CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

se baser sur les textes?

BreakBeat
BreakBeat
Niveau 9
12 novembre 2010 à 19:56:54

tout d'abord, bonjours, premier post sur ce forum (assez vide apparemment) :)
ma question n'est donc qu'à moitié d'ordre philosophique, et c'est d'ailleurs plus une remarque sur laquelle j'aimerais débattre qu'une question mais bref..

je remarque, quand je débat, que beaucoup de philosophes (pas les écrivains, les philosophes au sens propre) lisent énormément de bouquin, et en tirent leur philosophie, et n'ont donc pas une réflexion purement personnelle mais mélangée...

de mon point de vue, la philosophie doit être personnelle, lire un livre pour s'instruire (comme les textes religieux par exemple), je pense que c'est indispensable si on veux discuter du sujet, mais se baser sur les philosophes écrivains, ce n'est que de la copie, c'est un frein à la réflexion, vous ne trouvez pas? :(

d'ailleurs, d'une pierre 2 coups, un autre sujet similaire, les cours de philo, autant c'est bien quand on parle, autant étudier les auteurs, je trouve ca énervant, ils auraient du appeler ca "étude de la littérature philosophique", à partir d'un moment, je pense plus qu'on puisse appeler ca de la philosophie.. :(
alors, qu'en pensez vous? :-)

____________________
Incompris que je suis :-(
____________________

BDSM
BDSM
Niveau 31
12 novembre 2010 à 21:59:15

On ne possède jamais une opinion purement personnelle ( qu'on aurait construite de A à Z ). Quand tu parles d'opinion personnelle, il me paraît opportun de se demander ce qu'est une opinion personnelle et comment nous avons pu produire ce jugement. En réalité, ce dernier est le fruit de diverses influences et non d'une création pure de nous-même : on est influencé par le contexte familial, par l'imagerie populaire ( les publicités etc. ), les médias, les personnes avec qui on dialogue etc. Nous enregistrons ces diverses données issues de ces influences extérieures à nous, on compile ces sources d'information, on les compare, on les critique en mettant vis-à-vis deux avis opposées et au final on produit le jugement.

Dès lors, il ne me paraît pas judicieux de rejeter les textes, car ceux-ci, en un certain sens, ne font au contraire que rendre notre opinion encore plus personnelle ( tour de force de mon argumentation :o)) ! ). Puisque produire un jugement n'est pas le créer de toute pièce, mais le composer à partir de diverses sources d'information, le fait de multiplier ces dernières nous garantie une pluralité de points de vue, de pouvoir choisir entre davantage d'arguments, et donc de pouvoir produire un jugement bien plus complexe et critique, en un certain plus personnel que si tu limitais tes possibilités en matière d'accès aux sources de l'information.

Quand on lit un livre, on ne fait pas que l'apprendre par coeur et le restituer au moment voulu, on le considère comme un point de vue sur un sujet. On juge cette source de manière critique et on va lier avec d'autres éléments précédemment acquis afin de composer peu à peu une opinion solide. Les livres sont loin de te conformer, au contraire il t'offre la possibilité de pouvoir avoir accès à de multiples points de vue, et donc d'avoir des raisonnements avec plus de nuance, plus d'arguments, moins manichéens etc. Sans compter que généralement les livres permettent de briser les évidences, d'approfondir les notions ( il est souvent amusant de constater qu'on manipule des mots et de concepts, qu'au final on est incapable de définir ^^ ), bref ils nous permettent de forger des raisonnements très poussés, d'apprendre des nouvelles choses et d'articuler nos connaissances de façon cohérente. En définitive, selon moi, émettre une opinion personnelle, c'est articuler ce qu'on connaît afin d'émettre un avis. Notre singularité est dans cette articulation, car jamais personne n'aura eu les mêmes influences et les mêmes lectures que nous.

Pour conclure, je dirais que si nous n'avions pas accès à diverses sources d'information comme les livres et les essais, nous n'aurions pas d'opinion personnelle. Après tout, les régimes totalitaires n'essayent-ils pas de mettre sous leur joug les intellectuels et la production culturelle, afin de justement éviter les opinions personnelles, et permettre une pensée unique ?

BreakBeat
BreakBeat
Niveau 9
12 novembre 2010 à 22:49:50

je suis à moitié d'accord :hap:
je dirais que le point de vue, l'idée de la comparaison, le fait que l'humain n'est rien sans la société (et donc les livres), totalement d'accord :-)

je dirais qu'en fait (oui, je suis pas encore sur de moi, c'est bien pour ca que je parle :hap: ), je critique avant tout le manque d'expérience, rien ne justifie la pensée des autres (sauf bien sur si ils sont tous à dire la même chose)

peut être que ce que je veux dire par là en fait (oui, je m'auto-analyse), c'est que la réflexion devrais être innée, et ne pas apparaitre avec les livres...

pour résumer ma pensée (qui vient et change d'ailleurs de minute en minute :hap: ), je dirais que toute approche de la philosophie devrais venir d'une expérience, que la théorie n'est rien sans la pratique..

sur ce, peut être que tout ce que je dis a déjà été énoncé auparavant, peut être que c'est du basique, ou du grand n'importe quoi, je vais commencer à fréquenter le forum et développer mon esprit (grace à votre aide, bien sur, je l'espère :bave: )

ah par contre, j'aimerais bien continuer sur le 2ème problème que j'ai exposé au début :(

____________________
Incompris que je suis :-(
____________________

BDSM
BDSM
Niveau 31
12 novembre 2010 à 23:58:59

Seulement, pour pouvoir tirer parti d'une expérience, tu dois posséder une théorie de départ qui te permet d'interpréter l'expérience et d'en tirer des conclusions.

