Le mal est dit indéfinissable, ou plutôt, difficile à rationaliser. Il y a une variété du mal tandis que le bien est un, ordonné, uniforme, car de façon abstraite, l'idée du bien c'est l'idée du même, identique à lui-même. Tout cela a été pensé et repensé depuis le début de la philosophie occidentale.
Le mal est divers, d'où la difficulté de le synthétiser en une forme. On a le mal physique, d'ordre sensible, qui nous fait souffrir. On a le mal moral, l'accomplissement inverse d'un devoir et qui représente une faute, qui par définition, nous rend coupable et peut nous faire culpabiliser. Et on a le mal métaphysique de Leibniz, l'imperfection de l'humain qui éprouve sa finitude.
Comment rationaliser cette diversité ? Quel principe gouverne tous ces maux ? Où est l'identique entre la souffrance, la faute et la finitude ?