La vie est un cadeau.
On ne le demande pas, on ne le choisit pas, on peut aimer ou être satisfait ou pas, et il faut l'assumer.
La vie est le cadeau de nos parents. La reconnaissance envers ceux qui nous ont offert ce cadeau, même s'il ne nous plait pas, est déjà une chose. Après, il faut savoir en tirer le bonheur. Nous avons tous une source de bonheur différente, des choses qui nous rendent heureux. Nos parents ne sont pas responsablent de ça. Le dont de la vie est un acte intransigeant.
On critique souvent les suicides parce que les personnes manquent de courage à affronter leurs problèmes. Mais le suicide n'est pas de la lâcheté, car pour accomplir cet acte, il faut du courage. Et cette source de courage vient de la souffrance lorsqu'elle surpasse notre peur naturelle de la mort. La souffrance n'est un aspect compréhensible que par ceux qui la subissent.
On ne vit pas pour les autres...mais pour soi, et AVEC les autres.
Le suicide est un acte très intime, ou la personne se concerte avec elle-même, avec sa conscience. Personne ne doit vivre dans la souffrance uniquement pour faire plaisir aux autres. On vit avant tout pour soi même. C'est impossible de passer toute sa vie à souffrir.
Le suicide est une délivrance personnelle tout comme chaque souffrance est personnelle.
C'est de la cruauté que de penser qu'une personne est lâche en se suicidant. Prenons l'exemple de l'euthanasie, si une personne souffre atrocement d'une maladie, et si elle veut mourir, c'est de la cruauté que de lui refuser l'euthanasie. Car la personne finalement, vit pour les autres et non pour elle-même. Alors qu'elle vit dans la souffrance et qu'elle a fait un choix consenti et personnel. C'est de la cruauté gratuite.
La lâcheté est très subjective et superficielle (purement humain). Ca fait partie du monde du conscient. Une fois mort, le monde doit être très différent. Un monde ou la lâcheté n'existe plus, tout comme l'amour et la conscience. Quand on est mort, tout ça n'a plus d'importance. Ca fait partie du monde des vivants.
Mais quand on prend le temps d'y penser, on se rend compte à quel point on vit dans un monde superficiel. Le monde que l'être humain s'est fabriqué tout seul. La société, les lois, le travail (tel qu'on le concoit au quotidien), l'argent, la télévision, l'informatique, la mode, etc (je pourrais faire le monde entier comme ça). Nous vivons constamment dans un monde organisé et construit sur des principes purement humains. Et dans ce monde où l'on vit, on en oublie parfois ce qu'est vraiment la vie. On a tous des raisons de se suicider, mais ces raisons se fabriquent dans ce même monde. On peut se suicider par amour, parce qu'on a une vie de merde, etc.
C'est pourquoi il faut savoir prendre du recul avec ce monde, car on en oublie celui dans lequel nous sommes véritablement. Quand je dis "prendre du recul", ça veut dire sortir de cette bulle. On se rend vite compte à quel point notre vie est si superficielle, si enfermée et éloignée de la réalité. Que nos soucis n'ont plus d'intérêt si on sort de cette bulle.
Quel est l'intérêt de vivre pour simplement (sur)vivre ?
Nous avons une conscience qui nous permet de créer des choses, de faire des choix, de se construire un but, des objectifs.
Il est important d'avoir des objectifs dans la vie, et d'y aboutir.