Après, tout dépend de ce que tu entends par l'expérience et par justifier la pensée. Si tu entends cela comme les théories doivent se calquer sur les phénomènes, ou provenir de ces derniers, tu tombes dans un des vieux mythes comme quoi la connaissance vraie proviendrait uniquement de l'expérience. C'est assez réducteur, car cela ne tient pas compte du fait qu'on interprète l'expérience à partir de son vécu et de son langage (car c'est ton langage qui permet de mettre des mots sur les sensations visuelles et que celles-ci deviennent compréhensibles ).

Concernant ta deuxième question, tout dépend de comment tu définis la philosophie. Est-ce une science ? Ou une littérature ? Dans les deux, cela sous-entend d'étudier ce qui a été dit avant. Les physiciens doivent d'abord emmagasiner toutes les théories émises avant eux, avant de pouvoir se lancer dans leur propre recherche. Tout comme les critiques littéraires doivent lire leurs prédécesseurs et les grandes oeuvres de la littérature afin de pouvoir établir des réflexions cohérentes sur la littérature.

D'une certaine manière, on n'échappe jamais au besoin de se cultiver et d'étendre ses connaissances, c'est ce qui nous permet d'aiguiser notre réflexion critique. Cette dernière est bien pauvre si on ne la cultive pas, et généralement les débats d'opinion se limitent très vite à des prises de position tranchées sans argumentaire solide ( sans compter toutes les évidences, erreurs de logique qui les parsèment ), bref on ne tire pas grand chose si ce n'est qu'on sait que l'autre n'est pas d'accord avec soi :o)) . Bref il me semble primordial qu'un cours de philosophie mette l'accent sur des auteurs divers afin de vous ouvrir à divers points de vue, que vous n'auriez sans doute pas pu imaginer entre-vous, en ce sens c'est un cours de philosophie, car vous apprenez par ce biais à cultiver votre réflexion critique. Et puis si personne ne vous enseignait cela, je ne suis pas sûr que vous feriez le geste de vous renseigner sur les auteurs :o)) .

Il faut être honnête, on apprend bien souvent beaucoup plus en lisant un livre qu'en discutant avec ses comparses (enfin du moins au lycée, à l'université je ne dis pas, vu qu'on a déjà une certaine connaissance). Après la lecture ennuie souvent les élèves car on n'a pas de réel problématique qui nous intéresse et qu'on a envie de creuser pour y voir tous les tenants et aboutissements. Trouve-toi un sujet qui t'intéresse et quelques livres à ce propos, et tu verras que tu deviendras très vite passionné de littérature philosophique

lunatica22
lunatica22
Niveau 4
13 novembre 2010 à 01:15:24

:d) Est-ce une science ? Ou une littérature ? Dans les deux, cela sous-entend d'étudier ce qui a été dit avant.

Ca résume bien les choses :-)))

Comme dit Nietzsche celui qui cherche la connaissance est réellement, parmi les hommes, un homme parmi les bêtes. Mais encore cela dépend-il de quelle façon il s'intéresse à la culture et dans quel but, mais pour ça je te reporte à Le Gai Savoir.
On retrouve aussi cette notion dans l'Ethique de Spinoza dans laquelle on comprend ("comprendre": objectif de la lecture philosophique) l'attrait qu'on peut avoir à philosopher entre nous plutôt que d'"écouter du vide" comme disait Shopenhouer (lire le livre d'un mort est chez l'"innocent" de Rousseau plus frustrant que se persuader de faire vivre son esprit, comme une fausse jubilation intellectuelle de Rolland Barthes). Zarka en fait aussi une vive critique dans "La destitution des intellectuels".
(désolé d'utiliser des références mais ce même Zarka fait également une très bonne critique de la culture par internet dans son chapitre de ce même livre: "Internet ou la révolution paradoxale", raison pour laquelle je t'invite à lire des livres plutôt que des extraits internet ne permettant qu'à "faire semblant d'être de grands érudits"(p.107).

On ne crée pas sa propre philosophie, on la fonde, on la construit sois-même. Et on remarque qu'après lectures, même si on pouvait avoir sa sois-disant propre philosophie elle était loin d'être correcte.

Pour finir, le récent livre de Michel Onfray (le people de la philo ^^) "La Sculpture de soi" aborde également ce concept de manière assez inédite, et recel de très bonnes idées, bien qu'il soit assez difficile d'accès.

Sous forums
  • Métiers & Orientation
  • Histoire
  • Cours et Devoirs
  • Politique
  • Environnement & Nature
  • Philosophie
La vidéo du moment