Heu... Je ne me sens aucunement coupable des évènements qui ont eu lieu pendant les deux Grandes Guerres mondiales car la responsabilité en incombe seulement à nos ancêtres dans le sens où ce sont leurs actes qui ont été en jeu durant cette période. Néanmoins cela ne signifie pas que je ne me sens pas concerné par les enjeux de cette période. La guerre et ses atrocités avaient atteint un tel niveau d'horreur qu'après cela, donc aujourd'hui encore, la conception des choses d'un point de vue morale (donc philosophique) ont radicalement changé par rapport aux conceptions antérieures. Le devoir de mémoire est un héritage de cette période historique : plus jamais une telle horreur. Nous ne sommes pas responsables de ce qu'il s'est passé durant cette période mais nous sommes responsables de ce qui peut advenir. À nous de veiller à ce que cela ne se reproduise plus.
Donc le passé a un impact sur la réalité présente, c'est en mémoire du passé que certaines choses ne peuvent plus advenir.
La phrase de Michelet à re-situer dans son contexte. Il écrit cela en 1855 et pour lui, si ce ne sont pas les Grandes Guerres qui impactent sa vie, ce sont les guerres napoléoniennes qui ravagent l'Europe et cause une chaîne de vengeance entre les différentes nations qui compose le continent. Tel pays attaque l'autre, qui attaque Untel. C'était un engrenage de guerres sans fin et qui usait les populations, qui par un sens de l'honneur désuet (valeur de l'âge féodale), se devait de riposter.