominent et on se rend compte que l'on est vraiment rien du tout. Quand on est à plusieurs on est plus fort mais aussi plus bête.
Réfléchir c'est se développer soi même, créer sa propre subjectivité. Or la société a toujours tendance à vouloir rendre les gens à peu prés identiques (on peut voir l'exemple extrême dans le meilleur des mondes d'Aldous Huxley où tous les humains sont créés génétiquement et à plusieurs exemplaires). La société a besoin d'uniformité et se construire soi-même en réfléchissant, en ayant ses propres opinions, c'est déjà lui désobéir.