Bonsoir,
je planche actuellement sur le sujet suivant : Science et vérité, et je ne serais pas contre deux trois critiques, négatives ou positives, sur mon plan.
Je ne le détaille pas volontairement au maximum, néanmoins si vous souhaitez connaître des pistes supplémentaires sur certains de mes points qui vous titillent un peu, n'hésitez pas :
Avant d'annoncer le plan, je précise que je mets de côté les sciences sociales qui ne m'apparaissent pas avoir de rapports avec la vérité
I La science est reconnue comme maîtresse de vérité, et moyen d'accès au réel
1) L'observation objective / rationnelle et l'expérimentation vérifiable permettent une verité scientifique valable et universelle
- cette vérité est expérimentale, peut se confirmer par l'expérience scientifique (=/= expérience sensible) et est rendue valable par une logique et une rationalité
- Contrairement à d'autres domaines --> tout le monde ne croit pas en Dieu par exemple, mais le mouvement circulaire de la Terre est universellement reconnue
- Scientisme --> vérité scientifique reconnue comme seule valable, et universelle
- certitude mathématique : raisonnement logique,science de la non-contradiction (contradiction impossible ou immédiatement résolue). La science des maths ne peut être hypothétique, elle est toujours logique et suit un raisonnement rationnel et indiscutable (exemples à foison ici)
2) Ainsi, la science s'oppose à l'opinion / aux convictions + à l'expérience immédiate
- opinion n'est pas universelle, mais subjective, ne peut être donc acceptée par tous
Aucune opinion n'est tolérable sur des questions qu'on ne comprend / connait pas dans le domaine de la science, et l'opinon doit etre détruite
- expérience immédiate : en science les erreurs peuvent être rectifiées contrairement au réalisme usuel et immédiat. La science transcende l'immédiat.
3) La science n'est donc pas immédiate, mais au contraire un continuel progrès avec des variations continues
- tout ce qui est décisif ne nait que malgré (Nietzsche).
La vérité scientifique malgré l'évidence (polémique) et l'expérience sc. malgré l'expérience sensible
- la science renouvelle constamment ses objets, ses instruments ... --> but premier de ces transformations perpétuelles : accéder au réel, atteindre une vérité
- le changement dans la science n'est pas une simple ré interprétation (opinion commune), c'est une nouvelle compréhension fondamentale, nouveau monde dans lequel évolue le groupe scientifique
II Mais limites de cette science pour son rapport à la vérité
1) Pb des révolutions scientifiques (qui viennent d'être évoquées)
- grande insécurité chez les scientifiques
- difficile de s'accoutumer à des vérités nouvelles (on voit un // avec la caverne de Platon) , l'acceptation de nouvelles valeurs est très difficile
douloureux et long de passer d'anomalies (théories nouvelles et inconnues) à des valeurs qui vont devoir servir de bases pour accéder à la vérité ( // expérience des cartes à jouer de Bruner)
- variations parfois très limitées voire infimes dans le progrès scientifique (scientifiques ne cherchent pas constamment à révolutionner les bases sc.)
2) vérités que découvre la science sont partielles, provisoires, incertaines
- Exemple de la physique quantique, toujours hypothétique
- domaine de la vérité scientifique infime par rapport au réel complet (la science travaille sur un support sensible : limitatif)
- conceptualisation scientifique morcelle la vérité, prélève un aspect de l'objet (théorie de Newton ne prélève qu'un aspect de la pomme, son poids, pour démontrer la gravitation --> ampute une grande partie de l'objet)
- les théories sont toujours un morceau de vérité, toujours changeantes, provisoires. Le progrès scientifique le prouve --> le passé est fait d'erreurs (un nombre innombrable de thèses passés a été réfuté, avec les moyens scientifiques qui progressent etc.)
D'ailleurs notre présent deviendra aussi tôt ou tard le passé, "[maître] d'erreur et de fausseté" comme disait notre cher Blaise
III Comme l'accès à la vérité réelle (intelligible) est impossible pour la science, il faut s'en détacher, lui trouver d'autres utilités, et chercher la vérité "in the wider world"
1) La vérité est ailleurs, il faut se détacher de la science sensible --> philo ? qui parvient à se détacher du sensible, l'art ? (l'artiste a un contact privilégié avec le Divin selon Plotin), religion ? (mais la vérité reste irationnelle)
2) Quant à la science : elle doit évoluer pour soi, pas dans un but continuel de recherche de la vérité absolue et définitive
D'ailleurs quel intérêt de cette recherche de la vérité ? Pour être, l'univers n'a pas besoin d'être su.
Voilà ces quelques pistes (assez maigres pour la troisième partie)
Vous pouvez remarquer que j'ai opté pour un plan dialectique, le plan bateau par excellence. Je n'ai pas le temps de me relire, pardon pour les éventuelles fautes.
Je précise que je suis en hypokhagne (prépa littéraire pour les ignorants
).
Merci d'avance pour votre aide