En quoi l'existence d'une forme d'aléatoire quelconque rendrait paradoxal l'existence d'un très fort déterminisme ?
Il n'y a strictement aucun paradoxe là-dedans, du moins pas à un niveau scientifique ni à un niveau conceptuel.
Scientifiquement l'aléa quantique est compensé jusqu'à le faire disparaitre dans le monde macroscopique, au point que la physique relativiste et quantique ont du mal à s'imbriquer ensemble étant donné que la première est déterministe de bout en bout et n'admet pas l'aléatoire prévu par la seconde.
Ce problème étant un des soucis des sciences physiques actuelles, et plus ou moins résolu par les différentes théories des cordes et autres du même acabit (ceci dit, laissons les théories scientifiques de pointe de côte, là n'est pas le sujet du forum).
Ensuite il n'y a aucune contradiction entre la présence d'une réflexion et d'un aléa décisionnel.
Prenons un exemple, "si la pièce tombe sur pile je vais en A, si elle tombe sur face je vais en B" il y a détermination des deux possibilités et un aléatoire.
La réflexion choisirait les choix disponibles, parfois en leur offrant des priorités, le libre-arbitre permettrait de choisir entre ces possibilités.
Aucune frustration de la réflexion ainsi.
Par ailleurs la réflexion peut toujours imposer une prise de décision en supprimant toutes les autres possibilités. Il n'y a alors aucune liberté dans l'acte.
Enfin la liberté s'exprime par la présence d'un choix, et donc de possibilités avec un choix libre entre elles.
Il y a donc nécessité d'avoir une détermination au niveau des choix possibles et un aléa au niveau de la prise de décision.
Sachant que le processus de conscience est un processus déterminé, la prise de conscience d'une liberté n'est en rien lié avec la prise d'une liberté elle-même. L'aléatoire décisionnel ne pouvant se trouver directement dans le processus de conscience.
Ceci dit, la détermination des choix possibles peut elle être issu d'une réflexion consciente, ce qui ne la rend pas forcément purement inconsciente.