Je crois que je me suis mal exprimé, je ne te parlais de changer le monde ou une société,mais plutôt d'un changement en toi-même...
Si la montagne ne va pas à toi, toi tu peux vouloir essayer d' aller à elle.
C'est une possibilité.
Le monde peut être complètement givré, - qui peut dire le contraire impassiblement ? - mais qu'est ce que ça change pour toi, dans ta vie, dans ta personne ?
Personnellement je parle souvent de sujets généraux lorsque j'ai du mal à percevoir des problèmes personnels...
Tu vois ce que je veux dire ?
Je ne veux pas dire que tu aurais des problèmes personnels ou ce genre de niaiseries, comme 'on en a tous'... je veux dire que la vérité ne peut être impersonnelle.
La réalité ne peut être impersonnelle.
Le monde ou une société, ça c'est impersonnel...
Vérité, réalité, c'est des grands mots, mais en fait c'est juste des mots...
Il doit y avoir un sens intime à notre perception.
Et si nous "habitons" nos perceptions, elles doivent être motivées aussi par nous, logiquement.
En d'autres termes ça veut dire : penses plus à toi et moins au monde, car il est juste semblable à ce que tu décris, un leurre dérangeant, un égarement, un miroir déformant, une construction grégaire : et en fait ceci est tout sauf le monde "réel", c'est le monde des hommes en sociétés.
Et je crois qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil à ce propos, et pour de bonnes raisons...
Pour moi c'est la définition même de la société, son rôle complétement assumé par les hommes (inconsciement si tu veux, mais j'en suis pas vraiment sûr), : elle doit nous pousser à ne plus voir que nous sommes mortel en créant toutes sorte de "leurres", mais ces leurres sont aussi ce qu'on fait de mieux en tant qu'être humains, comme l'art, la culture, l'histoire (la mémoire de nos ancêtres), les sciences et les religions, ça aussi c'est des leurres, des constructions qui modèles nos perceptions, et pourtant c'est soit-disant à l'antipode des médias et de la "sagesse populaire".
Un proverbe Taoiste dit que le blanc n'est jamais complétement blanc et que le noir n'est jamais complétement noir...
M.Eckhart disait que le blanc est blanc à partir de la blancheur...
Tout n'est qu'égarement, tout puisqu'on va mourir (un jour?) : dans cette conscience, "immature" comme tu disais justement ( de refus de voir cette vérité en face), le bas est semblable au haut et inversement : où sont passé les valeurs demandons-nous, c'est la mort le seul et unique égarement, et paradoxalement c'est souvent l'amour qui prend ce sens aussi...